La Confédération africaine de football (CAF) vient de rendre une décision surréaliste. Le jury d’Appel a décidé de frapper le Sénégal suite à la décision des joueurs de quitter la pelouse le 18 janvier suite à un penalty controversé accordé au Maroc. En effet, après avoir rejoint les vestiaires, les joueurs ont repris la rencontre. L’arbitre congolais n’a pas trouvé d’inconvénients à poursuivre la suivre. Brahim Diaz a manqué son penalty alors que les supporters voyaient le trophée leur tendre les bras. Mais la panenka de l’attaquant du Real Madrid était un peu osée face à Edouard Mendy.Pape Gueye avait offert le sacre aux siens. Une belle compétition sur le plan organisationnel.
Sadio Mané et ses coéquipiers ont célébré ce deuxième sacre avec faste dans les rues de Dakar dès leur retour au pays. La fête était totale avec les félicitations du président de la République. Deux mois après, le sacre est remis au Maroc sur tapis vert. Pourtant, la CAF, via sa commission des arbitres, avait laissé la rencontre se poursuivre. Les deux équipes avaient d’ailleurs été sévèrement sanctionnées par le jury disciplinaire suite à des écarts observés. Mais la fédération royale marocaine de football avait saisi le jury d’Appel pour qu’il examine les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.
Cette instance de la CAF a donné raison au Maroc deux mois après la finale. Une décision qui fait jaser dans les couloirs. Car ces dernières années, cette instance est au centre des critiques. L’organisation peine à redorer son image avec ses décisions balbutiantes. Les compétitions connaissent des changements inattendus de calendrier, l’arbitrage lors de la dernière CAN était en dessous de la moyenne. Samir Nasri n’a pas caché sa gêne face à cette Confédération africaine de football et ses errements. « … On n’enlève la coupe, on la donne au Maroc pour un défilé dans les rues pour célébrer cette victoire ? Ça décrédibilise la CAF encore une fois », regrette l’ancien international français sur Canal+.
Sur ce dossier, la CAF de Patrice Motsepe est passé à côté. Claude Le Roy n’a pas loupé l’instance dirigée par le milliardaire sud-africain. L’ancien sélectionneur des Lions Indomptables parle d’une décision pitoyable. « Je pense que derrière tout ça, il y a eu plein de magouilles… On est en pleine période électorale. On peut voir tout ce qui se passe… Je pense que tout cela n’est pas terminé. Le Sénégal entrera dans ses droits à la fin de toute cette histoire. C’est pitoyable l’image que donne encore la CAF ». La crédibilité de la CAF est mise à rude épreuve.












