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Ouzbékistan : le pari Cannavaro pour un premier Mondial historique

L’Ouzbékistan aborde la Coupe du Monde 2026 avec une équipe structurée et un sélectionneur de renom, Fabio Cannavaro. Ce guide analyse le système de jeu, les forces, les faiblesses et les ambitions des Loups Blancs pour leur premier Mondial.

Qualifié pour la première fois de son histoire, l’Ouzbékistan aborde la Coupe du Monde 2026 avec une ambition nouvelle et un sélectionneur de renom : Fabio Cannavaro, champion du monde 2006 avec l’Italie. Après un parcours qualificatif solide, marqué par une seule défaite en seize rencontres, les Loups Blancs arrivent dans le Groupe K avec l’envie de surprendre face à la Colombie, au Portugal et à la République Démocratique du Congo.

Un système de jeu éprouvé et maîtrisé

L’Ouzbékistan s’appuie sur un 3-4-3 installé en 2021 par Srečko Katanec. Ce schéma a été conservé par Timur Kapadze puis par Fabio Cannavaro, permettant à l’équipe de développer des automatismes solides.
Le gardien Utkir Yusupov a été l’un des grands artisans de la qualification, notamment grâce à ses arrêts décisifs lors des séances de penalties contre la Corée du Nord. Sa régularité a permis à l’équipe de préserver des résultats clés tout au long de la campagne.

Un parcours qualificatif maîtrisé

Le premier tour des qualifications s’est déroulé sans difficulté. L’Ouzbékistan a dominé le Turkménistan et Hong Kong, tout en tenant tête à l’Iran à deux reprises. Le second tour a été tout aussi favorable, avec un tirage évitant les grandes nations asiatiques comme le Japon, la Corée du Sud ou l’Australie.
Sur l’ensemble des deux tours, les Loups Blancs n’ont concédé qu’une seule défaite, un revers 3-2 au Qatar. Les quatre confrontations contre l’Iran se sont soldées par des matchs nuls, preuve de la capacité de l’équipe à rivaliser avec les meilleures formations du continent.

Une transition mouvementée avant l’arrivée de Cannavaro

La dégradation de l’état de santé de Srečko Katanec a marqué un tournant durant les qualifications. Incapable de se rendre à Tachkent pour certains matchs, il a finalement démissionné en janvier 2025.

Timur Kapadze, qui avait mené l’équipe olympique aux Jeux de Paris 2024, a assuré l’intérim avec succès. Katanec lui-même avait salué son travail, estimant qu’il avait « terminé le repas » qu’il avait commencé.

Une fois la qualification acquise, la Fédération a choisi de confier l’équipe à un entraîneur étranger. Fabio Cannavaro a été retenu parmi plusieurs candidats et a signé un contrat de deux ans. À son arrivée, il a insisté sur la continuité : il n’est pas venu pour tout changer, mais pour prolonger le travail déjà engagé.

Un palmarès de joueur, des défis d’entraîneur

Cannavaro possède un CV de joueur exceptionnel : 18 matchs en Coupe du Monde, un titre mondial en 2006 et 176 sélections avec l’Italie. Son parcours d’entraîneur est plus contrasté. En quatre saisons à Guangzhou Evergrande, il a remporté un titre de champion de Chine, tandis que son passage à la tête de la sélection chinoise n’a duré que deux matchs. Le défi qui l’attend est immense : transformer une équipe disciplinée et structurée en formation capable de rivaliser sur la scène mondiale.

Un premier Mondial pour écrire l’histoire

L’Ouzbékistan débutera son premier Mondial le 17 juin à Mexico City contre la Colombie, avant d’affronter le Portugal le 23 juin à Houston, puis la RDC le 27 juin à Atlanta. Ce groupe hétérogène offre aux Loups Blancs une occasion unique de marquer l’histoire du football ouzbek. L’équipe n’a rien à perdre, mais beaucoup à gagner. Et dans un tournoi où les surprises ne manquent jamais, l’Ouzbékistan pourrait bien jouer les trouble-fêtes.

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