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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Donny Donny de Bertoua a écrit le 27 juin 2023 à 16h08
Concernant l'après Biya. Je crois fortement en ceci :


1. Parfois nous imaginons un Cameroun nouveau sans partir des acquis et des errements du système actuel. Si nous voulons espérer un lendemain meilleur, faudra bien que nous assumions collectivement l'héritage du long règne depuis les indépendances sans invectiver personne car nous portons tous les tares du système, volontairement ou involontairement. Un Camerounais à la tête du pays quelque soit son bord agira d'abord comme Camerounais avec ce que nous avons de grandeur et de petitesse. Nous sommes pour la plupart fils du système, du moins idéologiquement.

2. Il n' y aura pas un messie. Mais ce sera les options du successeur qui feront de lui soit un messie, soit un traître. Comme je l'ai dit plus haut, faudra qu'il s'appuie sur les aspects positifs de ce qui fait l'être Camerounais et qu'il travaille dans l'optique de vouloir inscrire son nom dans l'histoire en proposant une philosophie qui invite à la grandeur et à la prospérité. Et cela est possible si le successeur veut. Parce que au-delà de tout, personne n'est heureux dans le système actuel. Nous vivons tous comme des misérables (à cause des choix politiques) alors que nous avons tout pour être heureux. Il vaut mieux être hors du système qu'à l'intérieur parce que ce sont les guerres intestinales à n'en point finir.

3. Je crois humblement que la diaspora devra jouer un rôle déterminant en termes de transferts de compétences, d'expérience du vécu dans des sociétés plus développées et la proposition d'idées nouvelles. Parfois j'ai l'impression que le prochain président sera issu d'une diaspora... Mais bon. Président ou pas, la diaspora devra absolument s'investir, auquel cas, ce sera toujours les mêmes projets qui consistent à bricoler tout au lieu d'un véritable plan Marshall. La diaspora devra se tenir prête à agir, à investir dans des projets d'envergure et à s'investir dans la transformation des mentalités.

4. La fin du régime est là. Tout le monde perd le sommeil, non pas parce qu'on aurait peur d'une guerre civile, mais davantage parce qu'on se pose la question, comment est-ce que ce sera ? Ahidjo ne s'était pas posé la question. C'est peut-être le moment pour lui de venir nous dire, en âme et conscience, s'il avait fait le bon choix. L'heure du bilan du 4 novembre a sonné, date du choix porté sur son successeur.
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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