Depuis quelques années, la vierge Marie, scandalisée de la concurrence déloyale des va et vient de Paul BIYA, ne fait plus des apparitions du coté de Nsimalen. La sainte mère de Dieu s’est réfugiée au ciel pour laisser les miracles païens à l’homme Lion.
Même les riverains ont changé de métier. Ils ne guettent plus l’apparition miraculeuse de la patronne spirituelle du Cameroun. Ils travaillent maintenant pour le président de la République. Profession : entrepreneur chorégraphique. Employeur : présidence de la république du Cameroun. Domicile : Nsimalen et ses environs. Telle pourrait être la carte d’identité des populations riveraines de l’aéroport internationale de Nsimalen à Yaoundé.
A la Lekié, nous avons des agriculteurs, dans le Diamaré nous avons des artisans, dans le Wouri on trouve des pêcheurs et dans le Mefou et Afamba, il y a des danseurs.
Avec les incessants départs et arrivées du couple présidentiel, le taux de chômage a sérieusement baissé du coté de Nsimalen. C’est du reste le seul coin du Cameroun ou tout le monde a du travail. Tout est huilé sous la bannière du RDPC et du cabinet civil. Les groupes de danses sont devenus la marque de fabrique du coin. Chaque groupe connaît son bout de trottoir, possède son répertoire de danse et de chants en l’honneur du Christ roi d’Etoudi.
Cette activité est tellement rentable que les fœtus adoptent à partir du ventre, des postures de danseurs. C’est pourquoi les femmes enceintes du coin sont une curiosité médicale. Le problème est génétique. Les enfants naissent avec des pieds plats et des croupes rebondies, à l’instar de leurs parents dont les jambes présentent des mollets durs et les reins sont naturellement cambrés.
Biya rentrera bientôt de son périple américain. Déjà les entraînements vont bon train pour offrir au chef de l’Etat un accueil digne de son rang. Comme c’est la rentrée des classes, nul doute que chaque danseur a intégré la nouvelle chorégraphie que les chefs d’orchestre adaptent à la musique folklorique, afin de faire monter les enchères. Les chansons ne sont pas en reste : « Po Mbia Nkukuma » ; « Père de la Nation » ; « ma Ding Wa a Chantal ho !», et cerise sur le gâteau, « Assimba », le célèbre morceau de Mendo Ze –tiens, qu’est ce qu’il devient, celui là ?- Peut être sera-t-il nommé ministre chorégraphe de Nsimalen ?
Même les riverains ont changé de métier. Ils ne guettent plus l’apparition miraculeuse de la patronne spirituelle du Cameroun. Ils travaillent maintenant pour le président de la République. Profession : entrepreneur chorégraphique. Employeur : présidence de la république du Cameroun. Domicile : Nsimalen et ses environs. Telle pourrait être la carte d’identité des populations riveraines de l’aéroport internationale de Nsimalen à Yaoundé.
A la Lekié, nous avons des agriculteurs, dans le Diamaré nous avons des artisans, dans le Wouri on trouve des pêcheurs et dans le Mefou et Afamba, il y a des danseurs.
Avec les incessants départs et arrivées du couple présidentiel, le taux de chômage a sérieusement baissé du coté de Nsimalen. C’est du reste le seul coin du Cameroun ou tout le monde a du travail. Tout est huilé sous la bannière du RDPC et du cabinet civil. Les groupes de danses sont devenus la marque de fabrique du coin. Chaque groupe connaît son bout de trottoir, possède son répertoire de danse et de chants en l’honneur du Christ roi d’Etoudi.
Cette activité est tellement rentable que les fœtus adoptent à partir du ventre, des postures de danseurs. C’est pourquoi les femmes enceintes du coin sont une curiosité médicale. Le problème est génétique. Les enfants naissent avec des pieds plats et des croupes rebondies, à l’instar de leurs parents dont les jambes présentent des mollets durs et les reins sont naturellement cambrés.
Biya rentrera bientôt de son périple américain. Déjà les entraînements vont bon train pour offrir au chef de l’Etat un accueil digne de son rang. Comme c’est la rentrée des classes, nul doute que chaque danseur a intégré la nouvelle chorégraphie que les chefs d’orchestre adaptent à la musique folklorique, afin de faire monter les enchères. Les chansons ne sont pas en reste : « Po Mbia Nkukuma » ; « Père de la Nation » ; « ma Ding Wa a Chantal ho !», et cerise sur le gâteau, « Assimba », le célèbre morceau de Mendo Ze –tiens, qu’est ce qu’il devient, celui là ?- Peut être sera-t-il nommé ministre chorégraphe de Nsimalen ?

