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BONNE ANNÉE 2004 BONNE ANNÉE 2004 a écrit le 30 décembre 2003 à 17h37
Cameroun: les autorités ferment une dizaine de radios et télés privées


Une dizaine de stations de radio et de télévision, à diffusion très locale, ont été interdites dans les provinces de l'Ouest et du Nord-Ouest au Cameroun faute d'autorisation officielle, a-t-on appris mardi auprès de ces médias."Des représentants du ministère de la Communication et de l'Agence de régulation du secteur des Télécommunications venus de Yaoundé (...) nous ont fait savoir que nous n'avions pas d'autorisation officielle pour fonctionner", a indiqué à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable d'un de ces médias interrogé par téléphone depuis Yaoundé."En citant le cas de la radio des Mille collines au Rwanda (qui avait appelé avant et pendant le génocide au meurtre des Tutsis sur ses ondes, ndlr), ces officiels nous ont fait savoir que le secteur de la communication était trop sensible pour ne pas être contrôlé", a ajouté la même source.La décision devrait prendre effet mercredi à minuit, selon le ministère de la Communication.Depuis la libéralisation de l'audiovisuel en avril 2000, une soixantaine de radios privées ont été créées, mais le ministère chargé de la Communication n'a toujours pas délivré de licences en bonne et due forme aux stations privées exerçant dans ce pays d'Afrique centrale de 15 millions d'habitants.A Bamenda, chef-lieu de la province du Nord-Ouest, les autorités, sur recommandations du ministre de la Communication, Jacques Fame Ndongo, ont fait fermer cinq radios et deux télévisions. Une seule radio privée, Afrique Nouvelle, émet désormais dans cette province anglophone.Selon le trihebdomadaire The Herald paraissant à Yaoundé, "ces mesures sont prises parce que les pouvoirs publics ont peur que les radios et télévisions privées ne fassent des campagnes en faveur de l'opposition pour la présidentielle de 2004" au Cameroun.A Douala, Radio Veritas, la radio du cardinal Christian Tumi, l'archevêque de la ville - connu pour ses prises de positions peu amènes envers le président camerounais Paul Biya -, avait été initialement interdite peu après avoir commencé à émettre en novembre. Elle a finalement été autorisée le 12 décembre sur "instruction du président Paul Biya".Le matériel et les locaux de Freedom FM à Douala sont eux toujours sous scellés depuis le 24 mai dernier, jour même de son lancement par le journaliste Pius Njawe, directeur du groupe de presse Le Messager.Pius Njawé avait été condamné à un an de prison ferme et avait effectué dix mois de détention en 1998 pour "propagation de fausses nouvelles" après avoir fait état dans son journal d'un "malaise cardiaque" du président Biya.
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LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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