Bongo, au Gabon, depuis quarante ans, confond les caisses de l'État avec son patrimoine personnel et emprisonne les opposants, comme par exemple en décembre dernier. Son clan avec l'aide de Total pille les ressources pétrolières du pays sans vergogne. Denis Sassou N'Guesso, lui, a été remis en selle après une guerre civile meurtrière, avec l'appui du même groupe pétrolier, à la fin des années 1990. Mais aucun de ces dictateurs ne pourrait se maintenir au pouvoir sans l'aide financière, économique et militaire de la France.
En échange, ils maintiennent l'ordre qui permet à Total, Bolloré, ou Bouygues de décrocher des marchés juteux, de piller la forêt équatoriale et de remplir les cuves des pétroliers français. Au passage, ces dictateurs africains ont par le passé financé bien des campagnes électorales d'hommes politiques français. Les présidents français de De Gaulle, à Chirac, de Giscard à Mitterrand, entretenaient des relations d'amitié avec eux. Aujourd'hui, Sarkozy ne déroge pas à la règle. Quelques semaines après son investiture, il recevait à l'Elysée, Bongo et Sassou N'Guesso, une façon de dire que le nouveau président n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit à la politique africaine de la France... malgré tout ce qu'il avait pu dire au cours de sa campagne électorale.
Aujourd'hui, le gouvernement français renvoie l'ascenseur à « ses amis » les dictateurs africains qui ne sont pas prêts d'être inquiétés. Et cela, bien sûr, dans le cadre d'une justice tout à fait indépendante.
En échange, ils maintiennent l'ordre qui permet à Total, Bolloré, ou Bouygues de décrocher des marchés juteux, de piller la forêt équatoriale et de remplir les cuves des pétroliers français. Au passage, ces dictateurs africains ont par le passé financé bien des campagnes électorales d'hommes politiques français. Les présidents français de De Gaulle, à Chirac, de Giscard à Mitterrand, entretenaient des relations d'amitié avec eux. Aujourd'hui, Sarkozy ne déroge pas à la règle. Quelques semaines après son investiture, il recevait à l'Elysée, Bongo et Sassou N'Guesso, une façon de dire que le nouveau président n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit à la politique africaine de la France... malgré tout ce qu'il avait pu dire au cours de sa campagne électorale.
Aujourd'hui, le gouvernement français renvoie l'ascenseur à « ses amis » les dictateurs africains qui ne sont pas prêts d'être inquiétés. Et cela, bien sûr, dans le cadre d'une justice tout à fait indépendante.

