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Njel BOT Njel BOT de New York City a écrit le 15 juillet 2009 à 8h36
Gerard Dreyfus : Maintenez les entraîneurs locaux à la tête de vos équipes nationales
(13/07/2009)


Le journaliste de RFI revient sur la question de entraîneurs locaux en Afrique en invitant les dirigeants à à leur donner plus de liberté et à leur octroyer les mêmes conditions que les expatriés.


Par Atangana Fouda (Le Jour Quotidien)




Le journaliste Gérard Dreyfus de RFI Surnommé "Gérard l’Africain" par les auditeurs, Gérard Dreyfus est un passionné du sport et du football africain en particulier. Né en 1946, il est d’abord selon ses propres termes journaliste « à tout faire » à RFI. Il se voit ensuite chargé du sport africain en 1972. Devenu responsable du service des sports au début des années 1980, il aura couvert, sur une vingtaine d’années, sept Coupes du monde de football, quatorze Coupes d’Afrique des Nations, et six Jeux olympiques. Dans un entretien paru dans L’International, il invite les nations africaines à avoir à la tête de leurs équipes nationales des entraîneurs locaux.

Gérard, vous qui êtes un spécialiste du football africain, quelle est la place de ce sport dans les sociétés africaines ?

Pour un jeune qui n’a pas beaucoup de perspectives, le football est le meilleur moyen de s’affirmer socialement. Dans chaque pays d’Afrique, tout le monde se reconnaît dans l’équipe nationale et lorsque vous allez dans un stade pour un grand match, tout le monde est vêtu aux couleurs du pays. Au Libéria par exemple, lorsque George Weah jouait un match avec la sélection nationale, les armes se taisaient pendant une heure et demie, deux heures. C’était la trêve du foot. Le foot reste donc un facteur de cohésion nationale.

Comment percevez-vous l’actuelle organisation de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud ?

Du point de vue des infrastructures, il n’y a pas trop de souci à se faire…je rappelle que la première transplantation cardiaque a eu lieu en Afrique du Sud, au Cap, et ça on oublie souvent de le dire. Mais les infrastructures ce n’est pas tout. Il y a toute l’organisation, et les problèmes de sécurité qui suivent derrière et qui sont peut-être les problèmes les plus cruciaux. Sachez aussi que le succès de cet évènement ne dépendra pas seulement de l’Afrique du Sud. D’autres questions doivent trouver des réponses : les spectateurs se déplaceront-ils du reste de la planète pour aller en Afrique du Sud ? Comment va-t-on remplir les stades ?...Il y a aussi, pour l’entrée dans les stades, la question du pouvoir d’achat de la population locale à qui on
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