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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Benson Benson a écrit le 3 octobre 2009 à 9h05
Binya, leader mystique

Neuchâtel Xamax accueille Bellinzone ce soir (19h45) et entend bien poursuivre sa belle série (10 points en quatre matches). Pour ce faire, les «rouge et noir» comptent sur leur nouveau «patron» du milieu de terrain, Gilles Augustin Binya.

Puissant, combatif, infatigable travailleur et point d'ancrage sur la pelouse, Gilles Augustin Binya apparaît tout autre une fois les habits civils revêtus. Auxquels il attache une grande importance. «Si j'avais su qu'il y avait des photos, je me serais apprêté. Mais ça va comme ça, non?»
Coquet, d'accord, mais surtout calme. Il s'exprime à voix basse, malgré un débit impressionnant. Son langage est imagé, tutoyant le mysticisme. Catholique croyant, le Camerounais de 25 ans est convaincu que chacun est capable de changer son histoire. Il suffit d'y croire. Et de travailler pour. Sa trajectoire personnelle l'illustre à la perfection.
Comme pour bon nombre d'Africains, le football n'est pas qu'un jeu aux yeux de Gilles Augustin Binya. Il n'a que 20 ans lorsqu'il quitte son pays pour tenter sa chance en Algérie. «En Afrique, il n'y a pas de grandes possibilités. Je suis un peu le symbole de la famille. Il me fallait partir jeune pour vivre et faire vivre mes proches.»
Ce père d'une fillette, - dont la compagne est en attente d'un autre heureux événement - est aussi et surtout un leader. «J'ai toujours été capitaine des équipes dans lesquelles j'ai joué, que ce soit au Cameroun ou en Algérie», lâche-t-il sans forfanterie. Ce trait caractéristique explique aussi pourquoi Neuchâtel Xamax tenait absolument à s'attacher ses services. «Lorsque j'ai repris l'équipe», rappelle l'entraîneur Pierre-André Schürmann, «le contingent était incomplet. Il y avait plusieurs blessés, comme Rossi, Geiger ou Bah et il était important de trouver un milieu de terrain qui puisse régler l'équipe. Binya endosse naturellement le rôle de leader, son volume de course, de jeu est remarquable. Et il n'a pas encore atteint son meilleur niveau physique», prévient l'entraîneur.
Il n'empêche. L'influence du Camerounais sur l'équipe est bien réelle. Si l'on excepte son premier match à Lucerne - où il manquait clairement de compétition et où il a pâti du choix suicidaire de son coach de l'aligner comme seul demi récupérateur - Binya a aligné les performances de choix et Xamax les victoires. «Ce n'est pas facile de diriger et de jouer en même temps, mais je peux compter sur des coéquipiers fantastiques, qui me font confiance. Ce groupe est gé
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