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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 3 septembre 2009 à 14h59
PRESIDENTIELLE
Gabon : un consulat de France incendié, Paris "appelle au calme"
NOUVELOBS.COM | 03.09.2009 | 16:55
L'annonce de la victoire d'Ali Bongo provoque des troubles, notamment à Port-Gentil. Bernard Kouchner assure qu'un "dispositif" est "prêt pour protéger les Français au Gabon" en cas de nécessité.


Violences à Libreville, jeudi (AFP)
Paris "appelle au calme" au Gabon, à la suite d'incidents qui ont suivi l'annonce des résultats de l'élection présidentielle, jeudi 3 septembre. Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, recommande aux ressortissants français de "rester chez eux".
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a assuré qu'un "dispositif" était "prêt pour protéger les Français au Gabon" en cas de nécessité.

Un consulat de France incendié
Plusieurs incidents ont éclaté jeudi, peu après l'annonce officielle de la victoire d'Ali Bongo - victoire que l'opposition conteste. A Port-Gentil, capitale économique du pays, le consulat général de France a été incendié par des partisans de l'opposition, rapporte l'AFP, pendant que des magasins du centre ville étaient en train d'être pillés. L'agence de presse française a également été témoin de plusieurs jeunes qui tenaient des propos hostiles à Ali Bongo et à la France, accusée d'avoir "imposé" aux Gabonais le fils de l'ancien président feu Omar Bongo. "Les Blancs, on va les tuer !", "on en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer !", menaçaient-ils.
"Notre dispositif est prêt pour éventuellement protéger les Français. Mais j'espère qu'on n'aura pas à le faire", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
Au Gabon, la communauté française est estimée à quelque 10.000 personnes. De plus, la France dispose d'une base militaire dans le pays.

Des manifestants libèrent des détenus
De plus, à Port-Gentil, fief de l'opposition gabonaise, plusieurs centaines de jeunes partisans de Pierre Mamboundou, candidat à la présidentielle, ont attaqué la prison et libéré les prisonniers. Manifestants et détenus se sont ensuite dirigés vers le centre-ville, où des barricades ont été dressées à l'aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville, tandis que des pneus étaient brûlés sur la chaussée.
A Libreville, plusieurs quartiers sont également en proie à la violence. Dans le quartier Plein-Ciel (Nord) des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie rapide. Dans le quartier populaire de Nkembo (Est) "des gens cass
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