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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eto'ofille Eto'ofille a écrit le 7 juillet 2009 à 6h52
J’use de tonnes de diplomatie pour faire plier son Secrétaire Général, Amadou Paul, et obtiens douze billets pour la loge présidentielle. J’ai beau lui expliquer que les membres du comité exécutif sont trente et un, il reste inflexible, arguant que les membres du Gouvernement sont plus nombreux et prioritaires. J’achète alors (eh oui !), pour un million sept cent soixante quinze mille francs, des billets destinés aux joueurs de la sélection nationale et à leurs épouses, aux encadreurs des Lions indomptables, aux administrateurs et aux personnels de la Fécafoot. Je me retrouve en train de procéder à des arbitrages pour ne pas susciter de frustrations chez les administrateurs : les douze billets de la loge présidentielle pour le président et ses six vices et, à tout hasard, aux six premiers membres du Comité Exécutif qui se présenteront à mon bureau. Nul n’étant tenu à l’impossible, les autres devront se résoudre à occuper des places dans les tribunes d’honneur.
Le matin du match donc, Abbo Mohammadou, membre du Comité Exécutif, élu de l’Adamaoua mais résidant à Yaoundé, est le tout premier élu à se présenter à mon bureau pour exiger son billet de stade. Ce qui est fait. Il dit en vouloir un deuxième. Je lui explique toutes les entraves subies pour satisfaire la totalité de ses camarades du Comité Exécutif, et lui exprime mes regrets de ne pouvoir exaucer sa doléance.
Le fonctionnaire du ministère de l’Agriculture propose de récupérer le ticket d’un autre élu de l’Adamaoua qui est son homonyme. Je marque mon refus en requerrant son accord préalable. Fureur de Abbo Mohammadou qui m’accuse de le traiter de « voleur ». Il est en éruption et profère des «Vous ne tarderez pas à savoir qui je suis dans cette fédération ! » Au cours de la réunion du Bureau Exécutif qui suit quelques jours plus tard, le président Iya Mohammed évoque cet incident et me conseille publiquement de « ménager les élus ».
Le lendemain, le même Abbo Mohammadou, sans doute fortifié par les propos du président tenus la veille, demande à se faire rembourser les frais de son billet d’avion aller et retour entre Ngaoundéré et Yaoundé. Il allègue qu’en sa qualité d’élu de l’Adamaoua, il y a droit pour avoir pris part à la réunion du Bureau Exécutif. Je lui explique que du seul fait qu’il n’est pas parti de Ngaoundéré, il ne peut prétendre à ce privilège. Mon interlocuteur pique une ire indescriptible. Il jure de ne plus jamais mettre ses pieds dans mon bureau, maintenant qu’il détient la preuve que je le déteste.
Merci de patienter...
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