Depuis un certain moment, en même temps que le Président Paul Biya est de plus en plus absent aux affaires, Chantal Biya, son épouse, prend de l’envergure. Présente dans tous les événements mondains, elle affiche de manière ostentatoire sa proximité avec Samuel Eto’o. D’ailleurs, les images du président de la Fécafoot au Palais de l’unité font le tour des réseaux sociaux.
On ne pouvait imaginer, au plus fort de la Présidence de Paul Biya, pareille proximité. Le Président n’apparait d’ailleurs principalement en public désormais que lors des show-offs d’anniversaire. Impensable encore il y a quelques années. Et comme la Première Dame n’aime que ce qui brille, la proximité de Samuel Eto’o lui est essentielle comme l’indique un haut fonctionnaire du Cabinet Civil. Cette protection permet donc que la Fécafoot ne soit désormais plus gérée. Aucune plainte contre cette instance dans les tribunaux ne peut aboutir tellement les bras longs de jour comme de nuit vont s’y objecter.
Abdouraman Hamadou Baba a vivement critiqué la gestion du football camerounais. Celui qui a géré avec brio, sous Iya Mohamed, la Fécafoot évoque une influence politique qu’il juge déterminante. Des propos qui ravivent le débat autour de la gouvernance de la fédération. Invité de l’émission L’Arène sur Canal 2 International, il s’est exprimé sur la gestion du football camerounais. L’ancien SG explique qu’aucune plainte ne peut prospérer contre cette administration. Il met en cause des soutiens politiques qu’il juge déterminants dans le fonctionnement actuel de la fédération dirigée par Samuel Eto’o. Selon lui, Samuel Eto’o s’appuie sur les forces politiques pour se maintenir à la Fecafoot.
« Ce que Samuel fait c’est parce qu’il est soutenu par la politique, par la Première dame. Aujourd’hui, tout le monde sait la place que la Première dame occupe au Cameroun. Elle a plus de pouvoir qu’une Première dame puisse en avoir. Et c’est madame Chantal Biya qui permet que le football camerounais soit ce qu’il est […] Le jour où madame Biya va décider de laisser le football camerounais, vous allez voir ce qui va se passer. Moi, je ne suis pas venu ici parler de football. Tout ce que je peux vous dire c’est que je me suis rendu compte que ce sont les politiciens qui gèrent le football. Et c’est pour ça que je suis venu dans la politique. Parce que le problème est plus vaste. Le football n’est qu’un des secteurs ».
Abdouraman












