Le Blanc qui était ici comblait tous mes désirs, et toi, qui n’as même pas l’âge de mon fils, tu m’opposes les règlements ! Qui donc a rédigé ces textes si ce n’est moi ? Je ne veux plus de ton argent. Si je viens à mourir, je ne veux pas de représentant de la Fécafoot à mes obsèques. Ni d’oraison funèbre. Ni de fleurs. Ni d’hommage. Ni… (Il étouffe). Rien ! ».
Ondoua François est comme transfiguré. Le temps se couvre. Mon bureau devient morphinique. Puis peu à peu « le doyen », retrouve son calme et ses esprits ; il se lève et sort. Son visage est raviné.
Immédiatement après, je cours raconter cette scène effroyable à Atangana Mballa, dans son bureau. Je crois bien faire. Il me répond que je n’ai rien à me reprocher : «Il faut des gens sérieux dans le football ! », s’offusque-t-il. Double joueur […]
[…]
Les usages internationaux sont pourtant connus de tous en matière de préséance des fédérations sur leurs mandants dans les sphères sportives. Mais il ne viendrait jamais à l’idée d’un ministre camerounais de faire partie d’une délégation sportive conduite par le Directeur général ou le président de la Fécafoot. Crime de lèse-majesté ! Que dire alors des coups d’envoi de matches qu’un Augustin Edjoa ou plus loin dans le temps, un Joseph Fofé n’entend céder pour rien au monde aux sous fifres de la Fécafoot. Qui plus est devant le Chef de l’Etat ! Damnation !
Contrôler de fond en comble la vie de la Fécafoot est bien plus juteux pour les ministres des Sports que passer du temps à réfléchir aux moyens de doter le pays d’infrastructures dignes de son statut. Ils ont installé des hommes grenouilles à la Fécafoot qui passent le plus clair de leur temps à farfouiller dans tous les dossiers, à la recherche de la petite bête. Et comme les drames ne manquent pas à Tsinga ! La Fécafoot est une bombonne de produits hautement inflammables. Le nombre de mèches et de boutes feu pyrotechniques qu’on pourrait y allumer consumeraient tout son siège et n’épargnerait pas le Ministère des Sports.
Augustin Edjoa, à l’instar de ses prédécesseurs, s’est très vite retrouvé mêlé à toutes les crises qui secouent la Fécafoot. C’est lui, à travers son désir ardent de s’approprier au plus vite les rênes de la maison de football qui met le feu aux poudres. Cela commence par la gestion des affaires des interpoules et se prolonge avec la menace de retrait de l’agrément du gouvernement à la Fécafoot. Plus futé que ses prédécesseurs, il a exigé et obtenu les copies des contrats signés par la Fécafoot avec ses sponsors pour en maîtr
Ondoua François est comme transfiguré. Le temps se couvre. Mon bureau devient morphinique. Puis peu à peu « le doyen », retrouve son calme et ses esprits ; il se lève et sort. Son visage est raviné.
Immédiatement après, je cours raconter cette scène effroyable à Atangana Mballa, dans son bureau. Je crois bien faire. Il me répond que je n’ai rien à me reprocher : «Il faut des gens sérieux dans le football ! », s’offusque-t-il. Double joueur […]
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Les usages internationaux sont pourtant connus de tous en matière de préséance des fédérations sur leurs mandants dans les sphères sportives. Mais il ne viendrait jamais à l’idée d’un ministre camerounais de faire partie d’une délégation sportive conduite par le Directeur général ou le président de la Fécafoot. Crime de lèse-majesté ! Que dire alors des coups d’envoi de matches qu’un Augustin Edjoa ou plus loin dans le temps, un Joseph Fofé n’entend céder pour rien au monde aux sous fifres de la Fécafoot. Qui plus est devant le Chef de l’Etat ! Damnation !
Contrôler de fond en comble la vie de la Fécafoot est bien plus juteux pour les ministres des Sports que passer du temps à réfléchir aux moyens de doter le pays d’infrastructures dignes de son statut. Ils ont installé des hommes grenouilles à la Fécafoot qui passent le plus clair de leur temps à farfouiller dans tous les dossiers, à la recherche de la petite bête. Et comme les drames ne manquent pas à Tsinga ! La Fécafoot est une bombonne de produits hautement inflammables. Le nombre de mèches et de boutes feu pyrotechniques qu’on pourrait y allumer consumeraient tout son siège et n’épargnerait pas le Ministère des Sports.
Augustin Edjoa, à l’instar de ses prédécesseurs, s’est très vite retrouvé mêlé à toutes les crises qui secouent la Fécafoot. C’est lui, à travers son désir ardent de s’approprier au plus vite les rênes de la maison de football qui met le feu aux poudres. Cela commence par la gestion des affaires des interpoules et se prolonge avec la menace de retrait de l’agrément du gouvernement à la Fécafoot. Plus futé que ses prédécesseurs, il a exigé et obtenu les copies des contrats signés par la Fécafoot avec ses sponsors pour en maîtr

