Diouf : "Des souvenirs gravés pour toujours"
Consultant de luxe pour la chaîne Orange sport lors de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, Pape Diouf était particulièrement affable et emballé au moment d'aborder sa nouvelle fonction et de livrer ses impressions à un mois de la compétition. Une retour aux sources pour cet ancien journaliste, jamais avare en anecdotes et le verbe toujours affuté.
Pape Diouf apportera toute sa connaissance du football africain, en exclusivité sur la chaîne Orange sport. (Reuters) Pape, on va avoir l'occasion de vous voir sur Orange sport dans un rôle de super-consultant pour la prochaine Coupe d'Afrique des Nations. En quoi consiste cette nouvelle fonction et quelle va être votre plus-value dans ce dispositif ?
Je vais essayer d'apporter quelque chose de différent, non pas sur la forme de la consultation classique avec un langage tactico-technique, mais davantage dans l'expertise de quelqu'un qui aime et connait le football africain. J'ai été sollicité par plusieurs chaînes mais j'ai accepté le rôle proposé par Orange sport : celui d'être l'interlocuteur de grands acteurs du football, au niveau international comme au niveau continental. Mon but, c'est de discuter de ballon rond autour d'une grande table avec des invités spéciaux et d'aborder des débats qui me tiennent à coeur et qui font l'actualité du jour.
D'un point de vue personnel, quand on évoque la CAN, quel souvenir vous vient directement à l'esprit ?
Forcément la première CAN à laquelle j'ai assisté ! Celle de 1984 organisée à Abidjan. Car c'est celle qui me reste comme étant la compétition qui répondait véritablement à mes attentes. Cela faisait 14 ans que j'étais coupé du football africain, que j'étais journaliste en France. Je me suis donc rendu en Côte d'Ivoire et ce sont des souvenirs qui ne s'effaceront jamais, qui resteront gravés pour toujours dans ma mémoire. Pas uniquement à cause de ce qui se passait sur le terrain, mais aussi et surtout par tout cet engouement en dehors : l'élimination au premier tour de la Côte d'Ivoire, la volonté d'Houphouët-Boigny, qui était alors président, de ne pas voir les stades désertes et de réduire le prix des places... A l'époque, le football africain était un football champagne, pas un football irréaliste comme disaient et disent toujours certains.
C'est la première fois que l'Angola accueille la Coupe d'Afrique des Nations, un pays qui est sorti en 2002 de 27 ans de conflit. Pour autant, tous les dirigeants africains ont exprimé l
Consultant de luxe pour la chaîne Orange sport lors de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, Pape Diouf était particulièrement affable et emballé au moment d'aborder sa nouvelle fonction et de livrer ses impressions à un mois de la compétition. Une retour aux sources pour cet ancien journaliste, jamais avare en anecdotes et le verbe toujours affuté.
Pape Diouf apportera toute sa connaissance du football africain, en exclusivité sur la chaîne Orange sport. (Reuters) Pape, on va avoir l'occasion de vous voir sur Orange sport dans un rôle de super-consultant pour la prochaine Coupe d'Afrique des Nations. En quoi consiste cette nouvelle fonction et quelle va être votre plus-value dans ce dispositif ?
Je vais essayer d'apporter quelque chose de différent, non pas sur la forme de la consultation classique avec un langage tactico-technique, mais davantage dans l'expertise de quelqu'un qui aime et connait le football africain. J'ai été sollicité par plusieurs chaînes mais j'ai accepté le rôle proposé par Orange sport : celui d'être l'interlocuteur de grands acteurs du football, au niveau international comme au niveau continental. Mon but, c'est de discuter de ballon rond autour d'une grande table avec des invités spéciaux et d'aborder des débats qui me tiennent à coeur et qui font l'actualité du jour.
D'un point de vue personnel, quand on évoque la CAN, quel souvenir vous vient directement à l'esprit ?
Forcément la première CAN à laquelle j'ai assisté ! Celle de 1984 organisée à Abidjan. Car c'est celle qui me reste comme étant la compétition qui répondait véritablement à mes attentes. Cela faisait 14 ans que j'étais coupé du football africain, que j'étais journaliste en France. Je me suis donc rendu en Côte d'Ivoire et ce sont des souvenirs qui ne s'effaceront jamais, qui resteront gravés pour toujours dans ma mémoire. Pas uniquement à cause de ce qui se passait sur le terrain, mais aussi et surtout par tout cet engouement en dehors : l'élimination au premier tour de la Côte d'Ivoire, la volonté d'Houphouët-Boigny, qui était alors président, de ne pas voir les stades désertes et de réduire le prix des places... A l'époque, le football africain était un football champagne, pas un football irréaliste comme disaient et disent toujours certains.
C'est la première fois que l'Angola accueille la Coupe d'Afrique des Nations, un pays qui est sorti en 2002 de 27 ans de conflit. Pour autant, tous les dirigeants africains ont exprimé l

