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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Njel BOT Njel BOT de New York City a écrit le 3 juillet 2009 à 14h11
En janvier 2008, pour se concilier les bonnes grâces des bailleurs internationaux, et probablement aussi pour régler des comptes avec certains ministres qui lorgnaient sa place, le président Biya lance une grande opération « Épervier » de lutte contre la corruption. Une liste d’une soixantaine de personnalités, ministres, directeurs généraux, hommes d’affaires, est publiée dans la presse à cet effet.

Mi 2008, une quinzaine d’entre elles avaient été interpellées, jugées et condamnées à de lourdes peines privatives de liberté et de fortes amendes. Des experts comme Francis Dooh Collins sont nommés pour rechercher les 162 millions d’euros qui, selon le gouvernement, auraient été détournés. Me Jacques Vergès aurait également été sollicité. Le gouvernement camerounais a obtenu le soutien international dans cette opération, notamment celui du FBI, la police fédérale américaine.

L’ancien ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Niels Marquardt, s’était montré intransigeant sur le sujet : « ce n’est pas assez de publier les noms des personnes suspectées de corruption ou de les relever de leurs fonctions. Les personnes accusées de corruption doivent être officiellement inculpées, poursuivies et condamnées si leur culpabilité est établie. Dans le même temps, leurs biens mal acquis doivent être confisqués et retournés au trésor public ».

Il s’agit pour les États qui prêtent leur concours de traquer la fortune des personnalités visées à l’étranger, notamment dans des paradis fiscaux, mais selon l’ambassade américaine, « ce n’est pas facile car il y a des comptes blanchis. (...) Il faut beaucoup de preuves ». Une autre chancellerie explique que « le plus difficile dans cette opération est de mettre tout le monde en prison, parce que plus ou moins tout le monde est trempé ».

...un des chefs d’État les plus secrets du monde.

Qu’en est-il de Paul Biya et ses proches ? Aucune information officielle ne filtre à leur sujet. Et pourtant, l’article 56 de la Constitution camerounaise, depuis sa révision en janvier 1996380 par le président Paul Biya, dispose que « le président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement et assimilés (…) doivent faire une déclaration de leurs biens et avoirs, au début et à la fin de leur mandat. »

La loi N° 003 de 2006 du 25 avril 2006 dresse la liste exacte des personnes soumises à cette obligation de déclaration des biens et avoirs, mais en mai 2009, elle n’avait toujours pas été promulguée. Au contraire, le Président camerounais a la réputation d’un
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