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----FEDERATION CAMEROUNAISE DE FOOTBALL MAFIA
Cameroun: Voici comment la Fecafoot triche sur le transfert des joueurs selon Jean Lambert Nang
André Kéau Ngani, propriétaire du Centre sportif Keau vient m'informer qu'il a obtenu de la Fécafoot de représenter notre pays au tournoi de football minime de Montaigu en Vendée Loire Atlantique. Je connais très bien le tournoi de Montaigu, pour avoir accompagné à trois reprises les équipes des Brasseries du Cameroun. C'est un rendez vous internationalement reconnu qui draine des sélections prestigieuses d'Europe et d'Amérique. M. Kéau dit qu'il endosse toutes les dépenses liées à ce voyage.
Le jour où ce " bienfaiteur " vient soumettre à ma signature la liste de la délégation officielle, c'est tout juste si je ne tombe pas à la renverse. Il s'y trouve trente huit noms. Du temps des Brasseries, nous n'étions que vingt cinq. Je demande à comprendre. M. Kéau m'explique qu'il a dix huit joueurs et vingt accompagnateurs. Je demande à y voir plus clair. Je découvre alors que les " accompagnateurs " sont des commerçants qui ont monnayé leur place à deux millions de francs chacun, le plus important étant pour eux d'obtenir un visa Schengen.
Le promoteur a poussé l'arnaque en opérant à des recrutements dans les rangs des autres centres y compris de Limbe, dans le Sud-ouest, de rejetons que leurs parents rêvent de voir partir en Europe. Car M. Kéau leur a dit que ces enfants seront pistés par les recruteurs des grands clubs européens. Je refuse de signer la lettre de sortie et exige que mon interlocuteur scinde sa délégation en deux : d'un côté les commerçants et de l'autre les jeunes footballeurs. Ce qu'il fait.
Ces pratiques ont sans doute eu cours, de façon usuelle, à la Fécafoot bien avant que je n'y mette les pieds. (…) Les tournois internationaux des jeunes sont devenus un fonds de commerce que l'on exploite à la Fécafoot tel un filon d'or. Celui qui veut y aller achète sa participation à la Fécafoot et se fait son beurre comme il peut. Qu'importe qu'il n'emmène avec lui que des épiciers ou des touristes !
L'affaire Essombè et celle du centre de formation Kéau m'ont permis de voir plus clair dans le système cancéreux opérant à Tsinga. En creusant dans ses racines, j'ai atterri au cœur même de la mafia du football camerounais. Il est en effet inexplicable qu'une association nationale digne de ce nom cafouille sur les informations qu'elle sert à ses consoeurs : un footballeur n'a qu'un
----FEDERATION CAMEROUNAISE DE FOOTBALL MAFIA
Cameroun: Voici comment la Fecafoot triche sur le transfert des joueurs selon Jean Lambert Nang
André Kéau Ngani, propriétaire du Centre sportif Keau vient m'informer qu'il a obtenu de la Fécafoot de représenter notre pays au tournoi de football minime de Montaigu en Vendée Loire Atlantique. Je connais très bien le tournoi de Montaigu, pour avoir accompagné à trois reprises les équipes des Brasseries du Cameroun. C'est un rendez vous internationalement reconnu qui draine des sélections prestigieuses d'Europe et d'Amérique. M. Kéau dit qu'il endosse toutes les dépenses liées à ce voyage.
Le jour où ce " bienfaiteur " vient soumettre à ma signature la liste de la délégation officielle, c'est tout juste si je ne tombe pas à la renverse. Il s'y trouve trente huit noms. Du temps des Brasseries, nous n'étions que vingt cinq. Je demande à comprendre. M. Kéau m'explique qu'il a dix huit joueurs et vingt accompagnateurs. Je demande à y voir plus clair. Je découvre alors que les " accompagnateurs " sont des commerçants qui ont monnayé leur place à deux millions de francs chacun, le plus important étant pour eux d'obtenir un visa Schengen.
Le promoteur a poussé l'arnaque en opérant à des recrutements dans les rangs des autres centres y compris de Limbe, dans le Sud-ouest, de rejetons que leurs parents rêvent de voir partir en Europe. Car M. Kéau leur a dit que ces enfants seront pistés par les recruteurs des grands clubs européens. Je refuse de signer la lettre de sortie et exige que mon interlocuteur scinde sa délégation en deux : d'un côté les commerçants et de l'autre les jeunes footballeurs. Ce qu'il fait.
Ces pratiques ont sans doute eu cours, de façon usuelle, à la Fécafoot bien avant que je n'y mette les pieds. (…) Les tournois internationaux des jeunes sont devenus un fonds de commerce que l'on exploite à la Fécafoot tel un filon d'or. Celui qui veut y aller achète sa participation à la Fécafoot et se fait son beurre comme il peut. Qu'importe qu'il n'emmène avec lui que des épiciers ou des touristes !
L'affaire Essombè et celle du centre de formation Kéau m'ont permis de voir plus clair dans le système cancéreux opérant à Tsinga. En creusant dans ses racines, j'ai atterri au cœur même de la mafia du football camerounais. Il est en effet inexplicable qu'une association nationale digne de ce nom cafouille sur les informations qu'elle sert à ses consoeurs : un footballeur n'a qu'un

