Alain giresse«l'algérie en coupe du monde ? normal»
•depuis notre rencontre à accra durant la dernière can, beaucoup de choses ont changé pour vous et pour la sélection gabonaise
beaucoup de choses ont changé et en bien j'allais dire. quand j'étais à accra, c'était le début de l'aventure et j'étais là pour superviser l'un de nos adversaires du premier groupe, à savoir le ghana, et découvrir l'ambiance d'une phase finale de coupe d'afrique. je vais d'ailleurs vous faire une confidence à ce sujet : ce jour-là , je n'imaginais pas que moins de deux ans plus tard, je me retrouverais qualifié à la can et en train de bousculer le cameroun pour la qualification en coupe du monde.
•votre déplacement à accra n'a pas été inutile puisque vous avez réussi à battre le ghana quelques mois plus tard
même si on n'avait pas battu le ghana, il n'aurait pas été inutile car comme je viens de vous le dire, j'étais à accra aussi pour découvrir l'ambiance d'une can. croyez-moi, j'ai vite voulu y revenir avec la sélection du gabon, mais en tant que partie prenante. ce sera le cas en angola. je suis satisfait d'avoir travaillé avec cette équipe et d'avoir obtenu des résultats car je vis des moments agréables avec l'équipe du gabon.
•ne regrettez-vous pas un peu vos deux défaites face au cameroun après des débuts extraordinaires ? n'y a-t-il pas comme un gout d'inachevé dans votre parcours ?
il faut revenir au contexte dans lequel s'est joué le match gabon-cameroun à libreville. cette rencontre était initialement prévue pour le 20 juin, mais elle a été remise au 5 septembre suite au décès du président omar bongo. en juin, on était dans une meilleure situation que le cameroun pour affronter ce match avec tous nos atouts car qu'on le veuille ou pas pour battre une équipe comme le cameroun, il faut que toutes les conditions soient favorables. ces conditions ne nous étaient pas favorables le 5 septembre dans une période post-électorale avec quelques petits troubles politiques. mais attention ! je ne veux pas dire qu'on aurait gagné, je regrette seulement qu'on n'ait pas pu prendre un point sur les deux rencontres car ce point aurait tout changé aujourd'hui et on aurait été premiers avec deux points d'avance sur le cameroun. vous voyez bien que je ne suis pas gourmand en visant seulement un petit point (rire).
•l'un de vos plus hauts faits d'armes a été votre victoire au maroc. sur quoi avez-vous basé votre tactique pour vaincre les marocaines chez eux et comment avez-vous géré la pressio
•depuis notre rencontre à accra durant la dernière can, beaucoup de choses ont changé pour vous et pour la sélection gabonaise
beaucoup de choses ont changé et en bien j'allais dire. quand j'étais à accra, c'était le début de l'aventure et j'étais là pour superviser l'un de nos adversaires du premier groupe, à savoir le ghana, et découvrir l'ambiance d'une phase finale de coupe d'afrique. je vais d'ailleurs vous faire une confidence à ce sujet : ce jour-là , je n'imaginais pas que moins de deux ans plus tard, je me retrouverais qualifié à la can et en train de bousculer le cameroun pour la qualification en coupe du monde.
•votre déplacement à accra n'a pas été inutile puisque vous avez réussi à battre le ghana quelques mois plus tard
même si on n'avait pas battu le ghana, il n'aurait pas été inutile car comme je viens de vous le dire, j'étais à accra aussi pour découvrir l'ambiance d'une can. croyez-moi, j'ai vite voulu y revenir avec la sélection du gabon, mais en tant que partie prenante. ce sera le cas en angola. je suis satisfait d'avoir travaillé avec cette équipe et d'avoir obtenu des résultats car je vis des moments agréables avec l'équipe du gabon.
•ne regrettez-vous pas un peu vos deux défaites face au cameroun après des débuts extraordinaires ? n'y a-t-il pas comme un gout d'inachevé dans votre parcours ?
il faut revenir au contexte dans lequel s'est joué le match gabon-cameroun à libreville. cette rencontre était initialement prévue pour le 20 juin, mais elle a été remise au 5 septembre suite au décès du président omar bongo. en juin, on était dans une meilleure situation que le cameroun pour affronter ce match avec tous nos atouts car qu'on le veuille ou pas pour battre une équipe comme le cameroun, il faut que toutes les conditions soient favorables. ces conditions ne nous étaient pas favorables le 5 septembre dans une période post-électorale avec quelques petits troubles politiques. mais attention ! je ne veux pas dire qu'on aurait gagné, je regrette seulement qu'on n'ait pas pu prendre un point sur les deux rencontres car ce point aurait tout changé aujourd'hui et on aurait été premiers avec deux points d'avance sur le cameroun. vous voyez bien que je ne suis pas gourmand en visant seulement un petit point (rire).
•l'un de vos plus hauts faits d'armes a été votre victoire au maroc. sur quoi avez-vous basé votre tactique pour vaincre les marocaines chez eux et comment avez-vous géré la pressio

