Quel argument tangible faut-il encore brandir pour démontrer que le football camerounais est malade ? Et si le Cameroun était parti pour rater le premier mondial sur le sol africain, serait-il à plaindre ?
Les lions in-domptables viennent de tomber lamentablement face au Togo de Sheyi Adebayor, convalescent. Une défaite qui est l’aboutissement d’un chapelet de maux qui ont longtemps rongé le football camerounais. Bien sûr que chaque chute est annoncée par des signes précurseurs. Ceux qui annonçaient la chute des lions ont longtemps été masqués par des performances héroïques et des trophées remportés après d’âpres batailles par de véritables guerriers. Nonobstant la mise en garde des visionnaires, on n’a cessé de croire qu’on pouvait toujours gagner par raccroc au détriment de ceux qui travaillent et planifient. Le résultat est là . Éloquent.
Otto Pfister, trop africain (il pue le gombo à vue d’œil) pour un coach européen sérieux, est la tête de pont de cette énième déception qui commence à prendre forme dans les faits. Non qu’il faille automatiquement trouver un bouc émissaire à toute débâcle, mais des coachs comme ce Otto, et son compère Henri Michel devraient, à mon sens être priés de quitter le continent africain. Ils ont assez coulé les équipes africaines !
Avoir débusqué ce flibustier d’Al-Marrikh du Soudan pour lui confier les rênes des quadruples champions d’Afrique est un sacrilège que même son éviction ne pourrait expier. Il a réussi avec brio à pérenniser les pratiques peu orthodoxes qui régissent la sélection des joueurs, non à la lumière de leur performance en club, mais plutôt par recommandation ou compatibilité d’humeur avec les « cadres ». La non sélection d’un Achille Emana, tout feu tout flamme avec le Bétis, demeure inextricable et incompréhensible quand on voit la pauvreté de jeu présenté par des milieux peu inspirés et moins hardis. Le raffut qu’elle a suscité est symptomatique d’un ras le bol à l’égard d’une politique qui ne fait que s’enraciner et tirer les lions avec elle dans l’abîme de la médiocrité. Il ne s’agit pas de faire une fixation sur un joueur qui, sans être indispensable n’est pas moins bon que ceux qu’on fait venir de la Tchétchénie. C’est tout le système qui est mis en cause.
Un système corrompu dans lequel la vénalité est une vertu. Les histoires de primes partagées entre joueurs et entraîneurs illustrent à merveille ce capharnaüm où chacun veut « brouter » sur la parcelle où il se trouve. Même certains joueurs, le fameux 984, sont devenus de véritables fe
Les lions in-domptables viennent de tomber lamentablement face au Togo de Sheyi Adebayor, convalescent. Une défaite qui est l’aboutissement d’un chapelet de maux qui ont longtemps rongé le football camerounais. Bien sûr que chaque chute est annoncée par des signes précurseurs. Ceux qui annonçaient la chute des lions ont longtemps été masqués par des performances héroïques et des trophées remportés après d’âpres batailles par de véritables guerriers. Nonobstant la mise en garde des visionnaires, on n’a cessé de croire qu’on pouvait toujours gagner par raccroc au détriment de ceux qui travaillent et planifient. Le résultat est là . Éloquent.
Otto Pfister, trop africain (il pue le gombo à vue d’œil) pour un coach européen sérieux, est la tête de pont de cette énième déception qui commence à prendre forme dans les faits. Non qu’il faille automatiquement trouver un bouc émissaire à toute débâcle, mais des coachs comme ce Otto, et son compère Henri Michel devraient, à mon sens être priés de quitter le continent africain. Ils ont assez coulé les équipes africaines !
Avoir débusqué ce flibustier d’Al-Marrikh du Soudan pour lui confier les rênes des quadruples champions d’Afrique est un sacrilège que même son éviction ne pourrait expier. Il a réussi avec brio à pérenniser les pratiques peu orthodoxes qui régissent la sélection des joueurs, non à la lumière de leur performance en club, mais plutôt par recommandation ou compatibilité d’humeur avec les « cadres ». La non sélection d’un Achille Emana, tout feu tout flamme avec le Bétis, demeure inextricable et incompréhensible quand on voit la pauvreté de jeu présenté par des milieux peu inspirés et moins hardis. Le raffut qu’elle a suscité est symptomatique d’un ras le bol à l’égard d’une politique qui ne fait que s’enraciner et tirer les lions avec elle dans l’abîme de la médiocrité. Il ne s’agit pas de faire une fixation sur un joueur qui, sans être indispensable n’est pas moins bon que ceux qu’on fait venir de la Tchétchénie. C’est tout le système qui est mis en cause.
Un système corrompu dans lequel la vénalité est une vertu. Les histoires de primes partagées entre joueurs et entraîneurs illustrent à merveille ce capharnaüm où chacun veut « brouter » sur la parcelle où il se trouve. Même certains joueurs, le fameux 984, sont devenus de véritables fe

