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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Londonien Londonien de Londres a écrit le 5 octobre 2009 à 18h01
@tous

interview de s.bassong quelques morceaux choisis

qui est Sébastien Bassong ?

Mes parents sont Raymond et Evelyne Bassong, ils sont nés et ont grandi au Cameroun et sont de l’ethnie bassa. Mes parents sont actuellement installés en France, mais font beaucoup de voyages au Cameroun, car ils sont très attachés à notre pays. Mon père est éducateur et professeur, ma mère travaille comme secrétaire dans une maison de loisirs.

Avez-vous été éduqué à l’Européenne?

Pas du tout ! Contrairement à ce que beaucoup de personnes peuvent penser, je suis né en France, mais j’ai reçu une éducation à l’africaine aussi dure que celle que reçoivent les jeunes camerounais au Cameroun. A la maison, c’était totalement une ambiance camerounaise. On mangeait le ndolè, les missole, les bobolos (ils prononcent les mots avec accent, ndlr) bref tout ce qu’on peut avoir comme bonne nourriture du pays.

Ils vous parlaient bassa vos parents?

Oui, surtout ma mère. Mais vous savez, on leur a fait croire que nous parler Bassa pouvait handicaper notre cursus scolaire. Heureusement, ils ont insisté et aujourd’hui je peux dire fièrement que je comprends et parle le Bassa. Me mpor bassa (rires)

Vous avez fait forte impression dès votre arrivée chez les Spurs. Quelle ambiance avez-vous trouvé à Tottenham ?

C’est un grand club avec de très grands joueurs et un public très fervent, les gens m’ont bien accueilli et tout ceci a facilité mon intégration.

Benoît Assou Ekotto, votre compatriote et coéquipier est un garçon assez difficile à cerner. Comment vous entendez-vous avec lui?

(Rires) Ben, je m’entends bien avec lui. Vous savez, chacun a son caractère. On joue dans la même équipe et en sélection et il n y a pas de raison que ça ne marche pas entre nous.

On peut aussi dire que vous avez choisi le Cameroun parce que là au moins vous êtes sûr de jouer, ce qui n’est pas forcément le cas si vous aviez choisi la France.

Pas du tout. Même si j’étais sûr de jouer pour la France, je n’y serai pas allé. Quand on parle d’équipe nationale, si ton cœur n’y est pas tu n’es pas à l’aise. Ce n’est pas une question de jouer ou pas; même si je n’ai pas de place chez les Lions, je serai toujours avec le Cameroun. C’est une question de coeur. Quand tu chantes l’hymne de ton pays, ce que tu ressens, il n’y a rien de comparable.

Parlant d’hymne national certains journalistes camerounais vous ont récemment demandé si vous saviez chanter le Ô Cameroun et tu as mal pris la chose?

Ce n’est pas que je l’ai mal prise
Merci de patienter...
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