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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Koko Koko a écrit le 13 novembre 2006 à 21h46
La deuxième sacoche, par contre, dissimule trois doubles parois anormalement épaisses dans lesquelles sont dissimulés trois petits paquets bien emballés. Les deux hommes interrompent leur visite. "Qui de vous a donc ces sacoches?", demande une fois de plus Durand ? Silence : certains, de cet équipage Camair, lui "tournent" même les yeux.

"Dans ce cas, puisque personne d’entre vous ne veut avouer, je vais vous demander de remonter dans le bus, et de vous asseoir à la place que chacun occupait avant de descendre tout à l’heure", dit-il. Mais l’affaire ne donne rien. Toujours un fantôme, comme propriétaire de ces sacoches. Les douaniers, somme toute habitués à ce type de situations, décident alors d’appliquer le jeu du "dilemme du prisonnier", c’est-à-dire, interroger les gens séparément pour faire disparaître la solidarité de groupe en émiettant la capacité de coordination par la circulation ou la dissimulation d’informations.
Les uns et les autres passent donc devant eux ; personne ne dit rien. Marie-Bernadette Manga vient s’asseoir. Elle s’écrie : "pardon Oh, moi je ne connais rien dans cette histoire !" Elle est au bord de larmes. Pitié ! Reste donc le tour de Boukar, Ali Boukar. On le traîne dans la salle d’interrogatoire avec ses deux bagages personnels. Question d’assurer une "réconciliation entre lui et les deux sacoches et obtenir tout simplement l’aveu, de lui, de ce que les sacoches en question lui appartiennent réellement". Caroff présente alors à Ali le ticket d’embarquement en son nom, retrouvé dans les sacoches à problèmes. Ali est baba devant tout cela, trouvant sa capture complètement stupéfiante. Il n’est pas d’autre choix : "oui, je suis bien le propriétaire de ces deux sacoches", susurre-t-il d’une voix reptilienne; on le dirait ivre. Il est 0h 25, par là.

Caroff et Girard procèdent alors à un test "Cozart Cocaïne Soldis" sur chaque paquet. Boukar y pose un regard titanesque, vertical. Evidemment que tous réagissent positivement. Durand notifie alors au stewart de la Camair que "les faits relatés sont constitutifs d’une importation en contrebande de marchandises prohibées, fait prévu et réprimé par les articles 38, 75, 417 et 414 du Code des douanes". Durand fait aussi savoir au Camerounais qu’il est désormais, dès cet instant, 0h 30, placé en "retenue douanière". Les "marchandises" sont, bien entendu, saisies.
Les douaniers téléphonent alors chez M. Acchiardi, le substitut du procureur à la République du t
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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