PUBLICITÉ

Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Panafrikin Panafrikin de kemet a écrit le 4 octobre 2005 à 19h52
L’année 1955 marque un tournant décisif dans la lutte du parti UPC et de celle de son Secrétaire général. En effet, conséquence des nombreuses obstructions et entraves perpétrées par les autorités coloniales françaises à l’encontre de l’UPC, à la suite d’une situation insurrectionnelle à Douala qui lui est attribuée, le parti est interdit, conformément aux intérêts bien compris de la puissance occupante.

Le Mpodol est désormais l’objet d’une attention toute particulière de la soldatesque aux ordres de la république héritière des principes universalistes de 1789. Attentats contre sa vie, incendie de la maison familiale à Boumnyébel, arrestations en série et traque de ses proches etc.

Précisons qu’en 1948, les pays dits développés ont ratifié la charte prétendue universelle des droits de l’homme, dont la France tire d’ailleurs un orgueil inassouvi. Engagements internationaux qui n’empêchent pas une rare férocité dans les massacres coloniaux. Après tout il ne s’agit que de nègres, d’arabes, et de Jaunes !

Justement 1955 sonne l’ère très mobilisatrice de la Conférence de Bandoeng, espèce de mythe réel originel du tiers-mondisme et du non-alignement politique, la naissance pensa t-on d’une force internationale nouvelle, le Sud. La France fait face depuis peu à la farouche résistance nationaliste algérienne, elle est défaite en mai 1954 à Dien Bien Phu par les nationalistes du Vietminh. Plutôt que de saisir l’annonce du changement des temps, elle décide de souiller à jamais son honorabilité en commettant dans les colonies, singulièrement au Kamerun, un génocide, probablement le premier de la France en Afrique continentale, aujourd’hui encore objet de sa honte, de sa disqualification définitives en légitimité démocratique et humaniste devant l’histoire.

Les régions de la Sanaga-Maritime -dont était originaire Um Nyobé- et le pays Bamiléké singulièrement furent massacrés, éventrés, enflammés au napalm, saignés en vies humaines et structures socio-économiques.

Nous parlons de la responsabilité d’un pays qui a été secouru par des kamerunais aux premières heures de l’annexion allemande, quand l’Afrique occidentale pétainiste était sous domination nazie, et que des armes et uniformes de l ‘armée française provenaient d’Afrique centrale ! Ces écrasés, déchiquetés, torturés à mort, égorgés sont ceux-là qui ont formé les troupes françaises d’élite, telles que le légendaire régiment de marche du Tchad dont le général de Gaulle dira qu’il a donné le signal
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist