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Quand les chose sont claires, certaines personnes, les rendent compliquées.
En 1884 lors du signature du traité, l'appellation camaroes , ici des portugais, repris par les anglais Cameroon, se limite aumx territoires de la côte dirigés par le chefs DOUALA;
Douala même s'appelle CAMEROON TOWN,même sises ressortissants eux se font appeler les doualas, c'est à dire descendants d'EWALE
Donc, dire que le traité a été signé entre germano et camerounais, est juste,puisque c'était limité à la cote nommé cameroon.Donc, lee chefs du Cameroon comme on disait a cette époque étaient bien les kings douala
En 1901,sous les ALLEMANDS, le terme CAMEROUN n'est plus limité à la seul région côtière, mais, à toutes les autres régions que les ALLEMANDS ont pris, et Cameroontown devient DOUAlA
Donc, ce que dit KUM A NDUMBA est juste et ne contredit en rien ce qui a été dit, puisqu'il adapte a chaque époque, leterme consacré.
Il dit encore vrai, quand il précise que les 3 rois ont signé ce traité, celui de DEIDO l'ayant fait un jour vanat les 2 autres,et non en qualité de témoin.
En 1884 lors du signature du traité, l'appellation camaroes , ici des portugais, repris par les anglais Cameroon, se limite aumx territoires de la côte dirigés par le chefs DOUALA;
Douala même s'appelle CAMEROON TOWN,même sises ressortissants eux se font appeler les doualas, c'est à dire descendants d'EWALE
Donc, dire que le traité a été signé entre germano et camerounais, est juste,puisque c'était limité à la cote nommé cameroon.Donc, lee chefs du Cameroon comme on disait a cette époque étaient bien les kings douala
En 1901,sous les ALLEMANDS, le terme CAMEROUN n'est plus limité à la seul région côtière, mais, à toutes les autres régions que les ALLEMANDS ont pris, et Cameroontown devient DOUAlA
Donc, ce que dit KUM A NDUMBA est juste et ne contredit en rien ce qui a été dit, puisqu'il adapte a chaque époque, leterme consacré.
Il dit encore vrai, quand il précise que les 3 rois ont signé ce traité, celui de DEIDO l'ayant fait un jour vanat les 2 autres,et non en qualité de témoin.
Merci de patienter...
@ Tous
"We are the Chiefs of Cameroons."
IMPOSTURE !!!
"Montrant d’ores et déjà des signes d’asservissement volontaire et de lobotomie culturelle, certains se parent des “noms d’oiseaux†– King William, Dick Merchant, Yellow Money, Duke ceci et Duke cela et ainsi de suite. »
Rudolf Douala Manga Bell naît en 1872 à Cameroontown (ancienne appellation de la ville de Douala)
Né en 1872 Le GARS s'appelle RUDOLPH !!!
"Ce n’était pas un traité d’annexion, de cession ou d’occupation, mais un accord commercial, un traité « d’attribution de sphère d’influence »;
Le 14 Juillet 1884 Le Drapeau ALLEMAND FLOTTE POUR LA PREMIERE FOIS SUR DOUALA (CAMEROONTWON) Sans aucune contestion, non , LOCK PRISO conteste il voulait le drapeau ANglais, il est massacré, pendant que ses freres Bell et Akwa font la fête !!!
En 1891, à l'âge de 19 ans, après avoir fait son école primaire et une partie du secondaire à Douala, Douala Manga est envoyé en Allemagne pour y continuer ses études. Il s'inscrit au lycée d'Aalen puis à l'Université de Bonn où il apprend le droit.
En 1896, après avoir terminé ses études, il rentre à Kamerunstadt (Douala).
Le rudolph est juriste, formé a une des meilleures ecole d'allemagne, maitrise la langue, et jusqu'en 1900, il n'a rien dit sur le fameux traité ? Ce que faisait Les allemands jusqu'à les remplaissaient les conditions des traités(annexé les autres, les deportés, amenagés leurs à la guise du colon___mais pas touche à pour eux )
"We are the Chiefs of Cameroons."
IMPOSTURE !!!
"Montrant d’ores et déjà des signes d’asservissement volontaire et de lobotomie culturelle, certains se parent des “noms d’oiseaux†– King William, Dick Merchant, Yellow Money, Duke ceci et Duke cela et ainsi de suite. »
Rudolf Douala Manga Bell naît en 1872 à Cameroontown (ancienne appellation de la ville de Douala)
Né en 1872 Le GARS s'appelle RUDOLPH !!!
"Ce n’était pas un traité d’annexion, de cession ou d’occupation, mais un accord commercial, un traité « d’attribution de sphère d’influence »;
Le 14 Juillet 1884 Le Drapeau ALLEMAND FLOTTE POUR LA PREMIERE FOIS SUR DOUALA (CAMEROONTWON) Sans aucune contestion, non , LOCK PRISO conteste il voulait le drapeau ANglais, il est massacré, pendant que ses freres Bell et Akwa font la fête !!!
En 1891, à l'âge de 19 ans, après avoir fait son école primaire et une partie du secondaire à Douala, Douala Manga est envoyé en Allemagne pour y continuer ses études. Il s'inscrit au lycée d'Aalen puis à l'Université de Bonn où il apprend le droit.
En 1896, après avoir terminé ses études, il rentre à Kamerunstadt (Douala).
Le rudolph est juriste, formé a une des meilleures ecole d'allemagne, maitrise la langue, et jusqu'en 1900, il n'a rien dit sur le fameux traité ? Ce que faisait Les allemands jusqu'à les remplaissaient les conditions des traités(annexé les autres, les deportés, amenagés leurs à la guise du colon___mais pas touche à pour eux )
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ar ailleurs, le concerné a rappliqué avec une tribune sur le tribalisme. Nous lui répondrons.
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De la traite négrière au Cameroun; le rôle des chefs Douala
Contrairement au fallacieux argument que les chefs Douala vendirent leurs frères, de nombreux travaux dont ceux, très récents, de l’universitaire américaine Lisa Aubrey sont assez précis et plus complets dont on disposait jusqu’à présent. Le gros du contingent des malheureux captifs que l’on vendait aux négriers venaient de l’hinterland. Réduire ce rôle aux chefs Douala relève également de malhonnêteté intellectuelle.
Dans le document, Tradition orale liée à la traite négrière et à l’esclavage en Afrique centrale, édité par l’Unesco dans le cadre du projet « La route de l’esclave » et publié sous la direction du Professeur Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala, les témoignages camerounais sont assez instructifs. Ils montrent effectivement que l’esclavage a existé, que les fournisseurs noirs étaient des partenaires incontournables des négriers blancs. Ces témoignages fournissent des renseignements sur l’organisation du commerce des esclaves, sur le déroulement de la capture, de la vente et de l’embarquement des esclaves. Ils donnent des indications sur les routes empruntées et leurs débouchés sur le littoral, sur les marchés, lieux de prédilection pour s’approvisionner en esclaves. Enfin, ils renseignent sur les astuces que trouvaient les populations pour être épargnées de l’esclavage, sur le réseau de relations tissées entre les négriers blancs et les traitants noirs et autres intermédiaires.
Selon la documentation relevée par Lisa Aubrey, les trois points d’embarquement furent : Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Ces lieux ne furent pas emménagés par les chefs Douala, mais par les Négriers comme partout ailleurs dans le monde selon leur positionnement géographique et stratégique. Les recherches de notre sœur américaine révèlent enfin que les esclaves destinés aux exploitations du Nouveau Monde provenait pour l’essentiel des Grassfields constituées de la région Bamiléké actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar. De nombreuses autres communautés, comme les Haoussa, furent maîtres des razzias organisées par les complices de cet ignoble crime.
On pourrait produire des tonnes de documents pour contrer la cabale d’Achille Mbembe, mais nous nous en tiendra cette fois à ces quelques démonstrations.
Contrairement au fallacieux argument que les chefs Douala vendirent leurs frères, de nombreux travaux dont ceux, très récents, de l’universitaire américaine Lisa Aubrey sont assez précis et plus complets dont on disposait jusqu’à présent. Le gros du contingent des malheureux captifs que l’on vendait aux négriers venaient de l’hinterland. Réduire ce rôle aux chefs Douala relève également de malhonnêteté intellectuelle.
Dans le document, Tradition orale liée à la traite négrière et à l’esclavage en Afrique centrale, édité par l’Unesco dans le cadre du projet « La route de l’esclave » et publié sous la direction du Professeur Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala, les témoignages camerounais sont assez instructifs. Ils montrent effectivement que l’esclavage a existé, que les fournisseurs noirs étaient des partenaires incontournables des négriers blancs. Ces témoignages fournissent des renseignements sur l’organisation du commerce des esclaves, sur le déroulement de la capture, de la vente et de l’embarquement des esclaves. Ils donnent des indications sur les routes empruntées et leurs débouchés sur le littoral, sur les marchés, lieux de prédilection pour s’approvisionner en esclaves. Enfin, ils renseignent sur les astuces que trouvaient les populations pour être épargnées de l’esclavage, sur le réseau de relations tissées entre les négriers blancs et les traitants noirs et autres intermédiaires.
Selon la documentation relevée par Lisa Aubrey, les trois points d’embarquement furent : Bimbia, Wouri River et Rio Del Rey vers la péninsule de Bakassi. Ces lieux ne furent pas emménagés par les chefs Douala, mais par les Négriers comme partout ailleurs dans le monde selon leur positionnement géographique et stratégique. Les recherches de notre sœur américaine révèlent enfin que les esclaves destinés aux exploitations du Nouveau Monde provenait pour l’essentiel des Grassfields constituées de la région Bamiléké actuelle, du Nord-ouest, du Noun, du Mbam ou du terroir ancestral Tikar. De nombreuses autres communautés, comme les Haoussa, furent maîtres des razzias organisées par les complices de cet ignoble crime.
On pourrait produire des tonnes de documents pour contrer la cabale d’Achille Mbembe, mais nous nous en tiendra cette fois à ces quelques démonstrations.
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il ne s’agit toutefois pas d’un traité d’annexion. La manœuvre de la partie allemande, qui consiste à suppléer l’action des firmes commerciales par l’intervention des autorités publiques de l’État, oblige une analyse des rapports de force, tant il est vrai que la validité d’un traité en Droit international public (DIP) est subordonnée au respect de la liberté contractuelle. C’est la question de l’éthique égalitaire en droit international relationnel qui se décline par les principes de la capacité à lier et du consentement à être lié. Y a-t-il eu un lien conventionnel en 1884 ? Oui. Un traité ? Oui, sous le prisme de la légalité coloniale, avec la réserve que l’éthique égalitaire qui préside le droit conventionnel n’était pas établie. Ce n’était pas un traité d’annexion, de cession ou d’occupation, mais un accord commercial, un traité « d’attribution de sphère d’influence »; un traité dont le lien juridique a été rompu en 1887 lorsque la partie allemande a cessé de remplir son obligation. La suite n’est qu’un rapport de force. François de Vitoria écrit dans cette ligne qu’il ne suffit pas « de prendre pour acquérir juridiquement ». Les traits semblent avoir été forcés dans le but de justifier l’idée d’un traité d’annexion alors même qu’une qualification autre - à l’exemple de la convention d’établissement commercial - n’aurait pas dispensé le Cameroun d’une annexion programmée.’’
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Le paradoxe, constaté dans ce pré-traité et finalement relevé par des juristes, révèle la profonde incompréhension entre les signataires dans la signification des termes employés. La transcription finale en contiendra l’essence. En cause manifestement, un certain analphabétisme des chefs locaux et la ruse des commerçants allemands, poussés (?) par le Reich. Pour rappel, de nombreuses zones franches commerciales sont aujourd’hui propriété de multinationales sans que la souveraineté des pays qui les « hébergent » en soit affectée. C’était l’idée de fond des chefs Douala, du moins l’interprétation que l’on peut en faire aujourd’hui sur le plan du droit moderne.
Au sujet de ce propos, les travaux de Rodrigue Ngando Sandjè nous en apportent un bel éclairage et l’un des cas d’interprétation qui nous semble cohérent est que « le Traité de 1884 était avant tout un accord commercial qui étendait aux deux autres parties celui passé le 30 janvier 1883 par les seuls Edouard Schmidt et le roi Akwa. Il ne pouvait précisément s’agir d’un traité d’annexion qui promeut l’idée de colonialisme; le plus important étant que cet accord relève la capacité juridique des firmes allemandes. Une « parade » a consisté à associer le Consul général Gustav Nachtigal, ou encore Edouard Woermann, à l'entreprise en qualité de représentant du Reich. Cette contradiction n’est-elle pas de nature à renforcer le doute sur les intentions de la partie allemande, sans besoin d’aller jusqu'à la conclusion que le Traité de 1884 n’est pas le fait de « deux autorités politiques » ? Il en est ainsi lorsqu’un certain Edouard Woermann, qu’on disait en villégiature à Douala et dont le rôle dans la politique allemande au Cameroun n’a jamais été établi, est consigné dans les Mémoires du Reichstag comme signataire du Traité de 1884, au détriment du Consul Nachtigal. Le moins qu’on puisse dire est que la supposée présence de l’un comme celle de l’autre entend donner au document la nature juridique d’un traité d’annexion, en vertu du principe de la délégation d’exercice (...) Mais cette intention ne saurait être validée du moment où la procédure usuelle n’a pas été établie : s’il y a bien eu traité, du fait de l’entreprise des sujets de droit dotés « de la capacité requise »
Au sujet de ce propos, les travaux de Rodrigue Ngando Sandjè nous en apportent un bel éclairage et l’un des cas d’interprétation qui nous semble cohérent est que « le Traité de 1884 était avant tout un accord commercial qui étendait aux deux autres parties celui passé le 30 janvier 1883 par les seuls Edouard Schmidt et le roi Akwa. Il ne pouvait précisément s’agir d’un traité d’annexion qui promeut l’idée de colonialisme; le plus important étant que cet accord relève la capacité juridique des firmes allemandes. Une « parade » a consisté à associer le Consul général Gustav Nachtigal, ou encore Edouard Woermann, à l'entreprise en qualité de représentant du Reich. Cette contradiction n’est-elle pas de nature à renforcer le doute sur les intentions de la partie allemande, sans besoin d’aller jusqu'à la conclusion que le Traité de 1884 n’est pas le fait de « deux autorités politiques » ? Il en est ainsi lorsqu’un certain Edouard Woermann, qu’on disait en villégiature à Douala et dont le rôle dans la politique allemande au Cameroun n’a jamais été établi, est consigné dans les Mémoires du Reichstag comme signataire du Traité de 1884, au détriment du Consul Nachtigal. Le moins qu’on puisse dire est que la supposée présence de l’un comme celle de l’autre entend donner au document la nature juridique d’un traité d’annexion, en vertu du principe de la délégation d’exercice (...) Mais cette intention ne saurait être validée du moment où la procédure usuelle n’a pas été établie : s’il y a bien eu traité, du fait de l’entreprise des sujets de droit dotés « de la capacité requise »
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S’agissant de l’avilissement proprement dit et de l’abandon de souveraineté, ce document est assez paradoxal et est soumis à interprétation individuelle. Les historiens qui s’y sont penchés, comme Achille Mbembe, y ont posé un regard parcellaire et volontairement ignoré l’ensemble du texte dont les « réserves » des chefs Douala signataires démontrent clairement que ce ne fut pas un abandon d’un exercice politique souverain mais bel et bien d’usage des droits d’exploitation entre des propriétaires fonciers et des commerçants étrangers. Le pré-traité du 12 juillet en révèle la profondeur :
Cameroons River, July 12th, 1884
• Our wish is that white men should not go up and trade with the Bushmen, nothing to do with our markets; they must stay here in this River, and then give us trust so that we will trade with our Bushmen.
• We need no protection; we should like our country to annex with the government of any European Power.
• We need no alteration about our marriages, we shall marry as we are doing now.
• Our cultivated ground must not be taken from us, for we are not able to buy and sell as other countries.
• We need no Duty or Custom House in our country.
• We shall keep bullocks, pigs, goats, fowls as it is now and also no duty on them.
• No man should take another man’s wife by force or else a heavy fine.
• We need no fighting and beating without fault and no imprisonment on paying the trust without notice and no man should be put to Iron for the trust.
We are the Chiefs of Cameroons.
Cameroons River, July 12th, 1884
• Our wish is that white men should not go up and trade with the Bushmen, nothing to do with our markets; they must stay here in this River, and then give us trust so that we will trade with our Bushmen.
• We need no protection; we should like our country to annex with the government of any European Power.
• We need no alteration about our marriages, we shall marry as we are doing now.
• Our cultivated ground must not be taken from us, for we are not able to buy and sell as other countries.
• We need no Duty or Custom House in our country.
• We shall keep bullocks, pigs, goats, fowls as it is now and also no duty on them.
• No man should take another man’s wife by force or else a heavy fine.
• We need no fighting and beating without fault and no imprisonment on paying the trust without notice and no man should be put to Iron for the trust.
We are the Chiefs of Cameroons.
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La dissolution des sociétés autochtones est le fait des puissances en mission de conquête sur cette terre d’Afrique et prétendre le contraire est intellectuellement malhonnête.
Des traités signés par les chefs Douala
On peu généralement lire ici et là que le traité Germano-Douala du 12 janvier 1884 fait du Cameroun un protectorat allemand. Celle extrapolation mérite d’être décriée une fois pour toutes. À l’observation, c’était un simple traité de commerce entre des chefs locaux et des missions commerciales allemandes. La récupération politique ne le sera que plus tard. L’interprétation abusive des termes d’une proposition d’entente préalablement destinée aux Anglais -ce texte est écrit en anglais faut-il préciser- a mené à tous les préjugés disséminés dans la mémoire collective.
Ainsi, au-delà des morceaux choisis du politologue Mbembe, il faut savoir que dans le contexte de l’époque, tout traité avait pour but de se prémunir ou de bénéficier de certains avantages. Explication de texte. Vouloir se placer sous protectorat anglais puis finalement l’obtenir des Allemands découlait de principes de coopération et de diplomatie bien plus raffinés aujourd’hui. Tout comme l’objet des traités demandant une « protection » par les chefs Douala à travers une série de lettres adressée en 1864, 1879 et 1881 relevait d’espèces d’accord de défense. Pourquoi ? Élémentaire. Ils avaient évalué certains rapports de force et estimé qu’il valait mieux, devant la concurrence ambiante, s’adosser à l’une d’entre-elles. Et, redisons-le, ces ententes étaient de nature fondamentalement commerciale comme la Cour d’équité établie le 14 janvier 1856, dont le texte stipule entre autres qu’elle fut créée en vue d’une « meilleure réglementation des affaires commerciales entre les subrécargues (surveillants de la cargaison et agents de commerce) et les commerçants indigènes du fleuve Cameroun … ». Une farce ? Libre à lui. Mais passons car, de toutes les façons, pour Achille Mbembe, les chefs Douala n’ont aucun mérite, ni dans la conscience collective, ni dans leur réalisation propre et le devenir de leur communauté et, partant, celui d’un Kamerun en gestation.
Des traités signés par les chefs Douala
On peu généralement lire ici et là que le traité Germano-Douala du 12 janvier 1884 fait du Cameroun un protectorat allemand. Celle extrapolation mérite d’être décriée une fois pour toutes. À l’observation, c’était un simple traité de commerce entre des chefs locaux et des missions commerciales allemandes. La récupération politique ne le sera que plus tard. L’interprétation abusive des termes d’une proposition d’entente préalablement destinée aux Anglais -ce texte est écrit en anglais faut-il préciser- a mené à tous les préjugés disséminés dans la mémoire collective.
Ainsi, au-delà des morceaux choisis du politologue Mbembe, il faut savoir que dans le contexte de l’époque, tout traité avait pour but de se prémunir ou de bénéficier de certains avantages. Explication de texte. Vouloir se placer sous protectorat anglais puis finalement l’obtenir des Allemands découlait de principes de coopération et de diplomatie bien plus raffinés aujourd’hui. Tout comme l’objet des traités demandant une « protection » par les chefs Douala à travers une série de lettres adressée en 1864, 1879 et 1881 relevait d’espèces d’accord de défense. Pourquoi ? Élémentaire. Ils avaient évalué certains rapports de force et estimé qu’il valait mieux, devant la concurrence ambiante, s’adosser à l’une d’entre-elles. Et, redisons-le, ces ententes étaient de nature fondamentalement commerciale comme la Cour d’équité établie le 14 janvier 1856, dont le texte stipule entre autres qu’elle fut créée en vue d’une « meilleure réglementation des affaires commerciales entre les subrécargues (surveillants de la cargaison et agents de commerce) et les commerçants indigènes du fleuve Cameroun … ». Une farce ? Libre à lui. Mais passons car, de toutes les façons, pour Achille Mbembe, les chefs Douala n’ont aucun mérite, ni dans la conscience collective, ni dans leur réalisation propre et le devenir de leur communauté et, partant, celui d’un Kamerun en gestation.
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Aux sources de l’auteur
Pour dresser un véritable portrait des chefs Douala, Achille Mbembe se réfère à des témoignages de missionnaires. Rien de moins. Ce choix, pas anodin, trahit l’objectif ultime qui est de tracer au gros crayon rouge, les tares de cette tribu et ses chefs. Qui prendra réellement au sérieux les « observations » de personnages venus ôter toute âme aux Africains primitifs et leur inculquer les notions supérieures européennes. Fers de lance de la colonisation, nous n’accordons aucune crédibilité à ces violeurs des âmes et des consciences puisqu’ils avaient besoin de ces « analyses sociologiques » pour justifier les forfaits qui suivront. Ce qu’un George Grenfell décrit et qui concerne tous les chefs de la côte ouest-africaine, est-il différent de ce que les autres explorateurs ont dit de ces chefs tribaux ? De ce malheureux missionnaire, on rapportera ceci : « Here he made acquaintance with that pitiful mixture of savagery and civilization so characteristic of the West coast of Africa—kings dressed like dignified scarecrows, chiefs who would cringe for a bit of tobacco, men rejoicing in such names as Brass Pan, Pocket, and Liverpool Joss, women with a dozen brooches fastened in their hair for lack of a dress to pin them to. And combined with all this, as if to prevent the onlooker from regarding it lightly as mere pantomime, there was stark naked heathenism with its superstitions, its cruelties, its hopelessness. » Pour mémoire, on se souviendra de comment furent présentés aux « nations civilisées » tous les chefs, rois ou empereurs croisés sur le chemin de la colonisation. Dans ce cas précis, la mission chrétienne des européens reste et demeure un objectif d’abrutissement collectif contenu dans la chaîne des cinq C de la conquête des nouveaux territoires du monde : « Curiosité, Civilisation, Christianisation, Commerce, Colonisation ». Contrairement à ce que conclut Monsieur Mbembe, ce ne sont pas ces « esprits oisifs rompus à des habitudes sanguinaires et responsables du cortège de cruautés et de la corruption qui conduiront finalement à la dissolution des sociétés autochtones de l’époque ».
Pour dresser un véritable portrait des chefs Douala, Achille Mbembe se réfère à des témoignages de missionnaires. Rien de moins. Ce choix, pas anodin, trahit l’objectif ultime qui est de tracer au gros crayon rouge, les tares de cette tribu et ses chefs. Qui prendra réellement au sérieux les « observations » de personnages venus ôter toute âme aux Africains primitifs et leur inculquer les notions supérieures européennes. Fers de lance de la colonisation, nous n’accordons aucune crédibilité à ces violeurs des âmes et des consciences puisqu’ils avaient besoin de ces « analyses sociologiques » pour justifier les forfaits qui suivront. Ce qu’un George Grenfell décrit et qui concerne tous les chefs de la côte ouest-africaine, est-il différent de ce que les autres explorateurs ont dit de ces chefs tribaux ? De ce malheureux missionnaire, on rapportera ceci : « Here he made acquaintance with that pitiful mixture of savagery and civilization so characteristic of the West coast of Africa—kings dressed like dignified scarecrows, chiefs who would cringe for a bit of tobacco, men rejoicing in such names as Brass Pan, Pocket, and Liverpool Joss, women with a dozen brooches fastened in their hair for lack of a dress to pin them to. And combined with all this, as if to prevent the onlooker from regarding it lightly as mere pantomime, there was stark naked heathenism with its superstitions, its cruelties, its hopelessness. » Pour mémoire, on se souviendra de comment furent présentés aux « nations civilisées » tous les chefs, rois ou empereurs croisés sur le chemin de la colonisation. Dans ce cas précis, la mission chrétienne des européens reste et demeure un objectif d’abrutissement collectif contenu dans la chaîne des cinq C de la conquête des nouveaux territoires du monde : « Curiosité, Civilisation, Christianisation, Commerce, Colonisation ». Contrairement à ce que conclut Monsieur Mbembe, ce ne sont pas ces « esprits oisifs rompus à des habitudes sanguinaires et responsables du cortège de cruautés et de la corruption qui conduiront finalement à la dissolution des sociétés autochtones de l’époque ».
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chille Mbembe et l’histoire des chefs Douala (1/2)
Posture et imposture
Dans un texte au vitriol largement diffusé, l’enseignant camerounais dresse un véritable réquisitoire contre les autorités traditionnelles de la tribu Douala du Cameroun. Son propos fielleux découlant du refus par le Canton Bell de voir ériger une statue à l’honneur de Ruben Um Nyobe, syndicaliste, homme politique et résistant assassiné dans son fief de Boumnyebel en 1958. Pour Achille Mbembe, cette décision vient tout naturellement d’une forfaiture constante inscrite dans la nuit des temps chez les chefs Douala.
Florilège : « Montrant d’ores et déjà des signes d’asservissement volontaire et de lobotomie culturelle, certains se parent des “noms d’oiseaux†– King William, Dick Merchant, Yellow Money, Duke ceci et Duke cela et ainsi de suite. » « En 1856, ils signent un traité qui institue à Douala une Cour dite d’équité – une véritable farce. » « Dès la fin des années 1870, ils entreprennent une vaste campagne visant à se placer, illico, sous la domination anglaise. » « les chefs Bell et Akwa plaident de nouveau pour l’annexion pure et simple du Cameroun par la Reine d’Angleterre. » « Faut-il le rappeler, UM, MOUMIE, OUANDIE, KINGUE, YEM MBACK, OSENDE AFANA et une foule de sans-noms et de sans-visages sacrifieront leur vie pour réparer le forfait de Bell, Akwa et bien d’autres. »
Les thèmes choisis et la chronologie de certains événements appellent cependant à rétablir plusieurs faits et rafraîchir la mémoire de l’historien. Parce que ce texte aux généralités affligeantes n’apporte rien au débat qui fait rage en ce moment au Cameroun mais, plutôt, exacerbe encore plus les tensions. Dans une conclusion élémentaire, des esprits simples et mêmes avertis se sont dit : « Les Douala ont vendu le Cameroun et n’ont jamais pris en compte que leurs royaumes de pacotille ».
Aujourd’hui se dessine dangereusement en filigrane un affrontement plus large entre Douala et Bassas, tribu dont était originaire Ruben Un Nyobe. Achille Mbembe sur-réagit-il parce qu’il est Bassa d’origine ? Certains le pensent mais cela n’est pas le plus important.
Posture et imposture
Dans un texte au vitriol largement diffusé, l’enseignant camerounais dresse un véritable réquisitoire contre les autorités traditionnelles de la tribu Douala du Cameroun. Son propos fielleux découlant du refus par le Canton Bell de voir ériger une statue à l’honneur de Ruben Um Nyobe, syndicaliste, homme politique et résistant assassiné dans son fief de Boumnyebel en 1958. Pour Achille Mbembe, cette décision vient tout naturellement d’une forfaiture constante inscrite dans la nuit des temps chez les chefs Douala.
Florilège : « Montrant d’ores et déjà des signes d’asservissement volontaire et de lobotomie culturelle, certains se parent des “noms d’oiseaux†– King William, Dick Merchant, Yellow Money, Duke ceci et Duke cela et ainsi de suite. » « En 1856, ils signent un traité qui institue à Douala une Cour dite d’équité – une véritable farce. » « Dès la fin des années 1870, ils entreprennent une vaste campagne visant à se placer, illico, sous la domination anglaise. » « les chefs Bell et Akwa plaident de nouveau pour l’annexion pure et simple du Cameroun par la Reine d’Angleterre. » « Faut-il le rappeler, UM, MOUMIE, OUANDIE, KINGUE, YEM MBACK, OSENDE AFANA et une foule de sans-noms et de sans-visages sacrifieront leur vie pour réparer le forfait de Bell, Akwa et bien d’autres. »
Les thèmes choisis et la chronologie de certains événements appellent cependant à rétablir plusieurs faits et rafraîchir la mémoire de l’historien. Parce que ce texte aux généralités affligeantes n’apporte rien au débat qui fait rage en ce moment au Cameroun mais, plutôt, exacerbe encore plus les tensions. Dans une conclusion élémentaire, des esprits simples et mêmes avertis se sont dit : « Les Douala ont vendu le Cameroun et n’ont jamais pris en compte que leurs royaumes de pacotille ».
Aujourd’hui se dessine dangereusement en filigrane un affrontement plus large entre Douala et Bassas, tribu dont était originaire Ruben Un Nyobe. Achille Mbembe sur-réagit-il parce qu’il est Bassa d’origine ? Certains le pensent mais cela n’est pas le plus important.
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