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Pa Kamto à la jeunesse le 10 février 2019
Sur le plan politique, la réforme consensuelle du système électoral, qui est un impératif pour l’équilibre de la compétition démocratique, a été proposé dans le but de régler des incongruités telles que le maintien de la majorité électorale à 20 ans alors que l’on est responsable, au plan pénal, à 18 ans. C’est proprement dénier à une catégorie majoritaire de la population de notre pays sa capacité à opérer un choix politique éclairé. Tout se passe comme si, pour le pouvoir illégitime de Yaoundé, le maintien du statu quo marqué par une Commission électorale et un Conseil Constitutionnel conçus pour demeurer des instruments de conservation du pouvoir est plus important que l’équilibre du jeu politique, seul gage d’une paix durable.
Toute élection qui sera organisée selon le contexte actuel, on demandera son annulation devant les juridictions internationales.
Sur le plan politique, la réforme consensuelle du système électoral, qui est un impératif pour l’équilibre de la compétition démocratique, a été proposé dans le but de régler des incongruités telles que le maintien de la majorité électorale à 20 ans alors que l’on est responsable, au plan pénal, à 18 ans. C’est proprement dénier à une catégorie majoritaire de la population de notre pays sa capacité à opérer un choix politique éclairé. Tout se passe comme si, pour le pouvoir illégitime de Yaoundé, le maintien du statu quo marqué par une Commission électorale et un Conseil Constitutionnel conçus pour demeurer des instruments de conservation du pouvoir est plus important que l’équilibre du jeu politique, seul gage d’une paix durable.
Toute élection qui sera organisée selon le contexte actuel, on demandera son annulation devant les juridictions internationales.
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Pa Kamto à la jeunesse, le 10 février 2019.
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General News of Sun, 10 Feb 201924
Fête de la jeunesse: intégralité du message de Kamto depuis sa cellule
Kamto ActII
Maurice Kamto, leader du MRC a été interpellé lundi par les forces de l'ordre.
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Depuis sa cellule au GSO, le Président du MRC, Maurice KAMTO à l’occasion de la célébration de la 53e édition de la Fête Nationale de la Jeunesse a adressé un message à la jeunesse camerounaise.
Ci-dessous son message :
Mes chers jeunes compatriotes,
Je m’adresse à vous aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale de la jeunesse du fond de ma cellule de fortune située au Groupement Spécial d’Opérations de Yaoundé où je suis détenu de manière illégale et totalement arbitraire, ainsi que plusieurs citoyens qui m’accompagnent dans notre lutte pour un Cameroun meilleur, depuis 14 jours.
Comme vous le savez, le combat pour la liberté n’a jamais été un long fleuve tranquille. L’histoire de notre continent, et plus particulièrement celle de notre pays, est fournie de figures dont l’engagement pour des causes justes s’est souvent fait au péril de leur propre vie.
Notre incarcération au GSO, au Secrétariat d’Etat à la Défense, au Groupement Mobile d’Intervention, à la direction de la police judiciaire, et la mise en détention provisoire de certains de nos camarades à la prison centrale de KONDENGUI, en violation flagrante de toutes les règles de procédure, ne devraient donc pas susciter en vous crainte et angoisse, mais renforcer votre conviction qu’il faut indispensablement que les forces du changement, issues de l’ensemble de la nation, se lèvent contre le pouvoir avilissant déterminé à entrainer notre pays vers l’insignifiance, l’incertitude et le délitement total.
LIRE AUSSI: Adamaoua: grosse polémique, Atanga Nji force les chefs à jurer sur le Coran
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En effet, cette situation est loin d’être étrange au regard du contexte de notre pays où on assiste depuis de nombreuses années à la privation, voire la privatisation, systématique des libertés publiques au bénéfice du maintien d’un régime politique dont le bilan politique, socioéconomique et sécuritaire est catastrophique.
Sur le plan politique, la réforme consensuelle du système électoral, qui est un impératif pour l’équilibre de la compétition dém
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General News of Sun, 10 Feb 201924
Fête de la jeunesse: intégralité du message de Kamto depuis sa cellule
Kamto ActII
Maurice Kamto, leader du MRC a été interpellé lundi par les forces de l'ordre.
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Depuis sa cellule au GSO, le Président du MRC, Maurice KAMTO à l’occasion de la célébration de la 53e édition de la Fête Nationale de la Jeunesse a adressé un message à la jeunesse camerounaise.
Ci-dessous son message :
Mes chers jeunes compatriotes,
Je m’adresse à vous aujourd’hui à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale de la jeunesse du fond de ma cellule de fortune située au Groupement Spécial d’Opérations de Yaoundé où je suis détenu de manière illégale et totalement arbitraire, ainsi que plusieurs citoyens qui m’accompagnent dans notre lutte pour un Cameroun meilleur, depuis 14 jours.
Comme vous le savez, le combat pour la liberté n’a jamais été un long fleuve tranquille. L’histoire de notre continent, et plus particulièrement celle de notre pays, est fournie de figures dont l’engagement pour des causes justes s’est souvent fait au péril de leur propre vie.
Notre incarcération au GSO, au Secrétariat d’Etat à la Défense, au Groupement Mobile d’Intervention, à la direction de la police judiciaire, et la mise en détention provisoire de certains de nos camarades à la prison centrale de KONDENGUI, en violation flagrante de toutes les règles de procédure, ne devraient donc pas susciter en vous crainte et angoisse, mais renforcer votre conviction qu’il faut indispensablement que les forces du changement, issues de l’ensemble de la nation, se lèvent contre le pouvoir avilissant déterminé à entrainer notre pays vers l’insignifiance, l’incertitude et le délitement total.
LIRE AUSSI: Adamaoua: grosse polémique, Atanga Nji force les chefs à jurer sur le Coran
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En effet, cette situation est loin d’être étrange au regard du contexte de notre pays où on assiste depuis de nombreuses années à la privation, voire la privatisation, systématique des libertés publiques au bénéfice du maintien d’un régime politique dont le bilan politique, socioéconomique et sécuritaire est catastrophique.
Sur le plan politique, la réforme consensuelle du système électoral, qui est un impératif pour l’équilibre de la compétition dém
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LE #FRONT_CITOYEN S’ADRESSE À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE*
Douala 24 Mars 2019.
C’est avec un réel intérêt que le FRONT CITOYEN, plate-forme réunissant des organisations de la Société Civile et des Partis politiques de l’Opposition, a suivi les différentes communications (i) de la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies, (ii) de l’Union Européenne et (iii) du Secrétaire d’Etat Adjoint aux Affaires Africaines des États-Unis relatives à la situation qui prévaut actuellement au Cameroun sur le plan politique et social, notamment en ce qui concerne le respect de l’état de droit et la situation des droits humains.
(...)
Cependant, pour réussir à déterminer leur avenir face à ce régime violent et répressif, les Camerounais demandent à la communauté internationale de se tenir aux côtés du peuple camerounais et de faire respecter les différents engagements pris par l'État du Cameroun.
A cet effet, le FRONT CITOYEN interpelle la Communauté Internationale car il est important à ce stade de :
_1. Condamner fermement et très directement les violations des droits humains et des principes démocratiques ;_
_2. Demander la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes illégalement arrêtées et condamnées dans le cadre de la crise anglophone et des manifestations de la Coalition autour du MRC._
_3. Demander des comptes au régime Biya lors des rencontres internationales (les représentants du gouvernement camerounais doivent être interpellés selon les mécanismes existants sur les cas avérés d’assassinat, emprisonnement et torture) ;_
_4. Déclencher le processus de sanctions individuelles contre les membres du gouvernement camerounais responsables de la violence et du chaos actuels dans le pays : interdictions de voyager, gel des avoirs, saisie des biens, etc._
Dans les jours et les mois à venir, il sera important pour vous, chère communauté internationale, de faire face aux brimades et à l'intimidation qui constituent les tactiques habituelles du régime en place.
Vos appels en faveur du respect des droits humains de l'état de droit susciteront des critiques d‘ « ingérence dans les questions de souveraineté nationale ».
Ne soyez pas dupes !
*Les nations souveraines utilisent leurs richesses pour fournir des services de base à leurs peuples.*
*Les nations souveraines placent les intérêts de leurs peuples au-dessus de tout.*
Douala 24 Mars 2019.
C’est avec un réel intérêt que le FRONT CITOYEN, plate-forme réunissant des organisations de la Société Civile et des Partis politiques de l’Opposition, a suivi les différentes communications (i) de la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies, (ii) de l’Union Européenne et (iii) du Secrétaire d’Etat Adjoint aux Affaires Africaines des États-Unis relatives à la situation qui prévaut actuellement au Cameroun sur le plan politique et social, notamment en ce qui concerne le respect de l’état de droit et la situation des droits humains.
(...)
Cependant, pour réussir à déterminer leur avenir face à ce régime violent et répressif, les Camerounais demandent à la communauté internationale de se tenir aux côtés du peuple camerounais et de faire respecter les différents engagements pris par l'État du Cameroun.
A cet effet, le FRONT CITOYEN interpelle la Communauté Internationale car il est important à ce stade de :
_1. Condamner fermement et très directement les violations des droits humains et des principes démocratiques ;_
_2. Demander la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes illégalement arrêtées et condamnées dans le cadre de la crise anglophone et des manifestations de la Coalition autour du MRC._
_3. Demander des comptes au régime Biya lors des rencontres internationales (les représentants du gouvernement camerounais doivent être interpellés selon les mécanismes existants sur les cas avérés d’assassinat, emprisonnement et torture) ;_
_4. Déclencher le processus de sanctions individuelles contre les membres du gouvernement camerounais responsables de la violence et du chaos actuels dans le pays : interdictions de voyager, gel des avoirs, saisie des biens, etc._
Dans les jours et les mois à venir, il sera important pour vous, chère communauté internationale, de faire face aux brimades et à l'intimidation qui constituent les tactiques habituelles du régime en place.
Vos appels en faveur du respect des droits humains de l'état de droit susciteront des critiques d‘ « ingérence dans les questions de souveraineté nationale ».
Ne soyez pas dupes !
*Les nations souveraines utilisent leurs richesses pour fournir des services de base à leurs peuples.*
*Les nations souveraines placent les intérêts de leurs peuples au-dessus de tout.*
Merci de patienter...
*Les nations souveraines respectent les droits fondamentaux de leurs citoyens et respectent la loi.*
Sous le régime Biya, le Cameroun n'est pas une nation souveraine.
C’est précisément pour rétablir notre dignité et notre souveraineté en tant que nation que nous, Membres de la société civile et de l’Opposition, sommes déterminés, malgré les violences qui se déchaînent contre nous, à défendre les droits humains du peuple camerounais, la primauté du droit et des libertés fondamentales au Cameroun.
En ces moments cruciaux, il est important que vous, Communauté Internationale, soyez fermement aux côtés du peuple camerounais.
Peu importe l'inévitable violence verbale et médiatique qui se déchaînera sur vous, en tant qu'individus et en tant que pays, il importera de continuer à s’investir dans la construction de la relation durable qui lie le peuple camerounais et la communauté internationale sur une base solide de respect des droits humains et des libertés fondamentales.
*ONT SIGNE POUR LE FRONT CITOYEN ????
1. Alice Nkom, Avocate, Société CivileÂ
2. Ludovic Lado, Religieux, Société CivileÂ
3. Maximilienne Ngo Mbe, Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique CentraleÂ
4. Jean Pierre Bekolo, Cinéaste, Société CivileÂ
5. Sylvie Ndongmo, Women International League for Peace and Freedom (WILPF) – Cameroon SectionÂ
6. Sam Mbaka, Leader PolitiqueÂ
7. Achille Kotto, Comité Citoyen pour la Transparence et l’Exercice des LibertésÂ
8. Jean Genestar Priso, Cameroon Patriotic DiasporaÂ
9. Philippe Nanga, Un Monde AvenirÂ
10. Felix Nkongho Agbor Balla, Centre for Human Rights and Democracy in Africa (CHRDA)Â
11. Jean Marc Bikoko, Dynamique CitoyenneÂ
12. Immanuel Wanah Bumakor, Mouvement AGIRÂ
13. Alice Sadio, Alliance des Forces ProgressistesÂ
14. Edith Kahbang Walla, Cameroon People’s PartyÂ
15. Albert Moutoudou, UPC-ManidemÂ
16. Djang Denis, People’s Action PartyÂ
17. Elizabeth Nkolo Ayissi, CAFAGBÂ
18. Youssouf Mefire, Stand Up For CameroonÂ
19. Elizabeth Nkwah, Mothers of the NationÂ
20. Hilaire Kamga, Plateforme de la Société Civile pour la Démocratie au CamerounÂ
21. Henri Oscar Menguede Mbassi, Offre Orange
22. Hiram Iyodi, Mouvement Patriotique pour la Prospérité du PeupleÂ
23. Jean Claude Fogno, Mandela Center
24. Me Charlotte Tchakounte, Association des Juristes pour l’Intégrité Sociale.
Sous le régime Biya, le Cameroun n'est pas une nation souveraine.
C’est précisément pour rétablir notre dignité et notre souveraineté en tant que nation que nous, Membres de la société civile et de l’Opposition, sommes déterminés, malgré les violences qui se déchaînent contre nous, à défendre les droits humains du peuple camerounais, la primauté du droit et des libertés fondamentales au Cameroun.
En ces moments cruciaux, il est important que vous, Communauté Internationale, soyez fermement aux côtés du peuple camerounais.
Peu importe l'inévitable violence verbale et médiatique qui se déchaînera sur vous, en tant qu'individus et en tant que pays, il importera de continuer à s’investir dans la construction de la relation durable qui lie le peuple camerounais et la communauté internationale sur une base solide de respect des droits humains et des libertés fondamentales.
*ONT SIGNE POUR LE FRONT CITOYEN ????
1. Alice Nkom, Avocate, Société CivileÂ
2. Ludovic Lado, Religieux, Société CivileÂ
3. Maximilienne Ngo Mbe, Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique CentraleÂ
4. Jean Pierre Bekolo, Cinéaste, Société CivileÂ
5. Sylvie Ndongmo, Women International League for Peace and Freedom (WILPF) – Cameroon SectionÂ
6. Sam Mbaka, Leader PolitiqueÂ
7. Achille Kotto, Comité Citoyen pour la Transparence et l’Exercice des LibertésÂ
8. Jean Genestar Priso, Cameroon Patriotic DiasporaÂ
9. Philippe Nanga, Un Monde AvenirÂ
10. Felix Nkongho Agbor Balla, Centre for Human Rights and Democracy in Africa (CHRDA)Â
11. Jean Marc Bikoko, Dynamique CitoyenneÂ
12. Immanuel Wanah Bumakor, Mouvement AGIRÂ
13. Alice Sadio, Alliance des Forces ProgressistesÂ
14. Edith Kahbang Walla, Cameroon People’s PartyÂ
15. Albert Moutoudou, UPC-ManidemÂ
16. Djang Denis, People’s Action PartyÂ
17. Elizabeth Nkolo Ayissi, CAFAGBÂ
18. Youssouf Mefire, Stand Up For CameroonÂ
19. Elizabeth Nkwah, Mothers of the NationÂ
20. Hilaire Kamga, Plateforme de la Société Civile pour la Démocratie au CamerounÂ
21. Henri Oscar Menguede Mbassi, Offre Orange
22. Hiram Iyodi, Mouvement Patriotique pour la Prospérité du PeupleÂ
23. Jean Claude Fogno, Mandela Center
24. Me Charlotte Tchakounte, Association des Juristes pour l’Intégrité Sociale.
Merci de patienter...
"""""""""""""""A ses côtés je me suis engagé pour Manga, Bouba, Ntsanga, Atangana, Njoya, Wamba, Eko ka, Esso ka, Ndifor, Agbor, Mbele, Mbezele, Hamadou, Sali fou … Mon combat est un combat pour le plus petit, ceux qu’on ne voit jamais, qui souffrent et se taisent et qui doivent maintenant venir à la lumière. Face à la tragédie qui se déroule dans les régions anglophones du pays, j’ai proposé inlassablement ce qui demeure à mes yeux la seule voix de sortie de cette crise, un dialogue sincère et inclusif. L’on m’a accusé de complicité avec les sécessionnistes."""""""""
Les politiciens des plateaux de télé peuvent donc continuer leur tour de ronde tout en sachant qu'ils tapent à chaque fois un coup d'épée dans l'eau
Les politiciens des plateaux de télé peuvent donc continuer leur tour de ronde tout en sachant qu'ils tapent à chaque fois un coup d'épée dans l'eau
Merci de patienter...
« Qui gouverne, déclare le pape François, doit aimer son peuple, car un gouvernant qui n’aime pas, ne peut pas gouverner : au maximum il pourra discipliner, mettre un peu d’ordre, mais pas gouverner ». Mais le bon catholique, lui « ne doit pas se désintéresser de la politique », il doit au contraire, « pour le bien de tous (…) faire son possible pour que le gouvernant gouverne bien, en participant de son mieux à la vie politique
Aux gouvernants, chefs d’Etat, et toute personne appelée à gouverner, il rappelle que l’amour et l’humilité sont les deux vertus cardinales de leur service : « On ne peut pas gouverner sans amour et sans humilité à l’égard du peuple ! Et chaque homme, chaque femme qui doit prendre possession d’un service à gouverner, doit se poser ces deux questions : « est-ce que j’aime mon peuple, pour mieux le servir ? Suis-je humble et suis-je à l’écoute d’opinions autres que les miennes, pour choisir le meilleur chemin ? ».
Le gouvernant qui ne se pose pas ces deux questions ne gouvernera pas bien, assure-t-il, tout comme le citoyen, appelé à ne pas à se « laver les mains » face à la politique, doit « de se sentir responsable de ce gouvernement » et faire de son mieux pour qu’il « gouverne correctement ».
« Personne ne peut dire : Moi je n’ai rien à voir là dedans, c’est eux qui gouvernent… », a dit le pape. « Non, non, je suis responsable de leur manière de gouverner, et je dois faire mon possible pour qu’ils gouvernent bien, je dois faire mon possible en participant de mon mieux à la politique ».
Aux gouvernants, chefs d’Etat, et toute personne appelée à gouverner, il rappelle que l’amour et l’humilité sont les deux vertus cardinales de leur service : « On ne peut pas gouverner sans amour et sans humilité à l’égard du peuple ! Et chaque homme, chaque femme qui doit prendre possession d’un service à gouverner, doit se poser ces deux questions : « est-ce que j’aime mon peuple, pour mieux le servir ? Suis-je humble et suis-je à l’écoute d’opinions autres que les miennes, pour choisir le meilleur chemin ? ».
Le gouvernant qui ne se pose pas ces deux questions ne gouvernera pas bien, assure-t-il, tout comme le citoyen, appelé à ne pas à se « laver les mains » face à la politique, doit « de se sentir responsable de ce gouvernement » et faire de son mieux pour qu’il « gouverne correctement ».
« Personne ne peut dire : Moi je n’ai rien à voir là dedans, c’est eux qui gouvernent… », a dit le pape. « Non, non, je suis responsable de leur manière de gouverner, et je dois faire mon possible pour qu’ils gouvernent bien, je dois faire mon possible en participant de mon mieux à la politique ».
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Si on suit la bouche de quelques errants et égarés que Dieu a fait naître au Cameroun qui se complaisent à combattre plutôt pour les insensés de la clique présidentielle, on va abandonner , on va laisser tomber ce combat ; pourtant, la résistance doit continuer, pour ces millions d'autres Camerounais aussi.
A ses côtés je me suis engagé pour Manga, Bouba, Ntsanga, Atangana, Njoya, Wamba, Eko ka, Esso ka, Ndifor, Agbor, Mbele, Mbezele, Hamadou, Sali fou … Mon combat est un combat pour le plus petit, ceux qu’on ne voit jamais, qui souffrent et se taisent et qui doivent maintenant venir à la lumière. Face à la tragédie qui se déroule dans les régions anglophones du pays, j’ai proposé inlassablement ce qui demeure à mes yeux la seule voix de sortie de cette crise, un dialogue sincère et inclusif. L’on m’a accusé de complicité avec les sécessionnistes.
A ses côtés je me suis engagé pour Manga, Bouba, Ntsanga, Atangana, Njoya, Wamba, Eko ka, Esso ka, Ndifor, Agbor, Mbele, Mbezele, Hamadou, Sali fou … Mon combat est un combat pour le plus petit, ceux qu’on ne voit jamais, qui souffrent et se taisent et qui doivent maintenant venir à la lumière. Face à la tragédie qui se déroule dans les régions anglophones du pays, j’ai proposé inlassablement ce qui demeure à mes yeux la seule voix de sortie de cette crise, un dialogue sincère et inclusif. L’on m’a accusé de complicité avec les sécessionnistes.
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Pa Moïse Maurice Kamto
Honorables Membres du Conseil,
La victoire et la défaite sont les deux issues possibles d’une guerre comme le succès et l’échec, celles de toute confrontation ou de toute compétition. Je n’ai jamais pensé qu’il m’était impossible de perdre l’élection présidentielle du 07 octobre dernier. Seulement, je me suis efforcé de mettre toutes les chances de mon côté, allant à la rencontre des populations camerounaises dans leurs lieux de vie au plus profond du pays. J’ai dû pratiquer souvent les épreuves des routes impraticables et dangereuses pour les atteindre. J’ai partagé leur quotidien dans leurs habitations précaires, leur manque d’eau potable, leur non accès à l’électricité qui plonge leurs vies dans les ténèbres la nuit venue. Leur misère a bouleversé ma conscience. Partout, je leur ai dit ce qu’on allait faire ensemble pour mettre un terme à cette situation. Ces populations ont réalisé que je peux me battre pour elles, souffrir avec elles. Je me suis promis de ne faire l’économie d’aucune énergie au fond de moi, me disant que si au soir du 07 octobre je n’étais pas choisi pour être le prochain président de la République de ce pays, j’aurai néanmoins donné au peuple camerounais toute ma foi et ma sincérité. Ce peuple m’a compris et m’a donné majoritairement sa confiance.
Honorables Membres du Conseil,
La victoire et la défaite sont les deux issues possibles d’une guerre comme le succès et l’échec, celles de toute confrontation ou de toute compétition. Je n’ai jamais pensé qu’il m’était impossible de perdre l’élection présidentielle du 07 octobre dernier. Seulement, je me suis efforcé de mettre toutes les chances de mon côté, allant à la rencontre des populations camerounaises dans leurs lieux de vie au plus profond du pays. J’ai dû pratiquer souvent les épreuves des routes impraticables et dangereuses pour les atteindre. J’ai partagé leur quotidien dans leurs habitations précaires, leur manque d’eau potable, leur non accès à l’électricité qui plonge leurs vies dans les ténèbres la nuit venue. Leur misère a bouleversé ma conscience. Partout, je leur ai dit ce qu’on allait faire ensemble pour mettre un terme à cette situation. Ces populations ont réalisé que je peux me battre pour elles, souffrir avec elles. Je me suis promis de ne faire l’économie d’aucune énergie au fond de moi, me disant que si au soir du 07 octobre je n’étais pas choisi pour être le prochain président de la République de ce pays, j’aurai néanmoins donné au peuple camerounais toute ma foi et ma sincérité. Ce peuple m’a compris et m’a donné majoritairement sa confiance.
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Henriette Ekwé : «?Maurice Kamto n'a pas de convictions assez sérieuses»
François Gaël Mbala ; Mis à jour : 17 mars 2019
Cameroun Henriette Ekwé Affaire Maurice Kamto A
La journaliste et militante de l’Union des Populations du Cameroun, Henriette Ekwé était sur les antennes d’ABK radio le 12 mars 2019, une radio émettant à Douala, la capitale politique camerounaise. Dans son passage dans cette radio, la nationaliste s’est exprimée sur l’affaire Maurice Kamto.
Henriette Ekwé (c) Droits réservés
En prolégomènes, la militante nationaliste a tenu à faire certaines précisions au sujet de la présidentielle du 7 octobre 2018. Dans ce sens, Henriette Ekwé a affirmé qu’elle n’a pas appelé les Camerounais à soutenir le leader du MRC : «?Je n’ai pas appelé à voter Kamto?».
La raison qui justifierait sa résignation serait l’incohérence idéologique de Maurice Kamto. Selon elle, l’oscillation de ce dernier entre les partis politiques relève d’un manque de convictions : «?J’estime qu’il faut avoir des convictions dans la vie. Vous ne pouvez pas aujourd’hui être dans la caravane du Chairman (Ni John Fru Ndi) et de l’Union pour le Changement. En 1992, Kamto a fait un discours incendiaire à Bafoussam, quand la caravane est arrivée là -bas en septembre 1992. Après il entre dans le gouvernement. C’est son droit. Il y a des événements qui se passent. Il y a des enfants sur lesquels on tire et d’autres sont conduits au tribunal.?» Affirme-t-elle, avant de faire remarquer que pendant les émeutes de 2008, Kamto était ministre délégué à la justice, mais il n’a pas renoncé : «?Je suis allé au Tribunal le jour où les enfants de 2008 comparaissaient. Ils étaient attachés comme des esclaves, en caleçon?! Vous, vous êtes dans un ministère, vous êtes vice-ministre de la justice et vous ne démissionnez pas. Et puis un beau jour vous reprenez votre place d’opposant. Je ne refuse pas, mais moi j’ai le droit de juger. Il n’a pas de convictions assez sérieuses?», a expliqué la journaliste.
Pour la militante de l’UPC, c’est pour avoir «?ciré les pompes de Paul Biya en 2004 dans un beau discours lors de la fête des généraux de la MIFI qu’il a plus tard été nommé ministre par Paul Biya?». Elle ajoute sous ce rapport que Kamto est un opposant de «?peu d’expériences?».
Cependant, Henriette Ekwé énonce qu’elle s’objecte co
François Gaël Mbala ; Mis à jour : 17 mars 2019
Cameroun Henriette Ekwé Affaire Maurice Kamto A
La journaliste et militante de l’Union des Populations du Cameroun, Henriette Ekwé était sur les antennes d’ABK radio le 12 mars 2019, une radio émettant à Douala, la capitale politique camerounaise. Dans son passage dans cette radio, la nationaliste s’est exprimée sur l’affaire Maurice Kamto.
Henriette Ekwé (c) Droits réservés
En prolégomènes, la militante nationaliste a tenu à faire certaines précisions au sujet de la présidentielle du 7 octobre 2018. Dans ce sens, Henriette Ekwé a affirmé qu’elle n’a pas appelé les Camerounais à soutenir le leader du MRC : «?Je n’ai pas appelé à voter Kamto?».
La raison qui justifierait sa résignation serait l’incohérence idéologique de Maurice Kamto. Selon elle, l’oscillation de ce dernier entre les partis politiques relève d’un manque de convictions : «?J’estime qu’il faut avoir des convictions dans la vie. Vous ne pouvez pas aujourd’hui être dans la caravane du Chairman (Ni John Fru Ndi) et de l’Union pour le Changement. En 1992, Kamto a fait un discours incendiaire à Bafoussam, quand la caravane est arrivée là -bas en septembre 1992. Après il entre dans le gouvernement. C’est son droit. Il y a des événements qui se passent. Il y a des enfants sur lesquels on tire et d’autres sont conduits au tribunal.?» Affirme-t-elle, avant de faire remarquer que pendant les émeutes de 2008, Kamto était ministre délégué à la justice, mais il n’a pas renoncé : «?Je suis allé au Tribunal le jour où les enfants de 2008 comparaissaient. Ils étaient attachés comme des esclaves, en caleçon?! Vous, vous êtes dans un ministère, vous êtes vice-ministre de la justice et vous ne démissionnez pas. Et puis un beau jour vous reprenez votre place d’opposant. Je ne refuse pas, mais moi j’ai le droit de juger. Il n’a pas de convictions assez sérieuses?», a expliqué la journaliste.
Pour la militante de l’UPC, c’est pour avoir «?ciré les pompes de Paul Biya en 2004 dans un beau discours lors de la fête des généraux de la MIFI qu’il a plus tard été nommé ministre par Paul Biya?». Elle ajoute sous ce rapport que Kamto est un opposant de «?peu d’expériences?».
Cependant, Henriette Ekwé énonce qu’elle s’objecte co
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Pa Moïse Maurice Kamto devant le conseil constitutionnel
Je ne vais pas m’excuser d’être camerounais parce que je suis camerounais.
D’aucuns auraient voulu que je m’excuse d’avoir travaillé comme ministre de la République avec le président actuel, président sortant, M. Paul Biya.
Je ne vais pas m’excuser d’avoir été ministre de son gouvernement parce que j’ai donné le meilleur de moi-même là où il m’a placé et sur les dossiers qu’il a bien voulu me confier.
D’aucuns auraient voulu que je m’excuse d’avoir démissionné de son gouvernement, d’avoir formé un parti politique et de m’être présenté comme candidat face à lui. Non, je ne m’en excuserai pas. D’abord, parce qu’en tant que citoyen de ce pays, j’en ai pleinement le droit mais aussi et surtout parce je crois très profondément que nous sommes à une phase de l’histoire de notre pays où il faut que nous ayons le courage de dire qu’il y a un temps pour toute chose et que si ce président de la République aime comme je le crois son pays, il doit au fond de lui-même, savoir qu’il a donné le meilleur de lui-même et qu’il n’a plus grand-chose à offrir à ce pays. Alors, il serait criminel pour ceux qui entonnent ces cantiques-là de faire croire qu’au Cameroun, il y a une seule et une seule personne pour conduire la destinée du Cameroun. Ce serait d’ailleurs dramatique parce qu’alors je me demande le jour où, comme nous tous il sera rappelé, pour ceux qui croient à Dieu, ce qu’il adviendrait de notre pays.
Je ne vais pas m’excuser d’être camerounais parce que je suis camerounais.
D’aucuns auraient voulu que je m’excuse d’avoir travaillé comme ministre de la République avec le président actuel, président sortant, M. Paul Biya.
Je ne vais pas m’excuser d’avoir été ministre de son gouvernement parce que j’ai donné le meilleur de moi-même là où il m’a placé et sur les dossiers qu’il a bien voulu me confier.
D’aucuns auraient voulu que je m’excuse d’avoir démissionné de son gouvernement, d’avoir formé un parti politique et de m’être présenté comme candidat face à lui. Non, je ne m’en excuserai pas. D’abord, parce qu’en tant que citoyen de ce pays, j’en ai pleinement le droit mais aussi et surtout parce je crois très profondément que nous sommes à une phase de l’histoire de notre pays où il faut que nous ayons le courage de dire qu’il y a un temps pour toute chose et que si ce président de la République aime comme je le crois son pays, il doit au fond de lui-même, savoir qu’il a donné le meilleur de lui-même et qu’il n’a plus grand-chose à offrir à ce pays. Alors, il serait criminel pour ceux qui entonnent ces cantiques-là de faire croire qu’au Cameroun, il y a une seule et une seule personne pour conduire la destinée du Cameroun. Ce serait d’ailleurs dramatique parce qu’alors je me demande le jour où, comme nous tous il sera rappelé, pour ceux qui croient à Dieu, ce qu’il adviendrait de notre pays.
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