443603 messages.
Grand (France) le 06/04/2011 Ã 22:38
Tu repètes les mêmes choses;as-tu entendu que les escadrons de la mort étaient armés pendant les élections et on sévi dans les bureaux de votes?
A force de repéter que je suis pro-GBAGBO comme si je m'en défendais, je risque de te dire que tu es un anti-Gbagbo absolu qui n'a pas d'arguments valables à m'opposer.
Tu n'as peut-être pas vu les idéaux que GBAGBO défend, ce n'est pas grave.Mais, il reste une vérité, ces élections ont été entachées sur toute la ligne des irrégularités,et il a tout à fait le droit de se défendre, même si tout le monde se ligue contre lui.Tu le vois toi-même;j'ai fait une énumération de tout ce qui s'est poassé d'injuste dans cette élection;tu n'a pu apporter la moindre contradiction à cela.C'est suffisant pour qu'on comprenne.
Tu repètes les mêmes choses;as-tu entendu que les escadrons de la mort étaient armés pendant les élections et on sévi dans les bureaux de votes?
A force de repéter que je suis pro-GBAGBO comme si je m'en défendais, je risque de te dire que tu es un anti-Gbagbo absolu qui n'a pas d'arguments valables à m'opposer.
Tu n'as peut-être pas vu les idéaux que GBAGBO défend, ce n'est pas grave.Mais, il reste une vérité, ces élections ont été entachées sur toute la ligne des irrégularités,et il a tout à fait le droit de se défendre, même si tout le monde se ligue contre lui.Tu le vois toi-même;j'ai fait une énumération de tout ce qui s'est poassé d'injuste dans cette élection;tu n'a pu apporter la moindre contradiction à cela.C'est suffisant pour qu'on comprenne.
Merci de patienter...
SlateAfrique - Laurent Gbagbo est-il décidé à partir ou à mourir? Y a-t-il des discussions dans son entourage sur la stratégie à avoir, ou pour lui dire qu'il aurait du partir plus tôt?
S.B. - Je ne pense pas qu'il partira. Cela fait quatre mois qu'on est là . Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Laurent Gbagbo, ils l'auraient déjà fait partir.
SlateAfrique - Une manifestation contre la RTI menée par les partisans de Ouattara n'a-t-elle pas été réprimée dans le sang, le 16 décembre?
S.B. - Il arrive que dans les manifestations, quand des tirs interviennent, il y ait une riposte. Voilà dix ans que nous sommes dans le sang. Nous avons un Président qui est l'un des plus démocrates du continent. Il a une démocratie qui est en avance. Il y a la liberté d'expression ici. Les discussions ici dans son entourage portent plutôt sur le fait qu'il ne sévit pas assez. Il n'est pas assez dur. Avec le pouvoir, il faut être beaucoup plus dur. Il y a eu des exactions de tous les côtés, on a découvert un charnier énorme à Duékoué. On ne va pas dire que Gbagbo est allé encore faire un charnier là -bas! Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Gbagbo, ils se lèveraient, et il s'en irait. Si ce sont d'autres gens qui dictent son départ, il ne partira pas. A sa place, je ne bougerais pas. Quand on n'est pas d'accord, on doit être capable de dire non. J'ai des échos de l'Occident: je peux vous dire qu'il n'est pas question d'exil. Personne n'a fui, tout le monde est ici. Quelquefois, des tirs tombent dans la cour, mais ça ne fait peur à personne. Laurent Gbagbo dérange, comme Sékou Touré, comme Sankara, comme Lumumba, parce qu'il tient le langage de la souveraineté.
SlateAfrique - A-t-il peur de poursuites devant la Cour pénale internationale?
S.B. - On peut lui attribuer tout ce qu'il n'a pas fait! On a vu ce qui s'est passé avec Saddam! Les armes de destruction massives en Irak, on ne les a jamais vues... L'Occident n'arrête pas de se contredire. Aujourd'hui, on conteste ce qui s'est passé au Vietnam, en Irak. Ici, Obama avait été fêté comme un dieu, et certains ont tatoué son nom sur leurs bras. Mais Obama est un Président de l'Amérique de droite, point barre. Comme Kofi Annan, qui n'a fait que combattre l'Afrique, ils sont aux ordres et n'ont pas de pensée africaine
S.B. - Je ne pense pas qu'il partira. Cela fait quatre mois qu'on est là . Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Laurent Gbagbo, ils l'auraient déjà fait partir.
SlateAfrique - Une manifestation contre la RTI menée par les partisans de Ouattara n'a-t-elle pas été réprimée dans le sang, le 16 décembre?
S.B. - Il arrive que dans les manifestations, quand des tirs interviennent, il y ait une riposte. Voilà dix ans que nous sommes dans le sang. Nous avons un Président qui est l'un des plus démocrates du continent. Il a une démocratie qui est en avance. Il y a la liberté d'expression ici. Les discussions ici dans son entourage portent plutôt sur le fait qu'il ne sévit pas assez. Il n'est pas assez dur. Avec le pouvoir, il faut être beaucoup plus dur. Il y a eu des exactions de tous les côtés, on a découvert un charnier énorme à Duékoué. On ne va pas dire que Gbagbo est allé encore faire un charnier là -bas! Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Gbagbo, ils se lèveraient, et il s'en irait. Si ce sont d'autres gens qui dictent son départ, il ne partira pas. A sa place, je ne bougerais pas. Quand on n'est pas d'accord, on doit être capable de dire non. J'ai des échos de l'Occident: je peux vous dire qu'il n'est pas question d'exil. Personne n'a fui, tout le monde est ici. Quelquefois, des tirs tombent dans la cour, mais ça ne fait peur à personne. Laurent Gbagbo dérange, comme Sékou Touré, comme Sankara, comme Lumumba, parce qu'il tient le langage de la souveraineté.
SlateAfrique - A-t-il peur de poursuites devant la Cour pénale internationale?
S.B. - On peut lui attribuer tout ce qu'il n'a pas fait! On a vu ce qui s'est passé avec Saddam! Les armes de destruction massives en Irak, on ne les a jamais vues... L'Occident n'arrête pas de se contredire. Aujourd'hui, on conteste ce qui s'est passé au Vietnam, en Irak. Ici, Obama avait été fêté comme un dieu, et certains ont tatoué son nom sur leurs bras. Mais Obama est un Président de l'Amérique de droite, point barre. Comme Kofi Annan, qui n'a fait que combattre l'Afrique, ils sont aux ordres et n'ont pas de pensée africaine
Merci de patienter...
A table, un jour, quelqu'un m'a posé la question de mes «horizons». Laurent s'est fâché, il a été blessé à ma place, et a répondu: «Vous ne savez pas qu'il vient d'Abengourou?» Je suis né dans cette ville, chez les Agnis, en pays akan. Je considère cela comme une richesse. Tenez, il y a un jeune écrivain ivoirien, Koffi Kwahulé, qui écrit pour la Comédie française. Il est Baoulé de père et de mère et il est né à Abengourou comme moi. Et voilà que les écrivains ivoiriens se réunissent pour dire qu'il est Ghanéen! Pourquoi? Aucun d'eux n'arrive à sa cheville! Je peux vous dire que tout ce qui a été dit contre Ouattara, toutes ces années de rejet, c'est terrible. Je me bats, je suis au feu, je prends des risques... Vous savez, on dit chez nous: «Donne tout à l'étranger.»
Il y aurait une psychanalyse à faire, une histoire à raconter. Quand les Akans sont venus du Ghana en suivant la reine Pokou, le peuple Baoulé est né [Baoulé signifie l'enfant est mort, ndlr]. La reine Pokou a sacrifié son enfant pour passer en Côte d'Ivoire. Comment peut-on traiter les Akans d'étrangers? Il faut que nous nous asseyons dans ce pays pour résoudre le problème de l'ivoirité. Le jour où les petits Ivoiriens auront appris à l'école à quel point ils sont riches de leurs origines, nous aurons une nation. Pour l'instant nous n'avons pas de nation, mais un peuple dont on ne s'est pas occupé sérieusement pendant cinquante ans.
SlateAfrique - Que reprochez-vous à Alassane Ouattara?
S.B. - Je ne lui reproche rien, à lui. C'est mon frère aussi. Le problème politique qui est posé, avec les élections, je le regarde simplement, je l'observe. Je ne dis rien. Tout cela ne mérite pas qu'on s'arme pour venir bousiller tout le monde. Mais les gamins sont obligés de se battre: on a en face de nous des blancs! On a fait un monstre de Laurent Gbagbo. On peut tout lui reprocher, sauf l'ivoirité. Je souhaite qu'ils s'apaisent tous les deux. Il faut que nous, les plus de 50 ans, cessions d'être égoïstes et pensions aux enfants, les jeunes qui font 70% de notre population et qui se battent et tombent aujourd'hui.
Il y aurait une psychanalyse à faire, une histoire à raconter. Quand les Akans sont venus du Ghana en suivant la reine Pokou, le peuple Baoulé est né [Baoulé signifie l'enfant est mort, ndlr]. La reine Pokou a sacrifié son enfant pour passer en Côte d'Ivoire. Comment peut-on traiter les Akans d'étrangers? Il faut que nous nous asseyons dans ce pays pour résoudre le problème de l'ivoirité. Le jour où les petits Ivoiriens auront appris à l'école à quel point ils sont riches de leurs origines, nous aurons une nation. Pour l'instant nous n'avons pas de nation, mais un peuple dont on ne s'est pas occupé sérieusement pendant cinquante ans.
SlateAfrique - Que reprochez-vous à Alassane Ouattara?
S.B. - Je ne lui reproche rien, à lui. C'est mon frère aussi. Le problème politique qui est posé, avec les élections, je le regarde simplement, je l'observe. Je ne dis rien. Tout cela ne mérite pas qu'on s'arme pour venir bousiller tout le monde. Mais les gamins sont obligés de se battre: on a en face de nous des blancs! On a fait un monstre de Laurent Gbagbo. On peut tout lui reprocher, sauf l'ivoirité. Je souhaite qu'ils s'apaisent tous les deux. Il faut que nous, les plus de 50 ans, cessions d'être égoïstes et pensions aux enfants, les jeunes qui font 70% de notre population et qui se battent et tombent aujourd'hui.
Merci de patienter...
SlateAfrique - Pourquoi vous engagez-vous de la sorte au risque de votre vie?
S.B. - Je n'ai plus l'âge de ces gamins que je filme. Nous, les Soninkés, nous avons un âge auquel nous n'avons pas le droit de parler. Or, à mon âge, parler est un devoir. Des deux côtés, il y a de l'exagération. Quand j'entends sur la RTI que celui qui est en face est un étranger, alors là je dis non! C'est un candidat à la présidentielle. Si on va sur ce terrain, alors moi aussi je suis visé.
SlateAfrique - Vous reproche-t-on le fait que soyez du Nord dans l'entourage de Gbagbo?
S.B. - Le premier qui me dit que je suis un étranger, je lui donne un coup de pied! Je suis né Français en 1949. L'indépendance m'a trouvé ici. J'ai une patrie, la Côte d'Ivoire. Je ne vais pas faire comme d'autres artistes et aller me planquer à Paris! Je dois être là où ça se passe. Tout est faux! Tout à l'heure, je repartirai filmer sur le front! Si le Burkina avait été agressé comme l'est la Côte d'Ivoire, si la France avait été agressée comme l'est la Côte d'Ivoire, j'aurais aussi filmé!
SlateAfrique - Le poison de l'ivoirité n'a-t-il pas détruit la Côte d'Ivoire?
S.B. - Je suis le premier à le dire! Quand la hyène veut manger son petit, elle l'accuse de sentir la chèvre. Ce n'est pas Gbagbo qui a amené l'ivoirité. Laurent Gbagbo, un Bété, a écrit en 1971 un texte intitulé Soundjata, lion du Manding. Son héros, c'est le premier empereur de l'Afrique de l'Ouest. Et dans cette pièce, il écrit souvent: «Plutôt la mort que la honte.» L'ivoirité, j'en ai moi-même été victime en 1992 quand on m'a considéré comme un pestiféré dans mon pays, parce que j'étais l'ami d'un opposant à Houphouët-Boigny, ce même Gbagbo qui a fait mettre toutes mes affaires dans un conteneur pour que je reparte en France. Il y a eu dans les journaux des pages d'insultes à mon égard, sous le seul prétexte que je ne serais pas Ivoirien, mais Mandingue, Malinké, Soninké. Ils n'avaient pas d'autres arguments. C'est de l'incompétence, de la jalousie, de la faiblesse que de dire celui-là n'est pas Ivoirien. Laurent m'a dit de ne pas répondre et je suis reparti en France.
S.B. - Je n'ai plus l'âge de ces gamins que je filme. Nous, les Soninkés, nous avons un âge auquel nous n'avons pas le droit de parler. Or, à mon âge, parler est un devoir. Des deux côtés, il y a de l'exagération. Quand j'entends sur la RTI que celui qui est en face est un étranger, alors là je dis non! C'est un candidat à la présidentielle. Si on va sur ce terrain, alors moi aussi je suis visé.
SlateAfrique - Vous reproche-t-on le fait que soyez du Nord dans l'entourage de Gbagbo?
S.B. - Le premier qui me dit que je suis un étranger, je lui donne un coup de pied! Je suis né Français en 1949. L'indépendance m'a trouvé ici. J'ai une patrie, la Côte d'Ivoire. Je ne vais pas faire comme d'autres artistes et aller me planquer à Paris! Je dois être là où ça se passe. Tout est faux! Tout à l'heure, je repartirai filmer sur le front! Si le Burkina avait été agressé comme l'est la Côte d'Ivoire, si la France avait été agressée comme l'est la Côte d'Ivoire, j'aurais aussi filmé!
SlateAfrique - Le poison de l'ivoirité n'a-t-il pas détruit la Côte d'Ivoire?
S.B. - Je suis le premier à le dire! Quand la hyène veut manger son petit, elle l'accuse de sentir la chèvre. Ce n'est pas Gbagbo qui a amené l'ivoirité. Laurent Gbagbo, un Bété, a écrit en 1971 un texte intitulé Soundjata, lion du Manding. Son héros, c'est le premier empereur de l'Afrique de l'Ouest. Et dans cette pièce, il écrit souvent: «Plutôt la mort que la honte.» L'ivoirité, j'en ai moi-même été victime en 1992 quand on m'a considéré comme un pestiféré dans mon pays, parce que j'étais l'ami d'un opposant à Houphouët-Boigny, ce même Gbagbo qui a fait mettre toutes mes affaires dans un conteneur pour que je reparte en France. Il y a eu dans les journaux des pages d'insultes à mon égard, sous le seul prétexte que je ne serais pas Ivoirien, mais Mandingue, Malinké, Soninké. Ils n'avaient pas d'autres arguments. C'est de l'incompétence, de la jalousie, de la faiblesse que de dire celui-là n'est pas Ivoirien. Laurent m'a dit de ne pas répondre et je suis reparti en France.
Merci de patienter...
SlateAfrique - Comment est l'ambiance à la résidence de Cocody?
S.B. - Très familiale, tranquille. Les gens chantent et prient. Tout va bien. Laurent est souriant pour ceux qui ont la chance de le voir. Il n'y a aucune panique.
SlateAfrique - Ne pensez-vous pas que la Radiotélévision ivoirienne (RTI) a déversé de la propagande incitant à la haine ces derniers mois?
S.B. - Elle a diffusé des films qui ont été faits par les Français eux-mêmes, comme ce documentaire sur la Françafrique qui a galvanisé les gens. Quand on parle de propagande, croyez-vous que c'est seulement la télévision française qui dit la vérité? Tout est faux! Hier encore, le soir du 5 avril, on en riait ici: on annonçait que Laurent avait signé un papier pour sa reddition! Ce matin, on a commencé à nous canarder. Les dépêches disent que ce n'est pas la France qui est derrière, que ce sont les combattants pro-Ouattara qui donnent l'assaut, qu'ils ont déjà d'ailleurs mis le pied dans notre cour. Je peux vous dire que tout est faux, puisque j'y suis: nous avons en face de nous l'armée française, le Bima, ou alors ce sont des Ivoiriens aux visages pâles et aux yeux bleus. Ils attendent le soir pour que les hélicoptères viennent nous canarder. Je ne sais pas quelle est leur stratégie, mais c'est de la lâcheté. Mais dans toutes les guerres, c'est pareil. La guerre ne se fait pas seulement avec des armes, mais aussi avec des images. J'ai filmé les corps des jeunes qui tombent du côté de l'armée pro-Alassane, j'ai tout filmé: les liasses d'argent qu'ils ont dans les poches, ce sont des faux, comme on fait au cinéma. Le premier billet de la liasse est vrai, et à l'intérieur, il n'y a que du papier. Si on est réduit à payer des mercenaires avec du papier...
S.B. - Très familiale, tranquille. Les gens chantent et prient. Tout va bien. Laurent est souriant pour ceux qui ont la chance de le voir. Il n'y a aucune panique.
SlateAfrique - Ne pensez-vous pas que la Radiotélévision ivoirienne (RTI) a déversé de la propagande incitant à la haine ces derniers mois?
S.B. - Elle a diffusé des films qui ont été faits par les Français eux-mêmes, comme ce documentaire sur la Françafrique qui a galvanisé les gens. Quand on parle de propagande, croyez-vous que c'est seulement la télévision française qui dit la vérité? Tout est faux! Hier encore, le soir du 5 avril, on en riait ici: on annonçait que Laurent avait signé un papier pour sa reddition! Ce matin, on a commencé à nous canarder. Les dépêches disent que ce n'est pas la France qui est derrière, que ce sont les combattants pro-Ouattara qui donnent l'assaut, qu'ils ont déjà d'ailleurs mis le pied dans notre cour. Je peux vous dire que tout est faux, puisque j'y suis: nous avons en face de nous l'armée française, le Bima, ou alors ce sont des Ivoiriens aux visages pâles et aux yeux bleus. Ils attendent le soir pour que les hélicoptères viennent nous canarder. Je ne sais pas quelle est leur stratégie, mais c'est de la lâcheté. Mais dans toutes les guerres, c'est pareil. La guerre ne se fait pas seulement avec des armes, mais aussi avec des images. J'ai filmé les corps des jeunes qui tombent du côté de l'armée pro-Alassane, j'ai tout filmé: les liasses d'argent qu'ils ont dans les poches, ce sont des faux, comme on fait au cinéma. Le premier billet de la liasse est vrai, et à l'intérieur, il n'y a que du papier. Si on est réduit à payer des mercenaires avec du papier...
Merci de patienter...
Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Gbagbo, il s'en irait»
J'ai filmé les corps des jeunes qui tombent du côté de l'armée pro-Alassane, j'ai tout filmé: les liasses d'argent qu'ils ont dans les poches, ce sont des faux, comme on fait au cinéma. Le premier billet de la liasse est vrai, et à l'intérieur, il n'y a que du papier. Si on est réduit à payer des mercenaires avec du papier...»
SlateAfrique - Pourquoi êtes-vous toujours à la résidence aux côtés de Laurent Gbagbo?
Sidiki Bakaba - Un proverbe indien disait à l'époque de Gandhi que le paysan laboure en temps de paix, mais laisse la houe en temps de guerre pour aller défendre son pays. J'ai fait un film sur les événements de 2002-2004 qui s'appelle La victoire aux mains nues, et qui raconte le massacre qui s'est produit devant l'hôtel Ivoire. Je continue de filmer aujourd'hui, j'étais tout à l'heure sur un véhicule RPG et j'ai dû sauter pour me protéger. Je défends mon pays.
SlateAfrique - Vous défendez votre pays ou votre ami Laurent Gbagbo?
S.B. - Mon pays! Je reste aux côtés de Laurent Gbagbo. C'est un grand frère, c'est aussi la réalité. Mais je vois des gamins de 22 ans qui ont la rage au cœur, qui veulent l'indépendance réelle et totale. Nous, à notre adolescence, nous avons connu l'indépendance, qui a été un échec lamentable et du bluff, avec des rapports de conseils des ministres qui étaient d'abord visés à Paris. La plupart des jeunes d'aujourd'hui en Côte d'Ivoire n'ont pas eu la chance de faire des études comme nous, mais ils savent ce que c'est que la défense de la souveraineté. En Tunisie, il n'a pas fallu une semaine pour faire tomber le président Ben Ali. On ne se pose pas la question de savoir pourquoi les Ivoiriens, à l'inverse, sont là pour défendre leur Président. Il y a ici des gens extraordinaires qui sont écœurés par le mensonge dont on leur rebat les oreilles. Chaque fois que je filme un de ces jeunes en gros plan, ils disent: «Je veux la vraie indépendance Papa, pas ce que vous avez vécu.» Il faut libérer ce pays et les autres pays. J'ai toujours été un homme de spectacle et voilà que, depuis quelques jours, je suis un militaire
J'ai filmé les corps des jeunes qui tombent du côté de l'armée pro-Alassane, j'ai tout filmé: les liasses d'argent qu'ils ont dans les poches, ce sont des faux, comme on fait au cinéma. Le premier billet de la liasse est vrai, et à l'intérieur, il n'y a que du papier. Si on est réduit à payer des mercenaires avec du papier...»
SlateAfrique - Pourquoi êtes-vous toujours à la résidence aux côtés de Laurent Gbagbo?
Sidiki Bakaba - Un proverbe indien disait à l'époque de Gandhi que le paysan laboure en temps de paix, mais laisse la houe en temps de guerre pour aller défendre son pays. J'ai fait un film sur les événements de 2002-2004 qui s'appelle La victoire aux mains nues, et qui raconte le massacre qui s'est produit devant l'hôtel Ivoire. Je continue de filmer aujourd'hui, j'étais tout à l'heure sur un véhicule RPG et j'ai dû sauter pour me protéger. Je défends mon pays.
SlateAfrique - Vous défendez votre pays ou votre ami Laurent Gbagbo?
S.B. - Mon pays! Je reste aux côtés de Laurent Gbagbo. C'est un grand frère, c'est aussi la réalité. Mais je vois des gamins de 22 ans qui ont la rage au cœur, qui veulent l'indépendance réelle et totale. Nous, à notre adolescence, nous avons connu l'indépendance, qui a été un échec lamentable et du bluff, avec des rapports de conseils des ministres qui étaient d'abord visés à Paris. La plupart des jeunes d'aujourd'hui en Côte d'Ivoire n'ont pas eu la chance de faire des études comme nous, mais ils savent ce que c'est que la défense de la souveraineté. En Tunisie, il n'a pas fallu une semaine pour faire tomber le président Ben Ali. On ne se pose pas la question de savoir pourquoi les Ivoiriens, à l'inverse, sont là pour défendre leur Président. Il y a ici des gens extraordinaires qui sont écœurés par le mensonge dont on leur rebat les oreilles. Chaque fois que je filme un de ces jeunes en gros plan, ils disent: «Je veux la vraie indépendance Papa, pas ce que vous avez vécu.» Il faut libérer ce pays et les autres pays. J'ai toujours été un homme de spectacle et voilà que, depuis quelques jours, je suis un militaire
Merci de patienter...
@ CARMELO Jr
Je vois que tu te rapproches de ton gars, Carmelo ANTHONY...lol. Gaillard, ne neglige pas tes etudes, c'est important, le reste suivra sans probleme.
@ DADY
Quand les Dozo ont vu Babi, ils ont voulu se jeter dans la lagune...mdr
@ ETO'OFILLE
Pardon, si tu en as d'autres histoires du genre, balance seulement.....lol
@ BG
Bao, Je vois que ton gars monte en puissance...Bravo
Je vois que tu te rapproches de ton gars, Carmelo ANTHONY...lol. Gaillard, ne neglige pas tes etudes, c'est important, le reste suivra sans probleme.
@ DADY
Quand les Dozo ont vu Babi, ils ont voulu se jeter dans la lagune...mdr
@ ETO'OFILLE
Pardon, si tu en as d'autres histoires du genre, balance seulement.....lol
@ BG
Bao, Je vois que ton gars monte en puissance...Bravo
Merci de patienter...
" Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il reste encore à perdre l'illusion suprême qui est de se croire sans illusions." Claude Roy
Merci de patienter...
Lu quelque part !
Les conditions que pose Gbagbo pour son départ,
Ouattara refuse le chantage.
Démission ou départ du pouvoir oui peut être, reconnaissance sans condition de la victoire de Ouattara. NON ! Tel est ce qui ressort des tractations autour du départ de Laurent Gbagbo. Sur le principe, le président Ouattara serait prêt à lâcher du lest car son entourage affirme que ça ne sert à rien de lui demander de signer un document, dans la mesure ou Gbagbo a toujours rejeté et renié ses propres engagements écrits et signés. Pour sa part, se basant sur la Constitution qui stipule qu’aucun citoyen ne peut être contraint à l’exil, Laurent Gbagbo veut rester en Cote d’Ivoire.
Ce n’est pas tout: le président sortant souhaite que le président Alassane Ouattara l’autorise à titre exceptionnel, à demeurer à la résidence présidentielle de Cocody, sous protection de ses forces spéciales, de l’Onuci et éventuellement des FRCI. Laurent Gbagbo souhaiterait également que le Président Ouattara s’engage à faire voter une loi d’amnistie pour lui et les siens après les élections législatives à venir. Concernant les crimes éventuels de guerre, Laurent Gbagbo exige la fin des accusations toutes faites au profit d’une enquête indépendante internationale, dont les résultats devront tenir compte des objectifs de la Commission Vérité Réconciliation que compte mettre en place le nouveau gouvernement.
Enfin, sur les questions politiques et de gouvernance, Laurent Gbagbo réclame que des discussions s’ouvrent dans le cadre des dernières recommandations de l’Union Africaine, qu’il n’avait pourtant pas acceptées jusqu’à maintenant. Selon ce schéma, des discussions devraient être engagées entre Ouattara et Gbagbo sur la formation du gouvernement et le processus de réconciliation nationale. En vue de matérialiser tout cela, Laurent Gbagbo estime que lui et le Président Ouattara doivent se rencontrer.
« Ils doivent se rencontrer ».
Le président Laurent Gbagbo veut signer avec M. Ouattara, devant le monde entier sa démission, avant d’engager dans le cadre d’un accord global de paix, la transmission du pouvoir au Président Ouattara. « Hors de cadre ce sera difficile si on choisit la force jusqu’au bout pour débunkériser Gbagbo », confie un partisan du président sortant, qui estime que les conditions de reddition qu’on lui a soumises initialement, constituent une tentative d’humiliation qui ne saurait prospérer.
YES, PAPA, TU ES VRAIMENT LE NOMBRIL DU MONDE !
"Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il r
Les conditions que pose Gbagbo pour son départ,
Ouattara refuse le chantage.
Démission ou départ du pouvoir oui peut être, reconnaissance sans condition de la victoire de Ouattara. NON ! Tel est ce qui ressort des tractations autour du départ de Laurent Gbagbo. Sur le principe, le président Ouattara serait prêt à lâcher du lest car son entourage affirme que ça ne sert à rien de lui demander de signer un document, dans la mesure ou Gbagbo a toujours rejeté et renié ses propres engagements écrits et signés. Pour sa part, se basant sur la Constitution qui stipule qu’aucun citoyen ne peut être contraint à l’exil, Laurent Gbagbo veut rester en Cote d’Ivoire.
Ce n’est pas tout: le président sortant souhaite que le président Alassane Ouattara l’autorise à titre exceptionnel, à demeurer à la résidence présidentielle de Cocody, sous protection de ses forces spéciales, de l’Onuci et éventuellement des FRCI. Laurent Gbagbo souhaiterait également que le Président Ouattara s’engage à faire voter une loi d’amnistie pour lui et les siens après les élections législatives à venir. Concernant les crimes éventuels de guerre, Laurent Gbagbo exige la fin des accusations toutes faites au profit d’une enquête indépendante internationale, dont les résultats devront tenir compte des objectifs de la Commission Vérité Réconciliation que compte mettre en place le nouveau gouvernement.
Enfin, sur les questions politiques et de gouvernance, Laurent Gbagbo réclame que des discussions s’ouvrent dans le cadre des dernières recommandations de l’Union Africaine, qu’il n’avait pourtant pas acceptées jusqu’à maintenant. Selon ce schéma, des discussions devraient être engagées entre Ouattara et Gbagbo sur la formation du gouvernement et le processus de réconciliation nationale. En vue de matérialiser tout cela, Laurent Gbagbo estime que lui et le Président Ouattara doivent se rencontrer.
« Ils doivent se rencontrer ».
Le président Laurent Gbagbo veut signer avec M. Ouattara, devant le monde entier sa démission, avant d’engager dans le cadre d’un accord global de paix, la transmission du pouvoir au Président Ouattara. « Hors de cadre ce sera difficile si on choisit la force jusqu’au bout pour débunkériser Gbagbo », confie un partisan du président sortant, qui estime que les conditions de reddition qu’on lui a soumises initialement, constituent une tentative d’humiliation qui ne saurait prospérer.
YES, PAPA, TU ES VRAIMENT LE NOMBRIL DU MONDE !
"Lorsqu'on a perdu toutes ses illusions, il r
Merci de patienter...
@JOHN BARRICK, (Paris) 06/04/2011
Mon frère Mandela luttait pour une juste cause, contre l'un des régimes les plus sanguinaires que le monde ait connu, le régime de séparation des races, où les noirs et les metisses étaient de sous hommes sans droits. Mandela réclamait l'égalité des races, un homme une voix, il a déclaré que c'est un idéal pour lequel il était prêt à mourir...C'était autre chose, le monde entier a soutenu ce grand monsieur, à plusieurs reprises, moi même j'ai été manifester à l'ambassade d'Afrique du sud à paris, pour réclamer la libération de Mandela et ses amis, et l'abolition de ce système ignoble.
J'ai beaucoup de respect pour ce Monsieur, et je vais même te dire que j'ai fait une photo avec lui devant l'hôtel Plazza athénée à Paris. En effet, je passais devant cet hôtel et j'ai vu beaucoup de photographes qui attendaient là , j'ai d'abord cru qu'ils attendaient une star de la chanson ou du cinéma, et quelqu'un m'a dit qu'il s'agissait de Nelson Mandela, alors quand il est sorti, je me suis précipité, avec mon portable, le service de sécurité nous a laissé faire et on a fait des photos, c'était en 2008, il n'était plus président, mais il attire toujours autant de monde Je l'ai fait parce que j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour ce Monsieur, alors que moi je ne suis pas un chasseur d'orthographes...
Pour revenir à Gbagbo, il a aussi, mais, à un autre niveau, mener le combat pour la démocratie en Cote d'Ivoire. je peux même dire qu'il est le père de la démocratie Ivoirienne. mais arrivé au pouvoir, il a changé, il est déjà entrain de détruire ce qu'il a construit, pourquoi, eh bien parce qu'il a pris goût au pouvoir, c'est ce que je tente de t'expliquer depuis que nous discutons, et que tu refuses d'admettre. Il ne défend plus aucune cause, il parle pour lui et non pour les ivoiriens, tout en se servant d'eux. il s'est servi lui aussi du concept d'ivoirité tant que ça l'arrangeait. Sur le désarmement, j'ai dit que j'étais d'accord avec toi qu'on a pas désarmé les rebelles, mais il l'a accepté parce qu'il avait aussi les escadrons de la mort. on ne peut donc pas se plaindre aujourd'hui que ces rebelles n'ont pas été désarmés...
Je respecte bien sûr les idéaux de chacun. toi tu parles vraiment d'idéaux et je te respecte pour ça, je suis d'accord avec tout ce que tu dis sur le fond, même si je trouve que tu es un peu trop pro-Gbagbo, mais c'est ton droit...Mais, JOHN BARRICK, honnêtement, quels idéaux Gbagbo défend act
Mon frère Mandela luttait pour une juste cause, contre l'un des régimes les plus sanguinaires que le monde ait connu, le régime de séparation des races, où les noirs et les metisses étaient de sous hommes sans droits. Mandela réclamait l'égalité des races, un homme une voix, il a déclaré que c'est un idéal pour lequel il était prêt à mourir...C'était autre chose, le monde entier a soutenu ce grand monsieur, à plusieurs reprises, moi même j'ai été manifester à l'ambassade d'Afrique du sud à paris, pour réclamer la libération de Mandela et ses amis, et l'abolition de ce système ignoble.
J'ai beaucoup de respect pour ce Monsieur, et je vais même te dire que j'ai fait une photo avec lui devant l'hôtel Plazza athénée à Paris. En effet, je passais devant cet hôtel et j'ai vu beaucoup de photographes qui attendaient là , j'ai d'abord cru qu'ils attendaient une star de la chanson ou du cinéma, et quelqu'un m'a dit qu'il s'agissait de Nelson Mandela, alors quand il est sorti, je me suis précipité, avec mon portable, le service de sécurité nous a laissé faire et on a fait des photos, c'était en 2008, il n'était plus président, mais il attire toujours autant de monde Je l'ai fait parce que j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour ce Monsieur, alors que moi je ne suis pas un chasseur d'orthographes...
Pour revenir à Gbagbo, il a aussi, mais, à un autre niveau, mener le combat pour la démocratie en Cote d'Ivoire. je peux même dire qu'il est le père de la démocratie Ivoirienne. mais arrivé au pouvoir, il a changé, il est déjà entrain de détruire ce qu'il a construit, pourquoi, eh bien parce qu'il a pris goût au pouvoir, c'est ce que je tente de t'expliquer depuis que nous discutons, et que tu refuses d'admettre. Il ne défend plus aucune cause, il parle pour lui et non pour les ivoiriens, tout en se servant d'eux. il s'est servi lui aussi du concept d'ivoirité tant que ça l'arrangeait. Sur le désarmement, j'ai dit que j'étais d'accord avec toi qu'on a pas désarmé les rebelles, mais il l'a accepté parce qu'il avait aussi les escadrons de la mort. on ne peut donc pas se plaindre aujourd'hui que ces rebelles n'ont pas été désarmés...
Je respecte bien sûr les idéaux de chacun. toi tu parles vraiment d'idéaux et je te respecte pour ça, je suis d'accord avec tout ce que tu dis sur le fond, même si je trouve que tu es un peu trop pro-Gbagbo, mais c'est ton droit...Mais, JOHN BARRICK, honnêtement, quels idéaux Gbagbo défend act
Merci de patienter...

