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Une revolution s'apprete au Japon, pays tres conservateur en matiere de politique du changement et pour lequel son echelle j'ai toujours comparer Notre Cameroun. Lisez plutot cet extrait d'article et les enseignements feconds qu'on peu en tirer.
Au Japon, les législatives augurent d'un virage politique historique
LE MONDE | 28.08.09 | 16h06  •  Mis à jour le 29.08.09 | 09h00
Extrait de l'article de Philippe Mesmer et Philippe Pons
]...
Bien que des doutes pèsent sur la capacité des démocrates à financer leur programme, beaucoup d'électeurs paraissent surtout las du mode de gouverner incarné par le PLD : davantage qu'un parti, dont finalement le programme diffère peu de celui des démocrates, c'est une pratique du pouvoir qu'ils rejettent.
Réveil soudain d'un électorat présenté à l'étranger comme apathique et frileux ? Pragmatisme, plutôt. Pendant des décennies, les Japonais ont voté pour les libéraux du PLD, parce que celui-ci incarnait le réalisme, et que chacun à son niveau constatait une amélioration de son niveau de vie. Ce consensus a été entamé par l'éclatement de la bulle financière du début des années 1990, mais le PLD est resté au pouvoir, faute de remplaçant.
Ce que l'on a appelé le "système de 55" (1955 est la date la création du PLD) permit de mettre en place une puissante machine de pouvoir. Avec, en arrière-plan, la guerre froide dans laquelle le Japon était la "tête de pont" en Asie de la politique anticommuniste américaine, le PLD fit de l'Archipel, en deux décennies, la troisième économie mondiale.
Le système reposait sur la collusion du PLD, des milieux d'affaires et de la bureaucratie. Fusion des partis libéral et démocrate, le PLD était constitué de courants, allant du centre gauche à la droite. Et pendant ces décennies, sa "démocratie interne" lui a permis de répondre aux attentes de la population par des politiques de redistribution qui souvent coupaient l'herbe sous le pied de l'opposition socialiste. Le système, qui a conduit à une confusion de l'Etat et du parti dominant, avait ses dérives (clientélisme, corruption, gaspillage des fonds publics), mises à nu lorsque la mécanique s'est enrayée.
Aujourd'hui, les caisses de l'Etat sont vides, et le "remède miracle" des réformes néolibérales de M. Koizumi a aggravé les inégalités. L'embellie s'est avérée un trompe-l'oeil. "Le système a commencé à fonctionner en vase clos et, par manque de relève, le PLD s'est avéré incapable de se réformer", commente Jun Iio, vice-présiden
Une revolution s'apprete au Japon, pays tres conservateur en matiere de politique du changement et pour lequel son echelle j'ai toujours comparer Notre Cameroun. Lisez plutot cet extrait d'article et les enseignements feconds qu'on peu en tirer.
Au Japon, les législatives augurent d'un virage politique historique
LE MONDE | 28.08.09 | 16h06  •  Mis à jour le 29.08.09 | 09h00
Extrait de l'article de Philippe Mesmer et Philippe Pons
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Bien que des doutes pèsent sur la capacité des démocrates à financer leur programme, beaucoup d'électeurs paraissent surtout las du mode de gouverner incarné par le PLD : davantage qu'un parti, dont finalement le programme diffère peu de celui des démocrates, c'est une pratique du pouvoir qu'ils rejettent.
Réveil soudain d'un électorat présenté à l'étranger comme apathique et frileux ? Pragmatisme, plutôt. Pendant des décennies, les Japonais ont voté pour les libéraux du PLD, parce que celui-ci incarnait le réalisme, et que chacun à son niveau constatait une amélioration de son niveau de vie. Ce consensus a été entamé par l'éclatement de la bulle financière du début des années 1990, mais le PLD est resté au pouvoir, faute de remplaçant.
Ce que l'on a appelé le "système de 55" (1955 est la date la création du PLD) permit de mettre en place une puissante machine de pouvoir. Avec, en arrière-plan, la guerre froide dans laquelle le Japon était la "tête de pont" en Asie de la politique anticommuniste américaine, le PLD fit de l'Archipel, en deux décennies, la troisième économie mondiale.
Le système reposait sur la collusion du PLD, des milieux d'affaires et de la bureaucratie. Fusion des partis libéral et démocrate, le PLD était constitué de courants, allant du centre gauche à la droite. Et pendant ces décennies, sa "démocratie interne" lui a permis de répondre aux attentes de la population par des politiques de redistribution qui souvent coupaient l'herbe sous le pied de l'opposition socialiste. Le système, qui a conduit à une confusion de l'Etat et du parti dominant, avait ses dérives (clientélisme, corruption, gaspillage des fonds publics), mises à nu lorsque la mécanique s'est enrayée.
Aujourd'hui, les caisses de l'Etat sont vides, et le "remède miracle" des réformes néolibérales de M. Koizumi a aggravé les inégalités. L'embellie s'est avérée un trompe-l'oeil. "Le système a commencé à fonctionner en vase clos et, par manque de relève, le PLD s'est avéré incapable de se réformer", commente Jun Iio, vice-présiden

