@ TOUS
SlateAfrique - L'élimination de la Côte d'Ivoire dès les quarts de finale de la CAN 2013 est-elle surprenante?
Achille Mbembe - Non, pas du tout. Les Ivoiriens jouent un football empourpré. Il leur a toujours manqué ce dont les Camerounais disposaient au début des années 2000, à savoir la volonté de puissance, une certaine explosivité sous-tendue par un véritable instinct de «tuer». Il est difficile de devenir champion en l’absence de cet instinct
SlateAfrique - Didier Drogba n’est jamais parvenu à remporter cette compétition. Aura-t-il une autre chance d’emporter ce titre un jour?
Achille Mbembe - Je n’en sais rien. La vérité, c’est qu’il ne joue pas seul. Pour remporter ce titre, il aurait besoin d’au moins trois à quatre Yaya Touré à ses cotés. Or tel n’est pas le cas
SlateAfrique - Un joueur comme Samuel Eto’o est-il un atout maître pour le Cameroun? N’exerce-t-il pas trop d’influence et ne finit-il pas par pénaliser son équipe?
A. Mbembe - Le personnage est, pour le moins, pittoresque. D’ailleurs il ne parle de lui-même qu’à la troisième personne du singulier. Eto'o est l’un des hommes les plus riches du pays, il est persuadé de pouvoir tout acheter grâce à son argent.
Mais hormis Eto’o, ils n’ont personne d’autre. Ils n’ont pas su préparer la relève. Bref, c’est l’enkystement. Le milieu est totalement pourri et il n’y a personne pour assainir le marécage. Des hommes à poigne comme Joseph Antoine Bell (ex-gardien des Lions indomptables et des Girondins de Bordeaux) sont tenus à l’écart. La crise est structurelle.
Il y a une structure du désordre volontairement cultivée qui empêche tout progrès et favorise la corruption. A tous les niveaux. Rien n’est fait selon des normes générales acceptées partout ailleurs. L’incertitude est manufacturée. Pris dans un tel réseau, les joueurs ne peuvent pas grand-chose
SlateAfrique - L'élimination de la Côte d'Ivoire dès les quarts de finale de la CAN 2013 est-elle surprenante?
Achille Mbembe - Non, pas du tout. Les Ivoiriens jouent un football empourpré. Il leur a toujours manqué ce dont les Camerounais disposaient au début des années 2000, à savoir la volonté de puissance, une certaine explosivité sous-tendue par un véritable instinct de «tuer». Il est difficile de devenir champion en l’absence de cet instinct
SlateAfrique - Didier Drogba n’est jamais parvenu à remporter cette compétition. Aura-t-il une autre chance d’emporter ce titre un jour?
Achille Mbembe - Je n’en sais rien. La vérité, c’est qu’il ne joue pas seul. Pour remporter ce titre, il aurait besoin d’au moins trois à quatre Yaya Touré à ses cotés. Or tel n’est pas le cas
SlateAfrique - Un joueur comme Samuel Eto’o est-il un atout maître pour le Cameroun? N’exerce-t-il pas trop d’influence et ne finit-il pas par pénaliser son équipe?
A. Mbembe - Le personnage est, pour le moins, pittoresque. D’ailleurs il ne parle de lui-même qu’à la troisième personne du singulier. Eto'o est l’un des hommes les plus riches du pays, il est persuadé de pouvoir tout acheter grâce à son argent.
Mais hormis Eto’o, ils n’ont personne d’autre. Ils n’ont pas su préparer la relève. Bref, c’est l’enkystement. Le milieu est totalement pourri et il n’y a personne pour assainir le marécage. Des hommes à poigne comme Joseph Antoine Bell (ex-gardien des Lions indomptables et des Girondins de Bordeaux) sont tenus à l’écart. La crise est structurelle.
Il y a une structure du désordre volontairement cultivée qui empêche tout progrès et favorise la corruption. A tous les niveaux. Rien n’est fait selon des normes générales acceptées partout ailleurs. L’incertitude est manufacturée. Pris dans un tel réseau, les joueurs ne peuvent pas grand-chose
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