Samuel Eto’o est désormais un homme de réseau. À la fin de sa carrière de joueur, alors qu’il s’interrogeait sur son avenir, un homme lui a ouvert les portes du management du football camerounais. Alors que ses nombreuses carences et incapacités auraient pu le limiter, Gianni Infantino a usé de son influence pour effacer l’ardoise. Et a mis les institutions à son service. Samuel Eto’o n’a pas hésité. Face à CNN, ce lundi, le président de la Fécafoot a défendu Gianni Infantino. Le patron de la FIFA traverse pourtant une crise sérieuse.
« Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quelque chose de mal », a lancé Eto’o.
Une FIFA sous tension
Tout part d’un projet ambitieux. Infantino voulait imposer le FIFA Forward Enterprise, ou FFE. Ce plan devait sécuriser des investissements privés, pour la FIFA. L’argent devait irriguer les 211 fédérations membres. La Coupe du monde en aurait aussi bénéficié directement.
Le projet s’est heurté à une fronde massive. L’UEFA menace désormais de boycotter les compétitions FIFA. La Confédération asiatique exprime, elle aussi, ses réserves. La CONCACAF partage ces mêmes inquiétudes, outre-Atlantique. Le tout intervient à un moment sensible. La FIFA élira son prochain président en mars 2027.
Eto’o monte au créneau
Le Camerounais ne voit pourtant aucune faute. Il évoque plutôt un calcul purement électoral.
« Je pense que le timing de tout ça s’explique par l’élection qui arrive », a-t-il affirmé.
Pour lui, les critiques masquent des ambitions personnelles.
Eto’o loue ensuite le bilan du dirigeant suisse-italien. « Le président Gianni Infantino a changé le football », insiste-t-il. Il salue notamment l’ouverture du Mondial à de nouvelles nations. « Il a donné des opportunités à des nations qui n’en avaient pas », précise Eto’o. Il cite la participation au « plus beau tournoi, la Coupe du monde ».
Sur le FFE lui-même, Eto’o reste convaincu. « Ce projet aurait pu être quelque chose d’incroyable », regrette-t-il. Il espère une relance du plan, après la réélection d’Infantino. Le continent africain en sortirait gagnant, selon lui.
Une position alignée sur la CAF
Cette sortie médiatique n’isole pas Eto’o. La Confédération africaine de football a pris position, elle aussi. Elle a réaffirmé, unanimement, son soutien à Infantino. C’était en août 2026, comme le confirme Al Jazeera.
Reste une question de fond, malgré tout. Ce soutien africain suffira-t-il à calmer la fronde ? L’UEFA et une partie du football mondial doutent. Le bras de fer promet de durer, jusqu’en 2027.











