e décide de donner une allure de neuf à ce cadre que j’occupe tout de même onze heures sur vingt quatre dans la journée. Je change le tapis au sol, à six cent mille francs. Je fais capitonner les portes à deux cent cinquante mille francs. J’appelle un électricien qui redonne vie à la climatisation, pour cent vingt mille francs. J’achète une table de bureau soldée à un million quatre cent mille francs. Je fais refaire les rideaux et en fait poser de nouveaux dans tous les bureaux du siège exposés au soleil, à hauteur de deux millions de francs. Voilà la dépense qui me vaut le défilé des administrateurs de la Fécafoot, alertés par des journalistes qui vocifèrent contre mon goût effréné du luxe et mes acquisitions dispendieuses. Ils évaluent les dépenses à vingt millions de francs.
La palme de la sournoiserie et du double langage revient à Essomba Eyenga. Venu se rendre compte par lui-même de ce bureau cossu tant décrié par la presse, il s’avouera déçu par le tintamarre. Que ne sera ma surprise, qu’au cours du comité du 18 décembre 2006, où l’on discute du contentieux des interpoules 2006, il qualifie mon bureau de « sur équipé ».
Le premier clash frontal avec un élu, je le vis le 07 octobre 2006, un mois à peine, après mon entrée en fonction. C’est le jour du match Cameroun - Guinée Equatoriale des éliminatoires couplées pour la coupe d’Afrique des nations et la coupe du monde 2006. Une spécificité camerounaise veut que pour les rencontres internationales, la Fécafoot finance l’émission des billets d’accès au stade, et les mette à la disposition du ministère des sports pour leur vente.
Pour sa part, le ministère des Sports émet des cartons d’invitation de la loge présidentielle et les tribunes d’honneur. En tant qu’organisatrice des événements, il coule pratiquement de source que les instances dirigeantes de la Fécafoot devraient être les premières bénéficiaires de ces invitations. Au Ministère des Sports on a une toute autre lecture de cette évidence.
La plupart du temps, les recettes sont retenues par la tutelle, sous des prétextes qui ne resurgissent qu’à l’occasion des matches internationaux. Ils traduisent cependant à suffisance la mauvaise foi qui caractérise les rapports entre les deux institutions. Comment expliquer que l’on n’attende que la survenue d’une rencontre internationale pour songer à réparer le véhicule de service du sélectionneur national ou à acquitter la facture de consommation de l’eau servant à l’arrosage de la pelouse ?
La palme de la sournoiserie et du double langage revient à Essomba Eyenga. Venu se rendre compte par lui-même de ce bureau cossu tant décrié par la presse, il s’avouera déçu par le tintamarre. Que ne sera ma surprise, qu’au cours du comité du 18 décembre 2006, où l’on discute du contentieux des interpoules 2006, il qualifie mon bureau de « sur équipé ».
Le premier clash frontal avec un élu, je le vis le 07 octobre 2006, un mois à peine, après mon entrée en fonction. C’est le jour du match Cameroun - Guinée Equatoriale des éliminatoires couplées pour la coupe d’Afrique des nations et la coupe du monde 2006. Une spécificité camerounaise veut que pour les rencontres internationales, la Fécafoot finance l’émission des billets d’accès au stade, et les mette à la disposition du ministère des sports pour leur vente.
Pour sa part, le ministère des Sports émet des cartons d’invitation de la loge présidentielle et les tribunes d’honneur. En tant qu’organisatrice des événements, il coule pratiquement de source que les instances dirigeantes de la Fécafoot devraient être les premières bénéficiaires de ces invitations. Au Ministère des Sports on a une toute autre lecture de cette évidence.
La plupart du temps, les recettes sont retenues par la tutelle, sous des prétextes qui ne resurgissent qu’à l’occasion des matches internationaux. Ils traduisent cependant à suffisance la mauvaise foi qui caractérise les rapports entre les deux institutions. Comment expliquer que l’on n’attende que la survenue d’une rencontre internationale pour songer à réparer le véhicule de service du sélectionneur national ou à acquitter la facture de consommation de l’eau servant à l’arrosage de la pelouse ?

