@ Essos
Désolé pour toi, mais la prononciation bene est plus proche de celle des ewondo. "Bebèlè Zamba". Je le sais, puisque je suis à moitié bene de Metet. Les variations appuyées vers le boulou commencent à Zoétélé, un peu plus loin.
@ Speed
La migration du peuple fang s'est faite du nord-ouest au sud-est, avec une branche qui, ayant atteint le Ntem, a descendu le fleuve jusqu'à la côte. La tête de pont se trouve donc à Lambaréné au Gabon, où elle a été stoppée par l'arrivée des colons. L'arrière-garde se trouve entre Nanga-Eboko et Bertoua. L'aire fangophone s'étire donc sur près de 900 kilomètres. Malgré quelques différences au niveau de la prononciation, et un certain nombre de mots empruntés aux peuples côtoyés, tous ces gens parlent la même langue.
Tu as donc un terrain de chasse très étendu. Tu tacles au hasard là -dedans et tu ramènes une bamvélé, une ewondo, une boulou, une bene, une ntumu ou même une fang du Gabon, et elle va te donner tous les cours que tu veux, en direct sur l'oreiller.
@ Hilary
Il n'y a pas de sagesse dans ce que je dis, juste de la connaissance empirique. J'ai pas mal bourlingué, et j'avais été outillé à Ngoa pour faire attention aux phénomènes linguistiques. C'est tout.
Quand je dis "centre", j'extrapole évidemment. Parce que si je commence à te citer les différentes prononciations entre les étons, les manguissa, les mvele, les étenga, les yebekolo d'Akonolinga, les mvog-ceci et mvog-cela, on n'a pas fini.
Mais une chose est sûre : sur le mot fang "Nzama", la terminaison en "eu" est exclusive aux boulous. Ils sont les seuls à dire "Zambeu". Tous les autres ont gardé la terminaison en "a" (Zamba, Zama, Nzama). Donc l'expression "Bebela Zambeu" est boulou (clin d'oeil à Minsati).
Quant à l'expression, ça n'est qu'une marque d'étonnement, qui est même plus faible que le "Oh my God !" des Américains. On l'utilise plus ou moins, selon la zone. A Mfou, les maters disent "Zamb'nkoré" (Dieu sauveur). A Oyem, on te sort "A tar'zam" toutes les trois minutes. A Yaoundé, tu as une inflation des "A nti Zamba", ou "A nti".
Tiens, dans un de ses sketches, JM Kankan disait à une fille "Quand Nti Zamba va te croiser en route, tu vas lui dire pourquoi tu l'appelles comme ça tout le temps."
@ Mudo
On ne dit pas qu'on va se qualifier. On dit qu'on ne voit pas pourquoi on ne se qualifierait pas. Nuance.
@ Ndogkoti
Je ne pense pas être de la classe de tes habituels amphytrions, mais je te prendrais en
Désolé pour toi, mais la prononciation bene est plus proche de celle des ewondo. "Bebèlè Zamba". Je le sais, puisque je suis à moitié bene de Metet. Les variations appuyées vers le boulou commencent à Zoétélé, un peu plus loin.
@ Speed
La migration du peuple fang s'est faite du nord-ouest au sud-est, avec une branche qui, ayant atteint le Ntem, a descendu le fleuve jusqu'à la côte. La tête de pont se trouve donc à Lambaréné au Gabon, où elle a été stoppée par l'arrivée des colons. L'arrière-garde se trouve entre Nanga-Eboko et Bertoua. L'aire fangophone s'étire donc sur près de 900 kilomètres. Malgré quelques différences au niveau de la prononciation, et un certain nombre de mots empruntés aux peuples côtoyés, tous ces gens parlent la même langue.
Tu as donc un terrain de chasse très étendu. Tu tacles au hasard là -dedans et tu ramènes une bamvélé, une ewondo, une boulou, une bene, une ntumu ou même une fang du Gabon, et elle va te donner tous les cours que tu veux, en direct sur l'oreiller.
@ Hilary
Il n'y a pas de sagesse dans ce que je dis, juste de la connaissance empirique. J'ai pas mal bourlingué, et j'avais été outillé à Ngoa pour faire attention aux phénomènes linguistiques. C'est tout.
Quand je dis "centre", j'extrapole évidemment. Parce que si je commence à te citer les différentes prononciations entre les étons, les manguissa, les mvele, les étenga, les yebekolo d'Akonolinga, les mvog-ceci et mvog-cela, on n'a pas fini.
Mais une chose est sûre : sur le mot fang "Nzama", la terminaison en "eu" est exclusive aux boulous. Ils sont les seuls à dire "Zambeu". Tous les autres ont gardé la terminaison en "a" (Zamba, Zama, Nzama). Donc l'expression "Bebela Zambeu" est boulou (clin d'oeil à Minsati).
Quant à l'expression, ça n'est qu'une marque d'étonnement, qui est même plus faible que le "Oh my God !" des Américains. On l'utilise plus ou moins, selon la zone. A Mfou, les maters disent "Zamb'nkoré" (Dieu sauveur). A Oyem, on te sort "A tar'zam" toutes les trois minutes. A Yaoundé, tu as une inflation des "A nti Zamba", ou "A nti".
Tiens, dans un de ses sketches, JM Kankan disait à une fille "Quand Nti Zamba va te croiser en route, tu vas lui dire pourquoi tu l'appelles comme ça tout le temps."
@ Mudo
On ne dit pas qu'on va se qualifier. On dit qu'on ne voit pas pourquoi on ne se qualifierait pas. Nuance.
@ Ndogkoti
Je ne pense pas être de la classe de tes habituels amphytrions, mais je te prendrais en

