Spécial compte à rebours Can féminine 2016

A quand la livraison du stade Ahmadou Ahidjo ?

Camfoot

Retenu pour accueillir le match d’ouverture et la finale de la compétition qui démarre le 19 novembre prochain, l’infrastructure présente peu à peu le visage définitif qu’il devrait avoir. Entre pose des pavés, aménagement et pavoisement des espaces à l’extérieur, électrification et peinture, le chantier suscite encore quelques inquiétudes à 29 jours du coup d’envoi.

Le 19 octobre 2016
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Ce serait un doux euphémisme de dire qu’entre inquiétudes et incertitudes, la cuvette de Mfandena poursuit sa mue. Des équipes de techniciens et d’ouvriers se succèdent jour et nuit pour boucler les travaux à temps. Comparé au visage que cette infrastructure vielle de d’une cinquantaine d’années affichait il y’a deux mois, les choses ont plutôt beaucoup évolué. La toiture métallique, posée il y a plusieurs jours au dessus de la nouvelle tribune présidentielle, attire les regards vers le stade relooké et peint de l’extérieur aux couleurs du drapeau camerounais. Ici, l’heure est aux dernières retouches. Véritable chantier à ciel ouvert, le stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé est semblable à une ruche où chaque minute compte. Malgré la mauvaise saison marquée par des pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville, l’engagement et l’entrain des ouvriers commis à la tâche n’a pas pris de rides.

Pose des pavés

Mais, le hic réside au niveau de la date de livraison de ce chantier qui a englouti 26 milliards de nos francs Cfa. A en juger de la complexité des travaux restants, les clés du stade ne devraient pas être remis à l’Etat avant un mois, si on en croit certains spécialistes. Parmi les causes de ce retard, les décomptes des entreprises non payés, les grèves à répétition observées depuis le démarrage, les complaintes incessantes des ouvriers et la lenteur de certaines sociétés adjudicataires. En un mot comme en mille, la cuvette de Mfandena n’en a pas fini avec son chemin de croix. Tenez par exemple, l’entreprise qui a gagné le marché de la pose des pavés dans tout le périmètre du stade, apprend-t-on, est encore très loin du bout du tunnel. Les ouvriers sont à l’œuvre, ils creusent à l’aide des pelles ou aidés par des engins légers. D’un côté on terrasse, de l’autre on creuse, ailleurs on effectue le remblayage ave de la terre. Quid de la date de livraison ? « C’est pour au moins trois semaines », lance un technicien en bâtiment qui nous sert de guide.

Course contre la montre

Difficile donc d’imaginer cet ouvrage livré le 17 octobre tel que promis le 27 juillet dernier à la mission de la Confédération africaine (Caf) en inspection sur les chantiers qui devront abriter la Can féminine édition 2016, qui va se disputer du 19 novembre au 3 décembre 2016. A cette inquiétude vient se greffer las plaintes récurrentes des ouvriers qui pointent du doigt, les mesures discriminatoires qui existent dans cette entreprise : « ici, les patrons sont des blancs, pas nous. Nous sommes justes là pour leurs servir de valets… On est épuisé, on travaille tous les jours sans repos de 6h30 à minuit, si sa continue comme ça nous allons perdre le pied », décrie sous cape, un ouvrier pour qui cette course contre la montre devient éreintante. C’est que, Arab contractor puisqu’il s’agit d’elle, ne s’occupe pas uniquement du terrassement et la pose des pavés ; l’entreprise est aussi chargée de la peinture sur la clôture c’est-à-dire un jaune pâle et un orange mauve.

Pâle, c’est le qualificatif qu’on pourrait coller à l’état d’avancement des travaux. Pour aller plus vite, Arab Contractors est contrainte de confier la sous-traitance à l’entreprise Mbapat Btp Sarl qui n’est non plus une fusée dans cet exercice. Conséquence : les peintres sont parfois obligés de précéder les maçons dans chacune de leurs tâches. Toute chose qui créée un doublon. « Nous sommes souvent obligés de faire double travail, comme vous voyez ici, les maçons n’ont pas finis le crépissage, mais nous nous avons déjà mis la peinture, c’est sûr nous reviendrons remettre la peinture sur cette partie », confie un ouvrier.

Christou DOUBENA


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