Rigobert Song dans l’Eto’o de Paul Le Guen

Camfoot

La fin de l’idylle de celui qu’on surnomme affectueusement « Magnan » avec la sélection nationale sonne lors du match amical des Lions contre l’Autriche (2-0) en 2009. La mise sur la touche de Rigobert Song et la perte par la même occasion de son brassard de capitaine au profit de Samuel Eto’o Fils est un événement inédit. Depuis 1994, le défenseur central des « Rois de la forêt » n’avait pas manqué une seule rencontre de l’équipe nationale sur critères sportifs.

Le 20 mai 2016
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Et depuis 10 ans, « Rigo » tient fermement le brassard de capitaine. La longévité du joueur, alors à Trabzonspor (Turquie) à ce poste lui a valu, quelques semaines avant, une grande fête dans son village d’origine pour célébrer cette décennie de capitanat. On était alors loin d’imaginer que cette fête serait en réalité le jubilé de celui dont la seule évocation du nom se confond à celle de l’équipe nationale du Cameroun. Quoi qu’il en soit, les sirènes de sa déchéance retentissaient depuis la Can 2008 au Ghana. Le Cameroun tombe en finale contre l’Egypte (1-0), grâce à un but du jeune Mohammed Zidan, sur une grossière erreur défensive de Rigobert Song. Le verdict des supporters des Lions est alors sans appel. « Rigo est vieux. Il est fatigué. Il ne tient plus sur ses jambes. C’est la fin. » Le capitaine courage lui, ne voit pas les choses de la même manière.

Il est imperturbable. Disponible, charismatique, discipliné, toujours aussi engagé et déterminé quand il joue. Un modèle de combativité. Tout cela n’a cependant pas convaincu le nouvel entraîneur des Lions qui a décidé d’arracher le brassard qui lui semblait collé au bras. L’avenir du Lion en équipe nationale risque désormais de se conjuguer au passé. Un passé glorieux, puisque l’ancien joueur de Tonnerre de Yaoundé a marqué de son empreinte et de sa crinière, la sélection nationale de football du Cameroun depuis son arrivée en 1994. Lors de la Coupe du monde qui se joue cette année-là aux Etats-Unis, le plus jeune joueur du tournoi (17 ans) n’aura pas le temps de donner la pleine mesure de son talent déjà prometteur. Mais son jeu par trop rugueux lui vaut une expulsion contre le Brésil. Fin de la World Cup pour le défenseur central des Lions que les Camerounais découvrent et qui devient indéboulonnable. Il a fallu l’arrivée de Paul Le Guen pour bouger le baobab. Et pour le remplacer, un autre baobab : Samuel Eto’o Fils. Pas vraiment charismatique, encore moins discipliné, mais incontestablement le joueur vedette de l’équipe nationale du Cameroun.

C.D.


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