Ces écrasés, déchiquetés, torturés à mort, égorgés sont ceux-là qui ont formé les troupes françaises d’élite, telles que le légendaire régiment de marche du Tchad dont le général de Gaulle dira qu’il a donné le signal de la libération de la France.
Toujours est-il que en 1955, l’UPC contraint à la clandestinité engage malgré lui un combat militaire sans merci contre l’occupant colonial français. Combat héroïque qui se termine tout de même par l’arrestation en septembre 1958 de Ruben Um Nyobé dans le maquis de Boumnyébel, à la faveur de complicités et de dissensions internes. L‘occupant tente de corrompre le Mpodol qui préfère le sacrifice de sa vie plutôt que le renoncement au combat et à l’idéal de liberté pour son pays, selon certaines sources. La messe gauloise est dite, la France pays des droits de l’homme vient d’assassiner un leader qui comme les siens propres, une dizaine d’année auparavant, luttait pour la liberté de son peuple. Nous sommes le 13 septembre 1958. Ce drame se produit dans une atmosphère générale d’horrible répression, bain de sang inimaginable que seuls les pires vampires coloniaux et leurs affidés ont pu jusqu’ici ou oublier ou rejeter dans les régions insensibles de leur mémoire.
A ce jour, la majorité des Français, des Européens, des êtres humains répartis sur la surface de la terre ignorent qu’un pays si prompt à plaider verbalement la cause des Africains, du Tiers-Monde et des Faibles sur l’échiquier international, a sur les mains, pour la période coloniale, au moins un génocide africain d’une ampleur indicible.
Point de Minutes de Silence, Point de Reconnaissance, Point de Pardon, Point de Réparations, ainsi se déclinent sur le mode colonialiste génocidaire, les hauts idéaux républicains de Liberté, Egalité, Fraternité.
Première version parue le 11/09/03
Akam Akamayong
Toujours est-il que en 1955, l’UPC contraint à la clandestinité engage malgré lui un combat militaire sans merci contre l’occupant colonial français. Combat héroïque qui se termine tout de même par l’arrestation en septembre 1958 de Ruben Um Nyobé dans le maquis de Boumnyébel, à la faveur de complicités et de dissensions internes. L‘occupant tente de corrompre le Mpodol qui préfère le sacrifice de sa vie plutôt que le renoncement au combat et à l’idéal de liberté pour son pays, selon certaines sources. La messe gauloise est dite, la France pays des droits de l’homme vient d’assassiner un leader qui comme les siens propres, une dizaine d’année auparavant, luttait pour la liberté de son peuple. Nous sommes le 13 septembre 1958. Ce drame se produit dans une atmosphère générale d’horrible répression, bain de sang inimaginable que seuls les pires vampires coloniaux et leurs affidés ont pu jusqu’ici ou oublier ou rejeter dans les régions insensibles de leur mémoire.
A ce jour, la majorité des Français, des Européens, des êtres humains répartis sur la surface de la terre ignorent qu’un pays si prompt à plaider verbalement la cause des Africains, du Tiers-Monde et des Faibles sur l’échiquier international, a sur les mains, pour la période coloniale, au moins un génocide africain d’une ampleur indicible.
Point de Minutes de Silence, Point de Reconnaissance, Point de Pardon, Point de Réparations, ainsi se déclinent sur le mode colonialiste génocidaire, les hauts idéaux républicains de Liberté, Egalité, Fraternité.
Première version parue le 11/09/03
Akam Akamayong
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