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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Man Bassa Man Bassa de Paris (France) a écrit le 7 janvier 2004 à 2h35
@Bencheur

Dialoguer n’est pas synonyme d’inertie. C’est encore moins se complaire dans une attitude de complaisance béate. Dialoguer pour nous, c’est entrer dans un processus de discussion, de négociation, de joutes animées susceptibles d’aboutir à un résultat escompté. C’est donc effectivement être dans l’action et non subir stoïquement les aléas.

Notre histoire commune est jalonnée de personnes ayant voulu changer le système par la violence. Au-delà du mythe, que reste-t-il aujourd’hui de ce pourquoi ils ont sacrifié leur vie ? Pas grand-chose en tout cas.

Um Nyobe ? Il est amusant et triste de constater que son combat ne lui a pas survécu. Autant son action non violente, parce qu’inscrit dans un processus de dialogue et de concertation, a connu des succès appréciables dont l’aboutissement sera l’indépendance du Cameroun, autant dans la dernière partie de sa vie, optant pour une lutte armée vaine, il a contribué à la terreur dans les villes et villages. Pour quel résultat : L’UPC n’est plus que l’ombre de lui-même aujourd’hui, déchirée qu’elle est dans des conflits de personnes. Et l’on peine à croire même qu’elle eût à jouer un rôle considérable dans le Cameroun naissant !

Ntang élargit le débat et précise un peu plus l’appréhension que nous avons à mener des actions violentes alors que les forces en présence sont disproportionnées. Face à la globalisation des intérêts (des appétits devrais-je dire) et devant la paupérisation de l’économie camerounaise et des camerounais en général, il faudrait y réfléchir par deux fois.

J’ai encore en mémoire, des larmes de ceux qui ont tout perdu lors des villes mortes à Douala. Qu’en est-il resté ? Une ville livrée à elle-même et soumise à une diète financière avec comme corollaire l’extrême délabrement des services publics au sens large. Crois-moi Frère, personne à Douala ne souhaiterait revivre ses évènements.

Bidoung partira. Je crois qu’il est vain de se focaliser sur sa seule personne. Car son remplaçant ne fera guère mieux. Par contre en s’attaquant intelligemment au système entier, l’action bien que longue, portera des fruits.

Une question : nos anciennes gloires, MILLA, BELL, NKONO, MAYEBI, MANGA ONGUENE,…qui tous fricotent, ont fricoté ou rêvent de fricoter dans les rouages du sport camerounais, sont aphones. Ne portent-ils pas par leur silence complaisant et approbateur, autant de responsabilité qu’un ministre des sports en mal de popularité ?

Pour finir, l’établissement de la peine de mort n’ayant jamais fait baisser les crimes dans un pays, peut-on raisonnablement croire aux vertus préventives des actions violentes ?

@Ndogkoti

Pour ton dévouement Frère, chapeau bas !

HIGI JAM LI GWE NGEN (Un temps pour toute chose)
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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