Tombi A Roko reste le dernier président de la Fécafoot à avoir offert au Cameroun son dernier sacre continental. C’était en 2017 au Gabon. Hugo Broos en était l’architecte. En tout juste quelques mois à la tête de la fédération, il a laissé des traces restent indélébiles. Seidou Mbombo Njoya est passé très près de décrocher aussi le graal après avoir mis en place un groupe solide conduit par Conceiçao avant de perdre les élections de décembre 2021. Depuis lors, les Lions Indomptables multiplient des parcours sans gloire.
Même si Camfoot.com, bien au fait depuis très longtemps des arcades du football camerounais, la masse a jubilé l’arrivée de Samuel Eto’o Fils. Pour la plupart, cette élection à la tête de la Fécafoot offrait l’occasion d’un espoir de renaissance. Adulé pour ses réalisations sur le terrain, et pour le fait de s’opposer à l’establishment, on a salué sa prise de la tour de Tsinga. Son expérience des grands clubs, estimait-on, pouvait aider le football camerounais à franchir un nouveau palier. Son premier grand tournoi a été la CAN 2021 à domicile où Mbombo Njoya avait déjà tout géré. Malgré cela, il a soufflé la sulfateuse en laissant savoir, clairement, que le sélectionneur s’en ira quoi que vaille. Après une troisième place, le sélectionneur est limogé et obtiendra plus de 1,5 milliard FCFA en compensation.
Samuel Eto’o et les éprouvantes promesses
En 2023, le Cameroun est de l’expédition ivoirienne. Samuel Eto’o, pour sa première véritable CAN à la tête de la Fécafoot, avait pris le soin de nommer Rigobert Song. Le « Capitaine Courage », devenu sélectionneur, jouait gros. Il avait la responsabilité de ramener ce prestigieux trophée à la maison. Des scènes inouïes d’un président de Fédération ont encore défilé sur les écrans. Vincent Aboubakar et ses coéquipiers ont eu toutes les peines à sortir de la phase de groupe. Mais en huitièmes de finale, le Nigéria n’a pas fait de cadeau aux fauves.
Samuel Eto’o Fils a brigué un deuxième mandat en novembre 2025 dans un contexte de crise. Il devait donc inaugurer son nouveau mandat avec la 35ᵉ édition de la CAN au Maroc. Accédant à son voeu le plus cher, les membres du comité d’urgence ont écarté Marc Brys pour nommé David Pagou. Tous les meilleurs joueurs de la sélection nationale sont écartés au profit d’une bande de jeunes dont les agents sont des fidèles de l’Église de Tsinga. Un certain Kamdem, ventre debout, évoluant en 6e division au Brésil a été convoqué. Résultat ? Les Lions Indomptables ont été malmenés en quart de finale par le pays organisateur.
Et déjà, Samuel Eto’o Fils se donne pour objectif de remporter la CAN 2027 qui sera co-organisée par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda.
Encore des promesses vous avez dit ?












