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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Eto'ofille Eto'ofille a écrit le 7 juillet 2009 à 6h50
Les frictions et tensions récurrentes entre la tutelle et la Fécafoot ont donné naissance à une caste de médiateurs qui sortent saisonnièrement du bois pour offrir leurs bons offices. Lorsqu’ils se sentent vraiment dos au mur, poussés dans leur retranchement, comme lorsque Edjoa a menacé de leur retirer l’agrément du gouvernement au mois de décembre 2006, les responsables du football se servent de ces canaux. Ils y font transiter d’énormes sommes d’argent supposées servir d’antalgique à la subite poussée de fièvre de leur tutelle ou d’élixir soporifique pour aplatir le mammouth. Le désir d’argent sédimente de nombreuses crises entre le département des sports et la Fécafoot. Pour le ministre et ses collaborateurs, le football est une vache à lait : on ne saurait laisser sa traite entre les seules mains de la Fécafoot. […]
[…]
Le football en particulier est considéré comme la mamelle qui autorise les tétées financières les plus goulues et les comptabilités les plus cabalistiques. Au nom du football camerounais et des exigences de plus en plus exponentielles de ses plénipotentiaires, les mallettes d’argent en espèces circulent comme dans nul autre département ministériel. Les primes des joueurs, les frais de séjour à l’intérieur comme à l’extérieur, toutes formes de dépenses sont effectuées en argent liquide. Les chèques n’ont pas droit de cité dans ce système où tout est surfacturé, surdimensionné, dénaturé. Plus qu’ailleurs, le ministre des Sports se balade à travers le monde avec dans ses mallettes des centaines de millions d’argent en numéraires, arguant du refus des footballeurs camerounais de se faire payer autrement qu’en argent liquide.
Jusqu’au milieu des années 80, les joueurs des sélections nationales acceptaient bien les chèques que leur servait le patron des sports. Mais, la plupart de ces chèques revenait impayée, parce que « en bois », le compte bancaire ayant été subrepticement vidé de son contenu. Conséquence, de nombreux joueurs n’ont pas recouvré leur dû pendant des années. Pis encore ils n’ont disposé d’aucune voie de recours, à une époque où apparaître en sélection nationale relevait d’une mini consécration sociale. Etre retenu en équipe nationale suffisait seul à faire le bonheur du sélectionné, assuré de prendre l’avion, de découvrir d’autres pays et d’être admiré de ses voisins de quartier…A cette époque-là, la majorité des internationaux évoluait encore dans le championnat local.
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