@ Ndogkoti
Nous, les "yaoundés" comme tu dis, nos deux démons sont connus : la bouteille et les choses du bas-ventre, que tu appelles très justement le "fuluss". Tu le vois déjà dans les oeuvres des deux Oyono (Guillaume et Ferdinand) et dans les romans de Mongo Beti/Eza Boto. Tu le vois aussi plus facilement à nos carrefours (Mvog-Mbi, Tamezu, etc.) à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
Une preuve : Mbarga Soukouss avait commencé sa carrière solo avec un titre qui disait en substance "Seigneur, pense à moi le jour de ma mort, j'aimerais venir en ton paradis." Résultat, un flop monumental. Le gars revint avec "Essamba, essamba. Occasion pressée, à cheval." Et ce fut un triomphe. Voilà le malheur de mon peuple.
Mais tous les chanteurs de chez nous ne font pas dans la tendance "fuluss". Pourquoi mon pseudo est-il "Atango" alors qu'il n'y a aucun Atangana ou Atanga dans ma famille ? Voici l'histoire.
Alors que j'étais petit, mon père connaissait (je ne sais comment) un groupe de musiciens, qui habitait chez nous le temps de leurs concerts dans le bled où nous vivions. Quand ils étaient à la maison, il suffisait que tu leur donnes n'importe quel air, et ils te le reprenaient direct à la guitare sèche. Tous des virtuoses, comme je n'en ai jamais revu, mis à part R. Bona dans un autre registre.
Personnellement, je me souviens de Ange Ebogo, Eboué dit "Chaleur", Théodore Epémé, dit "Zanzibar" (eh oui), et un autre sorcier de la guitare qui se faisait appeler "Atangana Quelqu'un". Mon pseudo, c'est en l'honneur de celui-là , qui n'a pas connu la même carrière que les autres.
Ces musiciens, même dans la suite, n'ont jamais fait dans le "fuluss", et il y en a d'autres. J'en citerai un, que j'ai connu plus tard chez Joly Nib Ngom : Ama Pierrot.
Après, je reconnais que ceux-là vendent 100 fois moins que K'Tino. Mais tu vois qu'il y a des brebis non galeuse dans cette galère, même s'il faut les chercher avec la torche.
Nous, les "yaoundés" comme tu dis, nos deux démons sont connus : la bouteille et les choses du bas-ventre, que tu appelles très justement le "fuluss". Tu le vois déjà dans les oeuvres des deux Oyono (Guillaume et Ferdinand) et dans les romans de Mongo Beti/Eza Boto. Tu le vois aussi plus facilement à nos carrefours (Mvog-Mbi, Tamezu, etc.) à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
Une preuve : Mbarga Soukouss avait commencé sa carrière solo avec un titre qui disait en substance "Seigneur, pense à moi le jour de ma mort, j'aimerais venir en ton paradis." Résultat, un flop monumental. Le gars revint avec "Essamba, essamba. Occasion pressée, à cheval." Et ce fut un triomphe. Voilà le malheur de mon peuple.
Mais tous les chanteurs de chez nous ne font pas dans la tendance "fuluss". Pourquoi mon pseudo est-il "Atango" alors qu'il n'y a aucun Atangana ou Atanga dans ma famille ? Voici l'histoire.
Alors que j'étais petit, mon père connaissait (je ne sais comment) un groupe de musiciens, qui habitait chez nous le temps de leurs concerts dans le bled où nous vivions. Quand ils étaient à la maison, il suffisait que tu leur donnes n'importe quel air, et ils te le reprenaient direct à la guitare sèche. Tous des virtuoses, comme je n'en ai jamais revu, mis à part R. Bona dans un autre registre.
Personnellement, je me souviens de Ange Ebogo, Eboué dit "Chaleur", Théodore Epémé, dit "Zanzibar" (eh oui), et un autre sorcier de la guitare qui se faisait appeler "Atangana Quelqu'un". Mon pseudo, c'est en l'honneur de celui-là , qui n'a pas connu la même carrière que les autres.
Ces musiciens, même dans la suite, n'ont jamais fait dans le "fuluss", et il y en a d'autres. J'en citerai un, que j'ai connu plus tard chez Joly Nib Ngom : Ama Pierrot.
Après, je reconnais que ceux-là vendent 100 fois moins que K'Tino. Mais tu vois qu'il y a des brebis non galeuse dans cette galère, même s'il faut les chercher avec la torche.

