Cher tolieurs en cette soirée qui nous le souhaitons tous restera dans les mémoires j'ai voulu partager avec vous ce texte trouvée sur le Forum du fcbarcelonaclan
UNE LEGENDE
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un nègre
Juste bon à trimer pour nous, viens
Je suis venu, j’ai travaillé pour eux
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un enfant
Danse pour nous
Après chaque but, j’ai dansé pour eux
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un sauvage
Laisse-là tes totems
Laisse-là tes sorciers
Va à l’église
Je suis allé à l’église
A chaque entrée du stade je me signais
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es bon à rien
Va mourir pour nous
Sur les stades d’Europe
Pour eux j’ai versé toute la sueur de mon corps et même mon sang
L’on m’a maudit
Et ils ont ri
Repus, les melons et les chevilles enflés comme à l’apogée de l’empire romain*
Ils m’ont dit
Tu nous as assez fait rigoler
Vas te faire voir ailleurs, là où l’on ne te reverra plus **, allez ouste, du balai
Je suis parti
Et ils ont ri
Alors ma patience excédée
Dans mon profond chagrin
Brisant les liens de ma lâche résignation,
J’ai snobé la manne, tendu la main à l’adversaire de demain et exigé mon dû
Soudain, la providence, clémente et facétieuse, m’a fait un signe, un inespéré scénario hollywoodien,
M’a donné un ultime rendez-vous dans leur antre pour le chant du cygne à ce ramassis
Et ils m’ont dit
Désemparés
Cachant mal leur terreur panique
Meurs tu n’es qu’un traître
Meurs...
Pourtant je suis une hydre à mille têtes
Ils auront le temps de s’en apercevoir très bientôt et alors je rirai, et mon rire résonnera jusqu’aux confins de l’Afrique, année après année, de bouche à oreille, comme un refrain, comme un chant mélodieux rythmé par des tamtams et des balafons au crépuscule, comme une histoire fantastique qui émerveillera des jeunes gens au coin d’un feu, au clair de lune dans des villages au coeur de la forêt équatoriale ou au fin fond de la savane. Un récit merveilleux,une berceuse utilisée pour endormir les plus petits. Et, les vieillards, souriants, les yeux fermés, dodelineront la tête devant l’âtre où la flamme gaiement folâtre, se remémorant ces souvenirs glorieux, cette Légende.
UNE LEGENDE
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un nègre
Juste bon à trimer pour nous, viens
Je suis venu, j’ai travaillé pour eux
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un enfant
Danse pour nous
Après chaque but, j’ai dansé pour eux
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es qu’un sauvage
Laisse-là tes totems
Laisse-là tes sorciers
Va à l’église
Je suis allé à l’église
A chaque entrée du stade je me signais
Et ils ont ri
Ils m’ont dit
Tu n’es bon à rien
Va mourir pour nous
Sur les stades d’Europe
Pour eux j’ai versé toute la sueur de mon corps et même mon sang
L’on m’a maudit
Et ils ont ri
Repus, les melons et les chevilles enflés comme à l’apogée de l’empire romain*
Ils m’ont dit
Tu nous as assez fait rigoler
Vas te faire voir ailleurs, là où l’on ne te reverra plus **, allez ouste, du balai
Je suis parti
Et ils ont ri
Alors ma patience excédée
Dans mon profond chagrin
Brisant les liens de ma lâche résignation,
J’ai snobé la manne, tendu la main à l’adversaire de demain et exigé mon dû
Soudain, la providence, clémente et facétieuse, m’a fait un signe, un inespéré scénario hollywoodien,
M’a donné un ultime rendez-vous dans leur antre pour le chant du cygne à ce ramassis
Et ils m’ont dit
Désemparés
Cachant mal leur terreur panique
Meurs tu n’es qu’un traître
Meurs...
Pourtant je suis une hydre à mille têtes
Ils auront le temps de s’en apercevoir très bientôt et alors je rirai, et mon rire résonnera jusqu’aux confins de l’Afrique, année après année, de bouche à oreille, comme un refrain, comme un chant mélodieux rythmé par des tamtams et des balafons au crépuscule, comme une histoire fantastique qui émerveillera des jeunes gens au coin d’un feu, au clair de lune dans des villages au coeur de la forêt équatoriale ou au fin fond de la savane. Un récit merveilleux,une berceuse utilisée pour endormir les plus petits. Et, les vieillards, souriants, les yeux fermés, dodelineront la tête devant l’âtre où la flamme gaiement folâtre, se remémorant ces souvenirs glorieux, cette Légende.

