À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, le Ghana aborde sa quatrième participation avec un nouveau sélectionneur, Carlos Queiroz, et une question centrale : cette équipe peut‑elle retrouver l’élan qui l’avait menée jusqu’aux quarts de finale en 2010 ? Placés dans le groupe L avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama, les Black Stars arrivent avec du talent, mais aussi des incertitudes.
Un système de jeu encore en construction
Le match de préparation disputé à Cardiff contre le Pays de Galles a offert un premier aperçu du Ghana version Queiroz. La première période a rappelé les limites de l’ère Otto Addo : bloc bas fragile, pressing désorganisé, transitions mal gérées. La seconde mi‑temps, en revanche, a montré une équipe plus cohérente, avec un bloc médian compact, un pressing mieux synchronisé et une meilleure couverture des couloirs.
Contrairement à son prédécesseur, Queiroz mise sur une défense à quatre. Face aux Gallois, il a aligné un double pivot Elisha Owusu – Thomas Partey, mais ce dernier, en manque de rythme, a été remplacé après la pause par Caleb Yirenkyi. Le jeune milieu a immédiatement apporté dynamisme et verticalité, inscrivant même le but ghanéen, associé à Kwasi Sibo.
Le 12 juin, la FIFA a confirmé que Thomas Partey s’était vu refuser l’entrée au Canada. Il manquera donc le match d’ouverture contre le Panama, un coup dur pour l’équilibre du milieu.
Des options offensives variées, mais une finition préoccupante
Sur les ailes, Ernest Nuamah et Christopher Bonsu Baah se disputent le poste de titulaire à droite. Baah, brillant sur le côté gauche contre le Pays de Galles, pourrait néanmoins laisser sa place à Antoine Semenyo, attendu comme titulaire naturel dans ce couloir.
Iñaki Williams, Kamaldeen Sulemana et Abdul Fatawu devraient débuter sur le banc, offrant des solutions de rotation.
Le vrai problème reste la finition. Jordan Ayew, pourtant décisif en éliminatoires (14 contributions), sort d’une saison compliquée à Leicester : seulement six buts et un temps de jeu irrégulier dans une équipe reléguée en League One.
Les espoirs offensifs reposent donc sur Antoine Semenyo, auteur de 17 buts et 4 passes décisives en Premier League avec Manchester City. Son explosivité et sa capacité à attaquer la profondeur pourraient transformer le visage offensif des Black Stars.
Carlos Queiroz face au plus grand défi de sa carrière
Avec une carrière riche — Real Madrid, Manchester United, quatre Coupes du monde (Portugal 2010, Iran 2014, 2018, 2022) — Carlos Queiroz n’a plus rien à prouver. Pourtant, il décrit sa mission actuelle comme la plus exigeante.
« Après huit sélections nationales et plusieurs compétitions importantes, c’est le plus grand défi de ma carrière. Quand on travaille pour le Ghana, ils n’attendent rien d’autre que gagner, gagner, gagner. »
La pression est immense, mais l’expérience du technicien portugais pourrait être un atout majeur dans un groupe relevé.
Un groupe L difficile mais ouvert
Le Ghana débutera le 17 juin à Toronto contre le Panama, avant d’affronter l’Angleterre le 23 juin à Boston, puis la Croatie le 27 juin à Philadelphie.
Avec un effectif talentueux mais encore en phase d’adaptation, les Black Stars devront rapidement trouver leur rythme pour viser les huitièmes de finale — et pourquoi pas égaler l’exploit de 2010.










