Lettre ouverte à ma Princesse.
Princesse, il est tout à fait normal qu’humainement, tu exprimes des craintes autant que les émotions te le permettront, après un déferlement des éléments de la nature au pays de l’Oncle Sam. J’ai cependant le devoir, en ma qualité de Sujet de sa Majesté, de rassurer mon admirable et précieuse Princesse sur la protection dont elle jouit pendant tout son séjour dans cette terre étrangère généralement représentée par une Femme brandissant une torche qui symbolise une Liberté éclairant le monde. Il ne t’a pas échappé que cette Femme est coiffée d’une couronne sur la tête.
Lors de la pose de la dernière pierre de ce monument situé sur l'île de Liberty Island dans un des ports de ton pays d’accueil ou avaient malgré eux, accosté certains de nos ancêtres avec de redoutables chaînes aux pieds ; Pendant que les autres participants jetaient des pièces d’argent, des médailles et autres trésors dans le socle du monument pour le souvenir de la symbolique éternelle, les ancêtres de notre lignée y déposèrent la réplique du Totem Royal de la dynastie de Bangoulap dont tu es issue.
Erigée sur la Place publique, la statue ne représente t-elle pas une femme en station verticale qui rappelle la droiture de tes princières convictions qui n’ont jamais transiger ! Elle est vêtue d'une robe ample, le Kaba que les apprentis Njoohteurs, malgré leurs somptueux cadeaux n’ont jamais réussi à te faire enlever. La statue est enfin coiffée d'une couronne, un diadème orné de l'insigne du pouvoir royal qui en dit long sur la symbolique que je ne suis pas autorisé à révéler aux profanes du Toli, parce qu’une œuvre forgée sur terre ne peut jamais parler qu’un langage terrestre. Tu peux dormir tranquillement et vaquer à tes occupations quotidiennes. Le totem de notre ascendance veille sur toi et te protègera ainsi que tous nos Frères et Sœurs africains d’Outre Atlantique.
C’est donc en toute indépendance et totale liberté que le moment venu, tu quitteras cette Terre étrangère pour retrouver la Terre de tes ancêtres jadis déportés malgré eux, mais qui à l’issue du périple avaient pris soin d’anticiper le confort de sa progéniture, au-delà des craintes que tu exprimes aujourd’hui et qui ont le mérite de te rendre plus humaine. Après avoir rempli ce devoir notable, je vais de ce pas coiffer la Chéchia hérité de mon grand père pour compléter mon costume traditionnel. Les cérémonies d’un mariage princier m’appellent. Permets moi de me retirer sur la plante des pieds
Signé : Nzui Manto.
Princesse, il est tout à fait normal qu’humainement, tu exprimes des craintes autant que les émotions te le permettront, après un déferlement des éléments de la nature au pays de l’Oncle Sam. J’ai cependant le devoir, en ma qualité de Sujet de sa Majesté, de rassurer mon admirable et précieuse Princesse sur la protection dont elle jouit pendant tout son séjour dans cette terre étrangère généralement représentée par une Femme brandissant une torche qui symbolise une Liberté éclairant le monde. Il ne t’a pas échappé que cette Femme est coiffée d’une couronne sur la tête.
Lors de la pose de la dernière pierre de ce monument situé sur l'île de Liberty Island dans un des ports de ton pays d’accueil ou avaient malgré eux, accosté certains de nos ancêtres avec de redoutables chaînes aux pieds ; Pendant que les autres participants jetaient des pièces d’argent, des médailles et autres trésors dans le socle du monument pour le souvenir de la symbolique éternelle, les ancêtres de notre lignée y déposèrent la réplique du Totem Royal de la dynastie de Bangoulap dont tu es issue.
Erigée sur la Place publique, la statue ne représente t-elle pas une femme en station verticale qui rappelle la droiture de tes princières convictions qui n’ont jamais transiger ! Elle est vêtue d'une robe ample, le Kaba que les apprentis Njoohteurs, malgré leurs somptueux cadeaux n’ont jamais réussi à te faire enlever. La statue est enfin coiffée d'une couronne, un diadème orné de l'insigne du pouvoir royal qui en dit long sur la symbolique que je ne suis pas autorisé à révéler aux profanes du Toli, parce qu’une œuvre forgée sur terre ne peut jamais parler qu’un langage terrestre. Tu peux dormir tranquillement et vaquer à tes occupations quotidiennes. Le totem de notre ascendance veille sur toi et te protègera ainsi que tous nos Frères et Sœurs africains d’Outre Atlantique.
C’est donc en toute indépendance et totale liberté que le moment venu, tu quitteras cette Terre étrangère pour retrouver la Terre de tes ancêtres jadis déportés malgré eux, mais qui à l’issue du périple avaient pris soin d’anticiper le confort de sa progéniture, au-delà des craintes que tu exprimes aujourd’hui et qui ont le mérite de te rendre plus humaine. Après avoir rempli ce devoir notable, je vais de ce pas coiffer la Chéchia hérité de mon grand père pour compléter mon costume traditionnel. Les cérémonies d’un mariage princier m’appellent. Permets moi de me retirer sur la plante des pieds
Signé : Nzui Manto.
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