Part III
Cela veut dire d’abord, se respecter eux-mêmes… se décomplexer par rapport à eux. Pourquoi est-ce que la vérité vient toujours d’au-delà de la Méditerranée ? Il faut aussi un effort d’organisation et de fermeté. Un autre exemple bouleversant, sur un autre plan, en 2002 lors des élections à la présidence de la Fifa. Il y avait un candidat africain, et figurez-vous que le candidat africain n’a pas réuni l’ensemble de l’Afrique derrière sa candidature. On ne peut pas se plaindre d’un côté de ne pas avoir suffisamment de représentants dans les instances internationales, de ne pas avoir suffisamment de voix et, au moment où on a un Africain contre un Européen, ne pas voter pour l’Africain. On ne demande pas de l’aimer ou de ne pas l’aimer, de l’apprécier ou de ne pas l’apprécier. Simplement, au moins on peut faire un geste solidaire. Il n’aurait peut-être pas été élu, mais au moins, on l’aurait fait… On ne peut pas être africain un jour, et puis le lendemain, décréter qu’on n’est plus africain…
Non..., mais on peut être africain et avoir une vision critique !
Je veux bien. Mais bon, les opportunités d’avoir un poste très important à l’échelon mondial sont rares. Une fois que vous m’aurez cité Kofi Annan et quelques autres, il n’y en a pas beaucoup qui ont vraiment eu un vrai pouvoir. Or le président du Comité international olympique, le président de la Caf sont des personnages extrêmement importants qui équivalent à un chef d’Etat. Vous avez un Camerounais qui est président de la Confédération africaine d’athlétisme et un Sénégalais qui est Président de la Fédération Internationale d'Athlétisme – qui en parle ? Personne !
La démarche de l’Union Africaine qui est d’instituer une année du football africain peut avoir une impulsion dans le bon sens…non ?
Je n’ai pas suivi cette opération. Si, il y a eu une opération concrète que j’ai suivie ; c’était au Libéria, mais pas sous l’égide de l’Union Africaine. C’était des matchs mixtes et seules les filles étaient autorisées à marquer des buts. Cela a formidablement marché. Je pense que – de ce point de vue – le sport a fait énormément pour un début de reconnaissance de la femme dans la société africaine. C’est très important que les politiques de l’Union Africaine soient concrètes.
Cela veut dire d’abord, se respecter eux-mêmes… se décomplexer par rapport à eux. Pourquoi est-ce que la vérité vient toujours d’au-delà de la Méditerranée ? Il faut aussi un effort d’organisation et de fermeté. Un autre exemple bouleversant, sur un autre plan, en 2002 lors des élections à la présidence de la Fifa. Il y avait un candidat africain, et figurez-vous que le candidat africain n’a pas réuni l’ensemble de l’Afrique derrière sa candidature. On ne peut pas se plaindre d’un côté de ne pas avoir suffisamment de représentants dans les instances internationales, de ne pas avoir suffisamment de voix et, au moment où on a un Africain contre un Européen, ne pas voter pour l’Africain. On ne demande pas de l’aimer ou de ne pas l’aimer, de l’apprécier ou de ne pas l’apprécier. Simplement, au moins on peut faire un geste solidaire. Il n’aurait peut-être pas été élu, mais au moins, on l’aurait fait… On ne peut pas être africain un jour, et puis le lendemain, décréter qu’on n’est plus africain…
Non..., mais on peut être africain et avoir une vision critique !
Je veux bien. Mais bon, les opportunités d’avoir un poste très important à l’échelon mondial sont rares. Une fois que vous m’aurez cité Kofi Annan et quelques autres, il n’y en a pas beaucoup qui ont vraiment eu un vrai pouvoir. Or le président du Comité international olympique, le président de la Caf sont des personnages extrêmement importants qui équivalent à un chef d’Etat. Vous avez un Camerounais qui est président de la Confédération africaine d’athlétisme et un Sénégalais qui est Président de la Fédération Internationale d'Athlétisme – qui en parle ? Personne !
La démarche de l’Union Africaine qui est d’instituer une année du football africain peut avoir une impulsion dans le bon sens…non ?
Je n’ai pas suivi cette opération. Si, il y a eu une opération concrète que j’ai suivie ; c’était au Libéria, mais pas sous l’égide de l’Union Africaine. C’était des matchs mixtes et seules les filles étaient autorisées à marquer des buts. Cela a formidablement marché. Je pense que – de ce point de vue – le sport a fait énormément pour un début de reconnaissance de la femme dans la société africaine. C’est très important que les politiques de l’Union Africaine soient concrètes.

