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Je vous communique ces articles "piqués" sur le site de "MUTATIONS". Bonne lecture.
1 - Sport : Football : Le doublé de Coton Sport. Le champion du Cameroun 2003 remporte la coupe devant Sable de Batié (2-1).
Bertille M. Bikoun
" Nous avons la malchance en Coupe du Cameroun ". On comprend la déception du capitaine de Sable de Batié, Andréas Okang Obang, à l'issue de la finale de la Coupe du Cameroun qui a vu la défaite de ses coéquipiers face à Coton Sport de Garoua. Une défaite aux allures de remake de la précédente édition que Okang Obang n'a pas oubliée : " C'est la même chose qui nous est arrivée l'année dernière : nous marquons, puis l'équipe adverse égalise et nous bat. C'est la malchance. C'est tout ce que je peux dire ". Ses coéquipiers ne seront pas plus bavards. Pas plus que l'entraîneur principal de Sable, Joseph Victor Kouhawa.
Tout commence pourtant bien pour les " San San Boys ". La motivation est là . Contrairement aux joueurs de Coton Sport de Garoua, ceux de Sable ont l'air plus sereins. D'ailleurs, sur le terrain cela ce fera ressentir. Même si Sable mettra dix minutes pour sortir de son attentisme. Après avoir été bousculé par Coton Sport de Garoua, c'est Sable qui obtiendra pourtant la première véritable action de jeu. Sur une relance du milieu du terrain, les deux milieux offensifs de Sable de Batié, Numfor Sylvestre Ambé et Mathias Nlend parviennent à tromper la vigilance de la défense des cotonniers. Les deux joueurs vont cependant buter sur le portier des Vert et Blanc, Mathurin Kameni, qui sort par anticipation et se saisit du ballon.
Six minutes plutard, on retrouve le même Numfor Sylvestre Ambé à la finition d'une action partie du centre du terrain. Le ballon viendra se poser sur la tête du joueur bien en place au point de penalty. On croit alors voir là le premier but de la partie, mais Numfor n'ajustera pas son tire. Et la balle passe au dessus de la barre transversale de la cage de Kameni pourtant battu. Le bourreau de la défense de Coton Sport gâchera plusieurs actions de ce type. Au grand dam de ses coéquipiers qui, à l'arrière, essayaient tant bien que mal, de faire circuler le ballon. En exploitant les espaces laissés par les champions du Cameroun. Même si cela n'a pas toujours été évident. Car en face, les grands gabarits de Coton Sport étaient très souvent là pour stopper une action de balle aérienne (comme aiment à la faire les San San Boys) ou récupérer des longs ballons. C'est donc logiquement qu'à la 43ème minute, les joueurs de Sable trouvent une faille dans cette défense de Coton Sport quelque peu fébrile en cette fin de première mi-temps. C'est sur une incompréhension entre Nsangue et son gardien de buts que le défenseur qui tentait de dégager le ballon de sa surface de réparation, va plutôt le propulser, de la pointe du pied, au fond des filets de Kameni.
Délivrance
Le gardien de Coton Sport qui encaisse mal le coup, reviendra plus confiant à la reprise. Il va multiplier les arrêts de classe. Permettant ainsi à ses coéquipiers de mener des assauts répétés dans le camp adverse. En fait, du retour des vestiaires, les Cotonniers sont transformés. Puisqu'ils sont au départ du ballon en cette seconde manche, ils vont aller jusqu'au bout de leur action. Celle-ci sera malheureusement repoussée à l'entrée de la surface de réparation de Sable. Le capitaine Boya Ntsogo et ses coéquipiers ne désarment pas. Ils reviennent à l'assaut. Sanda Oumarou effectue un débordement sur l'aile gauche. Du point de corner, il fait un centre au point de penalty. Après plusieurs rebonds manqués des Cotonniers, le ballon atterrit sur les pieds de son attaquant congolais, Wilfrid Endzanga, seul devant les buts vides de Franklin Oben Tabi. C'est la délivrance. Coton Sport exulte. Comme un seul homme, plus des trois quarts des spectateurs du stade Ahmadou Ahidjo se lèvent pour saluer ce but. Celui de l'espérance.
La victoire ! En cette 2ème minute de la reprise, nombreux sont ceux qui y croient. Du moins, le staff technique et les supporters de Coton Sport dont nombreux sont partis du grand Nord. Sur le terrain, les joueurs se défoncent : aucun espace libre, tout le monde défend, tout le monde attaque, la circulation du ballon est fluide... C'est à ce moment que l'entraîneur des cotonniers, Lamine Ndiaye, choisit d'opérer son premier remplacement. Il fait rentrer Bitrus Minusu à la place de l'attaquant Hamadou Soussia, transparent durant son séjour sur le terrain. Le remplacement porte. Puisque c'est Minusu qui délivre Coton Sport. Plutôt, c'est lui qui permet au champion du Cameroun de faire le doublé. Son équipe l'emportant 2-1. Une victoire historique. Elle coïncide avec la dixième année du club en D1. Et depuis lors, les Cotonniers, quatre fois champions du Cameroun, étaient à la recherche de cette coupe qui leur avait échappé en 1999, lorsqu'ils furent battus en finale par Canon. La deuxième fois aura alors été la bonne. Même si ce titre ne leur servira pas à grand chose. Puisque Coton Sport est qualifié pour la Ligue des champions édition 2004. La consolation de Sable est donc cette place africaine. Les San San Boys seront le deuxième représentant du Cameroun à la dernière née des coupes inter-clubs de la Caf, la Coupe de la Confédération.
2 - Sport : Vu à la télé : Président Bidoung Mkpatt. Dans les éléments de ses journaux télévisés de jeudi et vendredi derniers, la Crtv de Gervais Mendo Ze a eu énormément de mal à dire avec certitude, la date de déroulement d’une finale de Coupe du Cameroun qui avait pourtant décidé de se dérouler le week-end.
Thiéry Gervais Gango
Dans les éléments de ses journaux télévisés de jeudi et vendredi derniers, la Crtv de Gervais Mendo Ze a eu énormément de mal à dire, avec certitude, la date de déroulement d’une finale de Coupe du Cameroun qui avait pourtant décidé de se dérouler le week-end. On s’était remis à éclairer le chemin présidentiel qui mène au stade Amadou Ahidjo. Quelques tâcherons recrutés sur le tard s’activaient à badigeonner de chaud et de sueur les terre-plein. Par un communiqué où il demandait aux journalistes de la presse nationale et internationale de déposer leurs demandes d’accréditation, Jacques Fame Ndongo, le ministre de la Communication, avait retrouvé de l’activité. Le ministère de la Jeunesse et des Sports s’activait au rythme de ce folklore que le très théâtral chef de ce département ministériel y a consacré en mode de fonctionnement. Silence radio et télé sur une date dont on ne comprend pas que la Crtv qui la connaissait ait eu tant de mal à la prononcer, se contentant, délibérément en tout état de cause, de dérouler le tapis à un Bidoung Mkpatt qui a visiblement pris, ces derniers jours, beaucoup de galons. Jeudi et vendredi, à la sortie des réunions de concertation et de la conférence de presse qu’il a donné sur le sujet, il est apparu à la télévision comme un chef qui appelait à une mobilisation sur un événement qui allait se dérouler "dans les tout prochains jours ".
Alors qu’on en était à s’interroger sur sa posture devant les caméras conquises et définitivement alignées de la télévision d’Etat, sur son assurance et le choix de faire une adresse à ses compatriotes, le même ministre est réapparu quelques heures avant le coup d’envoi de la finale, encore plus sûr de lui, très sérieux d’ailleurs, avec la même invitation à venir rendre gloire à Dieu sur terre et à prendre d’assaut le stade Omnisport de Yaoundé.
Et ce qui a frappé dans cette deuxième sortie, c‘est certainement le décor plus solennel qui avait été préparé pour ce très exceptionnel message à la nation. Les jours avant, il y avait quand même une photo du président de la République en fond de scène. Samedi et dimanche derniers, elle avait disparu. Alors qu’il était debout lors de sa première sortie à la Crtv, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt a choisi, le jour de la finale de la Coupe du Cameroun, de prendre place confortablement dans un fauteuil, derrière une table, dans un cadre qui n’a pas manqué de faire penser à celui du chef de l’Etat lors de ses messages à la nation.
Avec la connivence ou la complaisance du très discipliné service des sports de la Crtv-télé dont la mise en scène fut peut-être des meilleures en cette veille d’année électorale où personne n’est encore en mesure de dire qui succédera à Paul Biya à la magistrature suprême. Où même de s’avancer de manière formelle sur la candidature du président de la République au demeurant seul capitaine (on le croit) dans un Etat de droit qui, comme tous les autres a normalement le droit de se poser des questions lorsqu’un ministre de la République décide d’adresser un message à la nation. Comme Pierre "Ismaël " Bidoung Mkpatt l’a fait le week-end dernier. Comme s’il s’était mis à rêver d’occuper le fauteuil convoité en sourdine par tous ces " marabouts politiques " qui s’activent sur l’échiquier national. Comme il n’aurait certainement pas dû le faire en vertu des lois de la République. A moins que ce ne soit une manière de faire passer un autre message. Qu’on va attendre de décrypter.
Je vous communique ces articles "piqués" sur le site de "MUTATIONS". Bonne lecture.
1 - Sport : Football : Le doublé de Coton Sport. Le champion du Cameroun 2003 remporte la coupe devant Sable de Batié (2-1).
Bertille M. Bikoun
" Nous avons la malchance en Coupe du Cameroun ". On comprend la déception du capitaine de Sable de Batié, Andréas Okang Obang, à l'issue de la finale de la Coupe du Cameroun qui a vu la défaite de ses coéquipiers face à Coton Sport de Garoua. Une défaite aux allures de remake de la précédente édition que Okang Obang n'a pas oubliée : " C'est la même chose qui nous est arrivée l'année dernière : nous marquons, puis l'équipe adverse égalise et nous bat. C'est la malchance. C'est tout ce que je peux dire ". Ses coéquipiers ne seront pas plus bavards. Pas plus que l'entraîneur principal de Sable, Joseph Victor Kouhawa.
Tout commence pourtant bien pour les " San San Boys ". La motivation est là . Contrairement aux joueurs de Coton Sport de Garoua, ceux de Sable ont l'air plus sereins. D'ailleurs, sur le terrain cela ce fera ressentir. Même si Sable mettra dix minutes pour sortir de son attentisme. Après avoir été bousculé par Coton Sport de Garoua, c'est Sable qui obtiendra pourtant la première véritable action de jeu. Sur une relance du milieu du terrain, les deux milieux offensifs de Sable de Batié, Numfor Sylvestre Ambé et Mathias Nlend parviennent à tromper la vigilance de la défense des cotonniers. Les deux joueurs vont cependant buter sur le portier des Vert et Blanc, Mathurin Kameni, qui sort par anticipation et se saisit du ballon.
Six minutes plutard, on retrouve le même Numfor Sylvestre Ambé à la finition d'une action partie du centre du terrain. Le ballon viendra se poser sur la tête du joueur bien en place au point de penalty. On croit alors voir là le premier but de la partie, mais Numfor n'ajustera pas son tire. Et la balle passe au dessus de la barre transversale de la cage de Kameni pourtant battu. Le bourreau de la défense de Coton Sport gâchera plusieurs actions de ce type. Au grand dam de ses coéquipiers qui, à l'arrière, essayaient tant bien que mal, de faire circuler le ballon. En exploitant les espaces laissés par les champions du Cameroun. Même si cela n'a pas toujours été évident. Car en face, les grands gabarits de Coton Sport étaient très souvent là pour stopper une action de balle aérienne (comme aiment à la faire les San San Boys) ou récupérer des longs ballons. C'est donc logiquement qu'à la 43ème minute, les joueurs de Sable trouvent une faille dans cette défense de Coton Sport quelque peu fébrile en cette fin de première mi-temps. C'est sur une incompréhension entre Nsangue et son gardien de buts que le défenseur qui tentait de dégager le ballon de sa surface de réparation, va plutôt le propulser, de la pointe du pied, au fond des filets de Kameni.
Délivrance
Le gardien de Coton Sport qui encaisse mal le coup, reviendra plus confiant à la reprise. Il va multiplier les arrêts de classe. Permettant ainsi à ses coéquipiers de mener des assauts répétés dans le camp adverse. En fait, du retour des vestiaires, les Cotonniers sont transformés. Puisqu'ils sont au départ du ballon en cette seconde manche, ils vont aller jusqu'au bout de leur action. Celle-ci sera malheureusement repoussée à l'entrée de la surface de réparation de Sable. Le capitaine Boya Ntsogo et ses coéquipiers ne désarment pas. Ils reviennent à l'assaut. Sanda Oumarou effectue un débordement sur l'aile gauche. Du point de corner, il fait un centre au point de penalty. Après plusieurs rebonds manqués des Cotonniers, le ballon atterrit sur les pieds de son attaquant congolais, Wilfrid Endzanga, seul devant les buts vides de Franklin Oben Tabi. C'est la délivrance. Coton Sport exulte. Comme un seul homme, plus des trois quarts des spectateurs du stade Ahmadou Ahidjo se lèvent pour saluer ce but. Celui de l'espérance.
La victoire ! En cette 2ème minute de la reprise, nombreux sont ceux qui y croient. Du moins, le staff technique et les supporters de Coton Sport dont nombreux sont partis du grand Nord. Sur le terrain, les joueurs se défoncent : aucun espace libre, tout le monde défend, tout le monde attaque, la circulation du ballon est fluide... C'est à ce moment que l'entraîneur des cotonniers, Lamine Ndiaye, choisit d'opérer son premier remplacement. Il fait rentrer Bitrus Minusu à la place de l'attaquant Hamadou Soussia, transparent durant son séjour sur le terrain. Le remplacement porte. Puisque c'est Minusu qui délivre Coton Sport. Plutôt, c'est lui qui permet au champion du Cameroun de faire le doublé. Son équipe l'emportant 2-1. Une victoire historique. Elle coïncide avec la dixième année du club en D1. Et depuis lors, les Cotonniers, quatre fois champions du Cameroun, étaient à la recherche de cette coupe qui leur avait échappé en 1999, lorsqu'ils furent battus en finale par Canon. La deuxième fois aura alors été la bonne. Même si ce titre ne leur servira pas à grand chose. Puisque Coton Sport est qualifié pour la Ligue des champions édition 2004. La consolation de Sable est donc cette place africaine. Les San San Boys seront le deuxième représentant du Cameroun à la dernière née des coupes inter-clubs de la Caf, la Coupe de la Confédération.
2 - Sport : Vu à la télé : Président Bidoung Mkpatt. Dans les éléments de ses journaux télévisés de jeudi et vendredi derniers, la Crtv de Gervais Mendo Ze a eu énormément de mal à dire avec certitude, la date de déroulement d’une finale de Coupe du Cameroun qui avait pourtant décidé de se dérouler le week-end.
Thiéry Gervais Gango
Dans les éléments de ses journaux télévisés de jeudi et vendredi derniers, la Crtv de Gervais Mendo Ze a eu énormément de mal à dire, avec certitude, la date de déroulement d’une finale de Coupe du Cameroun qui avait pourtant décidé de se dérouler le week-end. On s’était remis à éclairer le chemin présidentiel qui mène au stade Amadou Ahidjo. Quelques tâcherons recrutés sur le tard s’activaient à badigeonner de chaud et de sueur les terre-plein. Par un communiqué où il demandait aux journalistes de la presse nationale et internationale de déposer leurs demandes d’accréditation, Jacques Fame Ndongo, le ministre de la Communication, avait retrouvé de l’activité. Le ministère de la Jeunesse et des Sports s’activait au rythme de ce folklore que le très théâtral chef de ce département ministériel y a consacré en mode de fonctionnement. Silence radio et télé sur une date dont on ne comprend pas que la Crtv qui la connaissait ait eu tant de mal à la prononcer, se contentant, délibérément en tout état de cause, de dérouler le tapis à un Bidoung Mkpatt qui a visiblement pris, ces derniers jours, beaucoup de galons. Jeudi et vendredi, à la sortie des réunions de concertation et de la conférence de presse qu’il a donné sur le sujet, il est apparu à la télévision comme un chef qui appelait à une mobilisation sur un événement qui allait se dérouler "dans les tout prochains jours ".
Alors qu’on en était à s’interroger sur sa posture devant les caméras conquises et définitivement alignées de la télévision d’Etat, sur son assurance et le choix de faire une adresse à ses compatriotes, le même ministre est réapparu quelques heures avant le coup d’envoi de la finale, encore plus sûr de lui, très sérieux d’ailleurs, avec la même invitation à venir rendre gloire à Dieu sur terre et à prendre d’assaut le stade Omnisport de Yaoundé.
Et ce qui a frappé dans cette deuxième sortie, c‘est certainement le décor plus solennel qui avait été préparé pour ce très exceptionnel message à la nation. Les jours avant, il y avait quand même une photo du président de la République en fond de scène. Samedi et dimanche derniers, elle avait disparu. Alors qu’il était debout lors de sa première sortie à la Crtv, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt a choisi, le jour de la finale de la Coupe du Cameroun, de prendre place confortablement dans un fauteuil, derrière une table, dans un cadre qui n’a pas manqué de faire penser à celui du chef de l’Etat lors de ses messages à la nation.
Avec la connivence ou la complaisance du très discipliné service des sports de la Crtv-télé dont la mise en scène fut peut-être des meilleures en cette veille d’année électorale où personne n’est encore en mesure de dire qui succédera à Paul Biya à la magistrature suprême. Où même de s’avancer de manière formelle sur la candidature du président de la République au demeurant seul capitaine (on le croit) dans un Etat de droit qui, comme tous les autres a normalement le droit de se poser des questions lorsqu’un ministre de la République décide d’adresser un message à la nation. Comme Pierre "Ismaël " Bidoung Mkpatt l’a fait le week-end dernier. Comme s’il s’était mis à rêver d’occuper le fauteuil convoité en sourdine par tous ces " marabouts politiques " qui s’activent sur l’échiquier national. Comme il n’aurait certainement pas dû le faire en vertu des lois de la République. A moins que ce ne soit une manière de faire passer un autre message. Qu’on va attendre de décrypter.
Merci de patienter...

