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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Njel BOT Njel BOT de New York City a écrit le 15 juillet 2009 à 8h49
Part II
ne peut pas faire payer ce qu’on va faire payer à un étranger…

Quel pourrait être le rôle des autres Etats africains pour assurer la réussite de cet événement ?

Cela reste un énorme point d’interrogation, parce que les Sud-africains sont devenus très égoïstes. Au début ils ont impliqué certains pays africains dans l’organisation et j’ai l’impression que maintenant ils se protègent d’abord eux-mêmes dans une Afrique qui reste, de mon point de vue, encore extrêmement divisée entre anglophones, francophones, arabophones... des barrières extrêmement superficielles…

Sur un tout autre domaine, comment peut-on expliquer qu’en Afrique, la plupart des entraîneurs des équipes nationales soient des expatriés ?

Soyons concrets… Atlanta 1996, le Nigeria est champion olympique de football, avec un entraîneur néerlandais. Quatre ans plus tard, le Cameroun est champion olympique de football, avec un entraîneur camerounais. Où est la différence? Eh bien la différence, je vais vous dire est dans le salaire, dans le respect, dans la confiance… Le défi que je lance à ceux qui doutent, je dis : « Ne dites pas d’entrée de jeu : Ah, il n’est pas bon». Mettez les Africains dans les mêmes conditions que celles que vous octroyez à un expatrié…donnez-leur la même liberté de manœuvre, n’intervenez pas dans le choix des sélectionneurs et à ce moment là, on jugera. Il faut que les Africains apprennent à se décomplexer et cessent de penser que le Blanc peut tout à leur place. Je le vois en permanence quand il s’agit d’aller chercher un entraîneur blanc. On ne regarde pas ce qu’il sait faire ou non. Vous aviez, par exemple au Cameroun un entraîneur que je connais, à la tête de la sélection nationale pendant 22 ans. Jules Nyongha. Il a été d’abord adjoint, puis il a été en titre, puis il a été adjoint, puis il a été en titre, …bref, c’est l’intérimaire permanent. Il a vu passer sept entraîneurs occidentaux devant lui…et à chaque veille de grande compétition, on va chercher un entraîneur blanc. Moi, je serais Camerounais, j’aurais honte de cette attitude. Parce que c’est une attitude irresponsable…

La raison souvent évoquée pour le choix des sélectionneurs expatriés est de dire « …oui mais quand on choisit un entraîneur de telle ethnie, les autres ne sont pas contentes ».

Oui, c’est évident…mais ce n’est pas comme cela qu’on permettra enfin à l’Afrique d’entrer de plain-pied dans le XXI° siècle.

Quand vous dites : « Les Africains doivent apprendre à se décomplexer », cela veut dire par rapport aux blancs.. ?
Merci de patienter...
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