Pour Hugues Lagrange, un autre facteur joue négativement dans l’échec scolaire et l’ouverture à la délinquance pour les enfants originaires des familles maliennes subsahariennes : les femmes dans ces familles sont jusqu’à 15 ans plus jeunes que leur mari et ont en moyenne entre 6 et 7 enfants, ce qui complique l’encadrement familial et qui ouvre une porte éventuelle à la délinquance. On peut discuter de la stigmatisation vis-à -vis des populations maliennes ainsi que des arguments comme l’âge et le nombre d’enfants.
Pour l’auteur, les conditions de vie de ces enfants en France sont différentes de celles qui existent au Mali où l’éducation est faite par le groupe et la collectivité, la femme est entourée de ses frères et de ses parents, elle fait l’objet de moins de discriminations au sein de la famille et le père n’a pas besoin de montrer son autorité. En France, ces jeunes femmes sont cloitrées chez elles, ne travaillent pas la plupart du temps et restent perdues vis-à -vis de la société française et de l’encadrement de leurs enfants.
Que doit-on penser du travail du sociologue du CNRS ?
1. Il a le mérite d’aborder le problème sous un angle culturel qui est souvent évacué au profit de l’aspect économique.
2. Il valorise les statistiques ethniques dans le comptage, alors qu’une association comme le CRAN (Conseil représentatif des associations noires), dont j’ai été le premier secrétaire général, préfère parler des statistiques de la diversité quand il s’agit de Noirs. Merci à Monsieur Lagrange d’apporter un élément utile au débat sur l’importance des statistiques ethniques et non de la diversité.
Pour l’auteur, les conditions de vie de ces enfants en France sont différentes de celles qui existent au Mali où l’éducation est faite par le groupe et la collectivité, la femme est entourée de ses frères et de ses parents, elle fait l’objet de moins de discriminations au sein de la famille et le père n’a pas besoin de montrer son autorité. En France, ces jeunes femmes sont cloitrées chez elles, ne travaillent pas la plupart du temps et restent perdues vis-à -vis de la société française et de l’encadrement de leurs enfants.
Que doit-on penser du travail du sociologue du CNRS ?
1. Il a le mérite d’aborder le problème sous un angle culturel qui est souvent évacué au profit de l’aspect économique.
2. Il valorise les statistiques ethniques dans le comptage, alors qu’une association comme le CRAN (Conseil représentatif des associations noires), dont j’ai été le premier secrétaire général, préfère parler des statistiques de la diversité quand il s’agit de Noirs. Merci à Monsieur Lagrange d’apporter un élément utile au débat sur l’importance des statistiques ethniques et non de la diversité.
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