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Njel BOT Njel BOT de New York City a écrit le 3 juillet 2009 à 14h21
faillite de la Société camerounaise de banque (SCB)

Dans le domaine bancaire, Paul Biya et sa première épouse, Jeanne Irène, se sont vu également reprocher très directement d’avoir mis en faillite, à force de pillage, la Société camerounaise de banque (SCB), premier établissement bancaire du pays dans les années 1980.

C’est l’ancien directeur de la SCB, Robert Messi Messi, aujourd’hui exilé au Canada, qui accuse le couple présidentiel d’avoir soutiré plus de 9 millions d’euros à la banque pour acquérir des villas, financer le palais présidentiel, la piste d’atterrissage et un golf dessinés par l’architecte Cacoub.

Après 1994 et la révision de la loi autorisant la cagnotte présidentielle, les « distractions de deniers publics », comme on dit au Cameroun, n’ont pas cessé pour autant : entre 1998 et 2004, elles dépasseraient les 2,8 milliards d’euros, selon les services du Contrôle supérieur de l’État camerounais.

...la population camerounaise enrage

Par ailleurs, certains journaux camerounais se demandent si, usant de prête-noms, le Président camerounais n’aurait pas jeté son dévolu sur l’exploitation de la bauxite. Par un accord du 13 janvier 2006, le gouvernement camerounais cède l’exclusivité de l’exploitation de la bauxite à la société Hydromine Inc., enregistrée dans le Delaware, qui n’a pourtant aucune expertise dans l’exploitation minière. Certains journalistes en concluent que Peter Brigger, le président d’Hydromine, par ailleurs spécialisé dans la location d’appartements de luxe en Suisse, serait le gérant occulte de la fortune du président camerounais.

Malgré les soupçons persistants autour du chef de l’État camerounais, le soutien du gouvernement français à Paul Biya ne se dément pas depuis 1982. Depuis les années 1950, où il militait avec le Dr Aujoulat contre les indépendantistes camerounais, l’attachement de Paul Biya à l’Hexagone ne s’est apparemment pas estompé. Sous sa férule, le Cameroun reste en effet pour l’État et les entreprises françaises un marché et un point d’ancrage déterminants en Afrique centrale.

La population camerounaise, elle, enrage de ne pas bénéficier davantage des richesses phénoménales qui l’entourent. Chaque année, lors de la messe du Nouvel an, l’archevêque de Douala, Christian Tumi, se fait l’écho de cette exaspération, exhortant les gouvernants camerounais à « remettre l’argent volé dans les caisses de l’État ».
Source: ICICEMAC.COM

© L'International Magazine
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