La situation sociale dans la capitale gabonaise est donc incertaine. Il y a lieu de craindre des conflits post-électoraux. Selon l’envoyé spécial de Equinoxe, une télévision émettant depuis Douala, Libreville ressemble relativement à une ville morte. Les populations se ravitaillent sous les regards des forces de maintien de l’ordre qui ont pris position dans les points névralgique. Au fil des heures, s’accroît la probabilité de voir la confrontation entre les Panthères (en stage préparatoire à Libreville) et les Lions indomptables se disputer ailleurs ou être reportée si d’ici la fin de la semaine, la maîtrise de la tension sociale échappait aux autorités locales. En attendant, la programmation officielle reste maintenue : les sélections gabonaise et camerounaise se rencontrent le samedi 5 septembre au stade omnisport Omar Bongo pour le dernier match de la phase aller du dernier tour des éliminatoires couplés Can et Mondial 2010. Cependant, « eu égard à l’enjeu de ce match et des dernières nouvelles qui nous parviennent du Gabon, nous avons attiré l’attention des organisateurs sur les mesures de sécurités à prendre » a affirmé hier dans un programme spécialisé de la radio Sweet FM, Linus Pascal Fouda, responsable cellule communication du ministère camerounais des Sports.

