Approvisionements massifs
L'adjoint de Kemadjou, le Centrafricain Gaston Sembo-Backonly aurait quant à lui bénéficié de chèques frauduleux pour un montant de 139.000 euros (environ 92 millions de francs Cfa). En termes de plaidoirie, ce cadre qui vit dans la région parisienne parle de " machination ". Il " implore la compréhension " du conseil de discipline. La filière gabonaise se poursuit avec Maurice Moutsinga. Directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Beac à Yaoundé de 2000 à décembre 2007 et en retraite depuis, la commission d'enquête le considère "comme professionnellement responsable des fausses informations comptables entretenues dans les comptes de la banque sur la période en revue ", ainsi que " des opérations de régularisation tendancieuses offrant à M. Ndzamba l'occasion de valider ces irrégularités ". Sur le plan personnel, il aurait bénéficié de chèques frauduleux pour un montant minimal de 54.000 euros (soit 36 millions de francs Cfa). S'il ne s'est pas personnellement enrichi, le Tchadien Gata Ngoulou a toute fois été cité dans les rapports. Secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008, l'actuel ministre tchadien des Finances et du Budget est accusé de ne s'être pas beaucoup intéressé aux "approvisionnements massifs et sans commune mesure avec les besoins réels du Bep ".
Il aurait par ailleurs passé directement des commandes aux sociétés Ruby Export et Smartrade Company alors qu'il n'était pas sans savoir l'identité de leur générant, Armand Ndzamba. Le Congolais Rigobert Roger Andely, ancien ministre des Finances et vice gouverneur de la Beac depuis 2005 partage, selon le rapport qui ne donne aucun montant de détournement en sa faveur, " les mêmes responsabilités que le gouverneur ". Il figure donc aux côtés de Mamalépot et Andzembe sur la liste des personnalités qui devront être interrogées par le comité d'audit. Quant aux deux gouverneurs, il reste sur la sellette. Jean Félix Mamalépot n'aurait rien profité des détournements, mais il aurait été aveugle et sans doute obéissant. Quant à Philibert Andzembe, il aurait fait preuve de légèreté. L'un des inspecteurs membres des missions d'enquêtes, le Tchadien Jacob Bertmendara, évoque les blocages et les obstructions émanant selon lui du gouverneur de la banque afin de limiter le champ de ses investigations.
L'adjoint de Kemadjou, le Centrafricain Gaston Sembo-Backonly aurait quant à lui bénéficié de chèques frauduleux pour un montant de 139.000 euros (environ 92 millions de francs Cfa). En termes de plaidoirie, ce cadre qui vit dans la région parisienne parle de " machination ". Il " implore la compréhension " du conseil de discipline. La filière gabonaise se poursuit avec Maurice Moutsinga. Directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Beac à Yaoundé de 2000 à décembre 2007 et en retraite depuis, la commission d'enquête le considère "comme professionnellement responsable des fausses informations comptables entretenues dans les comptes de la banque sur la période en revue ", ainsi que " des opérations de régularisation tendancieuses offrant à M. Ndzamba l'occasion de valider ces irrégularités ". Sur le plan personnel, il aurait bénéficié de chèques frauduleux pour un montant minimal de 54.000 euros (soit 36 millions de francs Cfa). S'il ne s'est pas personnellement enrichi, le Tchadien Gata Ngoulou a toute fois été cité dans les rapports. Secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008, l'actuel ministre tchadien des Finances et du Budget est accusé de ne s'être pas beaucoup intéressé aux "approvisionnements massifs et sans commune mesure avec les besoins réels du Bep ".
Il aurait par ailleurs passé directement des commandes aux sociétés Ruby Export et Smartrade Company alors qu'il n'était pas sans savoir l'identité de leur générant, Armand Ndzamba. Le Congolais Rigobert Roger Andely, ancien ministre des Finances et vice gouverneur de la Beac depuis 2005 partage, selon le rapport qui ne donne aucun montant de détournement en sa faveur, " les mêmes responsabilités que le gouverneur ". Il figure donc aux côtés de Mamalépot et Andzembe sur la liste des personnalités qui devront être interrogées par le comité d'audit. Quant aux deux gouverneurs, il reste sur la sellette. Jean Félix Mamalépot n'aurait rien profité des détournements, mais il aurait été aveugle et sans doute obéissant. Quant à Philibert Andzembe, il aurait fait preuve de légèreté. L'un des inspecteurs membres des missions d'enquêtes, le Tchadien Jacob Bertmendara, évoque les blocages et les obstructions émanant selon lui du gouverneur de la banque afin de limiter le champ de ses investigations.

