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Can 2017

Blaise Moussa : « Avancer en évitant de se prendre la grosse tête »

Camfoot

Secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), il livre son sentiment sur la prestation des Lions indomptables à l’issue du premier tour et déroule la batterie de mesures prises par l’institution pour effectuer le voyage pour Franceville où le Cameroun affrontera la sélection nationale du Sénégal samedi prochain.

Le 24 janvier 2017
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Le Cameroun s’offre un ticket pour les quarts de finale d’une Can alors qu’on ne l’attendait pas à un tel niveau de la compétition. Cela vous surprend-t-il ?

Pas su tout. Nous sommes en football et tout peux arriver. Il n’existe pus de petite équipe ou de grande équipe super favorite. Ça se joue sur le terrain. La qualification de notre sélection nationale suscite en moi un sentiment de satisfaction, de joie mais surtout d’encouragement à l’endroit des artisans de cette victoire que sont les Lions indomptables. Ils ont tous fait preuve d’engagement, de ferveur et d’abnégation. Ils méritent tout notre soutien. Toutefois, pour emprunter cette citation du président Tombi à Roko Sidiki, « nous restons dans l’humilité en évitant le confort qui peut nous pousser à avoir la grosse tête ». Or, le plus dur est à venir. Nous repartons sur des bases avec lesquelles nous allons scruter ce en quoi nous n’avons pas été meilleurs et optimiser nos forces. Et pour cela, nous faisons confiance à notre sélectionneur à qui nous avons prescrit de la vigilance, d’avancer davantage dans sa créativité et d’avoir toute la lucidité nécessaire pour la suite de la compétition.

Redoutiez-vous une défaite du Cameroun qui aurait fatalement confirmer la rumeur selon laquelle la Fécafoot a vendu le match ?

Pour être honnête avec vous, nous n’avons même pas prêté le flanc à une telle rumeur. Nous sommes à Libreville dans une démarche sportive. C’est le résultat sportif qui nous intéresse. Nous n’avons pas le temps de répondre ou de réagir à des choses extra-sportives qui ne contribuent qu’à nous éloigner de notre objectif. La confrontation avec le Gabon programmée lors de la dernière journée est devenue un derby et un match couperet pour la simple raison que nous étions dans une situation de non-calcul. Chacun a produit ses performances et c’est sur la base de ces performances que le classement final se fera. Je voudrais également rappeler qu’il ne sert à rien de penser que nous avons atteint le pic de nos performances ; nous sommes juste dans la progression et nous devons toujours garder cela en mémoire.

Le Cameroun s’envole pour Franceville dans quelques heures en vue de préparer la rencontre de samedi prochain contre la sélection nationale du Sénégal. Quelles sont les dispositions prises par la Fécafoot pour assurer un bon séjour de la délégation dans ce nouveau fief ?

En termes de logistique, je pense que nous n’allons pas changer grand-chose. Nous sommes en train d’aller vers les bonnes pratiques nécessaires au bon épanouissement de tous les joueurs ainsi que tous les autres membres de la délégation. Nous resterons professionnels, solidaires et prompts à assurer du mieux que nous pouvons les missions qui sont les nôtres. Quant au Sénégal qui est notre prochain adversaire, il n’est pas question pour nous d’apprécier si le Sénégal nous convient ou pas. A ce stade de la compétition, on doit mouiller le maillot et défendre jalousement notre pays quelque soit l’équipe que nous avons en face. Chaque équipe débarque à la Can avec pour ambition de la remporter. Ce n’est pas le Cameroun qui fera l’exception. Les Lions vont jouer en visant la victoire finale.

Il y’a une quinzaine de jours, vous signiez un communiqué fixant les catégories et les montants de primes alloués à l’équipe nationale pour cette 31e Can. Pouvez-vous nous rassurer de ce que chaque joueur rentrera dans ses droits ?

Vous parlez bien de « droit. Le droit est là. Le communiqué signé de la Fécafoot vient simplement commenter ou expliciter le droit que le Premier ministre, Chef du gouvernement leur a conféré. Pour nous les fiscalistes on c’est un acquis pour eux. Maintenant, il s’agit de rendre ce revenu disponible, c’est-à-dire le leur payer. C’est tout à fait évident.
Je ne crois même pas que ces jeunes qui ont autant de ferveur, autant de volonté de réussir, pensent même à ces primes. Ils sont plutôt portés vers le prochain match ; ils pensent à la meilleure manière de s’organiser pour la bonne préparation de ce match. Les joueurs ne sont pas focalisés dessus.

Par le passé, on a toujours senti la même assurance chez les responsables fédéraux mais la réalité sur le terrain s’est avérée toute autre…

Je profite donc de la tribune que vous m’offrez pour le dire pour que nul n’en ignore : c’est la dernière fois que je me prononce sur l’affaire de primes. Pour la simple raison que c’est devenu un non événement. Voyez-vous, c’est normal et tout à fait ordinaire de payer les primes pour autant qu’elles aient été autorisées ; pour autant qu’elles soient acquises. Elles seront payées. Il n y a pas de filouterie là dessus : il n’y a pas d’acte de défaillance de l’Etat. La Fécafoot joue parfaitement son rôle d’intermédiaire ; les ordonnateurs jouent le leur tout comme l’agent comptable qui obtient les pièces justificatives et applique la réglementation en vigueur. Et tout se passe normalement. C’est vous dire que l’époque où on parlait de « primes impayées » relève d’un vilain cauchemar dont on ne veut plus en parler.

Entretien avec Christou DOUBENA à Libreville


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