La Jordanie s’apprête à vivre la première Coupe du monde de son histoire après neuf tentatives infructueuses. Portée par un parcours qualificatif solide et un collectif discipliné, la sélection dirigée par Jamal Sellami arrive en Amérique du Nord avec ambition. Dans un groupe relevé comprenant l’Argentine, l’Autriche et l’Algérie, les Jordaniens veulent prouver qu’ils n’ont pas atteint ce Mondial par hasard. Ce guide analyse le système de jeu, les forces, les faiblesses et les perspectives pour de la Jordanie pour la Coupe du Monde 2026.
Un parcours qualificatif remarquable
La Jordanie a décroché son billet pour les États-Unis, le Canada et le Mexique en terminant deuxième du Groupe B du troisième tour asiatique, derrière la Corée du Sud. La qualification a été assurée avec un match d’avance grâce à une victoire 3-0 contre Oman. Au deuxième tour, les Jordaniens avaient déjà dominé leur groupe avec 13 points, quatre victoires, un nul et une seule défaite.
Avant 2026, la Jordanie n’avait jamais atteint une phase finale de Coupe du monde. Sa meilleure performance remontait aux qualifications pour le Mondial 2014, lorsqu’elle avait atteint le barrage intercontinental avant de s’incliner lourdement face à l’Uruguay. L’attaquant Ali Olwan a été le meilleur buteur de la campagne avec neuf réalisations, symbole d’une équipe en pleine progression.
Un système de jeu basé sur les transitions rapides
Nommé en août 2024, Jamal Sellami a installé un 3-4-3 dynamique. Le gardien Yazeed Abulaila assure la dernière ligne de sécurité, tandis que la défense à trois est menée par Yazan Al-Arab, joueur du FC Séoul, épaulé par Abdallah Nasib et Mohammad Abualnadi.
Au milieu, Nizar Al-Rashdan et Noor Al-Rawabdeh apportent stabilité et volume de jeu. Les couloirs sont animés par Issam Al-Samiri à droite et Mohannad Abu Taha à gauche, deux pistons essentiels dans les phases de transition.
L’arme principale de la Jordanie reste la vitesse de Mousa Al-Tamari, auteur d’une saison remarquée avec le Stade Rennais. Il est épaulé par Ali Olwan et Mahmoud Al-Mardi, deux profils complémentaires.
L’équipe devra toutefois composer avec l’absence de Yazan Al-Naimat, victime d’une rupture des ligaments croisés. Malgré ce coup dur, Al-Tamari se montre confiant : les joueurs jordaniens sont connus pour leur détermination et leur résilience.
Un groupe difficile et des ambitions mesurées
Dans le Groupe J, la Jordanie affrontera l’Autriche le 16 juin à San Francisco, l’Algérie le 22 juin au même endroit, puis l’Argentine le 27 juin à Dallas. Un programme relevé qui place les Jordaniens dans la peau d’outsiders, mais l’équipe compte bien profiter de l’effet de surprise.
Sellami, qui a disputé la Coupe du monde 1998 avec le Maroc, insiste sur la préparation spécifique nécessaire pour affronter Lionel Messi et l’Argentine. Il rappelle toutefois que les deux premiers matchs seront tout aussi importants pour espérer créer un exploit.
Sous sa direction, la Jordanie a déjà montré sa capacité à rivaliser avec des nations de premier plan, notamment en atteignant la finale de la Coupe arabe 2025, perdue aux tirs au but contre le Maroc. Cette progression constante témoigne d’un football jordanien en pleine ascension.








