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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nswho Nswho a écrit le 3 janvier 2018 à 14h19
Moi, je ne crains pas le discours ethnique. Certains surfent sur cette crainte pour empêcher les gens de débattre : je fais un rapport de la réalité économique, afin que les Camerounais sachent ce qu’est réellement leur pays.

Les discours sur les Bamilekes qui seraient riches, entretenus par certains cercles bamilékés ignorants et prétentieux et certaines ennemis du Cameroun sont totalement faux, non seulement parce que l’économie camerounais appartient pour l’essentiel aux étrangers, et dans une certaine mesure à l’Etat, mais aussi parce que même du point de vue des communautés, il est également faux. Si les Bamilekes font partie des opérateurs nationaux les plus visibles, ils sont aussi parmi les peuples les plus pauvres du Cameroun.
Du reste, le Cameroun est un pays qui achète tout à l’extérieur et ce sont les devises qui permettent ces achats. Quand il n’y en a plus comme aujourd’hui, le pays sombre dans la crise. Ce sont ces devises produites par le pétrole, le bois, le cacao, le café, le coton, la banane qui représentent le principal secteur stratégique au Cameroun, celui sans lequel le pays ne peut pas fonctionner
: quel peuple peut se frapper le torse au Cameroun en disant que sans lui, les autres ne vivraient pas ?
Et même quand on voit la consommation des Camerounais, que ce soit dans leur alimentation, leur habillement, les véhicules, quel peuple peut dire que sans moi, les Camerounais ne vivraient pas ? Quel peuple peut montrer quoi au Cameroun prouvant qu’en son absence, le Cameroun ne marcherait pas ?
Quant à l’acharnement qu’on peut lire sur les bamilékés, ce n’est pas parce que j’ai un problème contre eux, mais simplement parce que le discours n’est tenu que par eux ou à propos d’eux. J’aurais agi de la même manière pour toute autre communauté qui diffuserait de telles informations.
Parce qu’elles sont fausses et dangereuses, car vous ne pouvez pas détourner l’attention des gens en fabriquant des pseudo-dynamismes dans un pays qui ne produit même pas les produits les plus élémentaires tels que les sacs scolaires, les cure-dents, les babouches. Les capitaux étrangers représentent 56%, logés pour l’essentiel dans les secteurs les plus rentables : banques, agroindustries, industries, transport, etc. L’Etat suit avec 31% et le petit privé national avec 14% dans de petits secteurs interstitiels. En matière d’impôts, les multinationales paient 85%, le Came
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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