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Toli Sous le Manguier

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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 3 septembre 2009 à 15h01
A Libreville, plusieurs quartiers sont également en proie à la violence. Dans le quartier Plein-Ciel (Nord) des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie rapide. Dans le quartier populaire de Nkembo (Est) "des gens cassent ce qui peuvent. Ils ont cassé des kiosques. Il y a du désordre", raconte Benjamin Ngouan, un habitant du quartier. De petits barrages abandonnés étaient visibles par endroits, de même que des poubelles renversées alors que plusieurs sculptures étaient cassées.
Depuis le jour du scrutin, un malaise était perceptible au Gabon. Beaucoup de Librevillois ont fait des provisions pour plusieurs jours par crainte de troubles post-électoraux même si les autorités gabonaise se sont portées garantes de la sécurité.
La tension est montée d'un cran après l'attaque à l'arme automatique par des hommes en cagoule, dans la nuit de mardi à mercredi, d'une station satellitaire mobile de la télévision internationale Go Africa, appartenant à Mba Obame, selon cette chaîne.
Dans le même temps, l'envoi de courts messages textes par téléphone (SMS) était suspendu chez les trois opérateurs de téléphonie mobile du pays.

Plusieurs candidats blessés
Par ailleurs, l'opposant gabonais Pierre Mamboundou, arrivé troisième à la présidentielle, est "en lieu sûr", affirme son entourage. D'après ses proches, il a été "blessé à la tête et à l'épaule" lors de la dispersion, jeudi matin, de partisans de l'opposition réunis près des locaux de la Commission électorale. Comme Ali Bongo et Mba Obame, Pierre Mamboundou s'était déclaré vainqueur du scrutin quelques heures seulement après la fermeture des bureaux de vote.
Mba Obame, qui était lui aussi présent quand les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants se trouve lui aussi "en sécurité" dans un lieu tenu secret, a indiqué un de ses conseillers plus tôt dans la journée.
Un autre leader, Paul-Marie Gondjout, secrétaire général de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) dont le leader Zacharie Myboto étant un des 18 candidats, a affirmé avoir lui aussi été blessé au visage par une balle en caoutchouc lors de la dispersion de la manifestation.

(Nouvelobs.com avec AFP)
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