De nombreux propriétaires d’hôtels ont été les victimes de la félonie des fonctionnaires habiles dans les détournements à d’autres fins des millions destinés à assurer l’hébergement des sélections nationales. Réputé sous le label d’« hôtel des Lions indomptables » dans les années 90, Le Makombé continue de traîner de colossaux impayés qui ont plombé sa comptabilité et ébranlé sa gestion jusqu’à ce jour.
Lassé des complaintes récurrentes des joueurs dans les médias au sujet de primes jamais encaissées, le Ministre des Finances Antoine Ntsimi défraie la chronique en octobre 1993, en débarquant nuitamment à l’hôtel Le Makombé, accompagné d’un fonctionnaire du trésor public. Il est venu en personne procéder à l’apurement des primes et autres manques à gagner des footballeurs. J’interroge le Ministre des Finances sur son offensive qui fait perdre la face à son homologue des Sports. Antoine Ntsimi use alors de cette expression que j’entends pour la première fois :
« La Fécafoot ne saurait être un éternel tonneau des Danaïdes ».
On se dit alors que la leçon va porter. C’est mal connaître les Camerounais. Lors de la coupe du Monde des Etats-Unis quelques mois après, le même ministre, Bernard Massoua II, n’éprouva aucune honte ni ne mit de forme à empocher, devant une assistance stupéfaite, les chèques de voyage devant servir au paiement des primes des sélectionnés. Raison évoquée, les joueurs voulaient être rétribués en dollars liquides pour ne pas laisser des plumes au change. Lui, ne les avait pas.
Avec ce détournement aussi terrien qu’anecdotique, on crut avoir atteint les sommets de l’indécence et de la roublardise. Comme disent les Anglais : « The best was to come ». Et le meilleur vint avec Augustin Kontchou Kouomegni, Ministre de la Communication. A son retour au pays après l’élimination du Cameroun de la World Cup, « Zéro Mort » déclara, pince sans rire, avec son flegme légendaire :
« La valisette contenant les primes des footballeurs se trouve dans un avion, entre Los Angeles et Paris ».
Lassé des complaintes récurrentes des joueurs dans les médias au sujet de primes jamais encaissées, le Ministre des Finances Antoine Ntsimi défraie la chronique en octobre 1993, en débarquant nuitamment à l’hôtel Le Makombé, accompagné d’un fonctionnaire du trésor public. Il est venu en personne procéder à l’apurement des primes et autres manques à gagner des footballeurs. J’interroge le Ministre des Finances sur son offensive qui fait perdre la face à son homologue des Sports. Antoine Ntsimi use alors de cette expression que j’entends pour la première fois :
« La Fécafoot ne saurait être un éternel tonneau des Danaïdes ».
On se dit alors que la leçon va porter. C’est mal connaître les Camerounais. Lors de la coupe du Monde des Etats-Unis quelques mois après, le même ministre, Bernard Massoua II, n’éprouva aucune honte ni ne mit de forme à empocher, devant une assistance stupéfaite, les chèques de voyage devant servir au paiement des primes des sélectionnés. Raison évoquée, les joueurs voulaient être rétribués en dollars liquides pour ne pas laisser des plumes au change. Lui, ne les avait pas.
Avec ce détournement aussi terrien qu’anecdotique, on crut avoir atteint les sommets de l’indécence et de la roublardise. Comme disent les Anglais : « The best was to come ». Et le meilleur vint avec Augustin Kontchou Kouomegni, Ministre de la Communication. A son retour au pays après l’élimination du Cameroun de la World Cup, « Zéro Mort » déclara, pince sans rire, avec son flegme légendaire :
« La valisette contenant les primes des footballeurs se trouve dans un avion, entre Los Angeles et Paris ».

